LE 5 JUIN, "JOURNEE MONDIALE DE L'ENVIRONNEMENT"
Le député Samir Aoun (à droite) en mission parlementaire aux carrières de Chnanhir, avec l'expert Pierre Malychef.
C'est à Stockholm qu'a eu lieu le 5 juin 1972 la première conférence des Nations Unies sur l'Environnement. Elle avait été préparée par le professeur Maurice Strong (Canadien), en présence de 1300 participants représentant plus de cent pays. Cette réunion mémorable dont la devise était: "une seule terre" ("Uniterra"), s'est terminée dix jours plus tard par l'adoption de 109 recommandations basées sur 26 principes fondamentaux groupés en 3 chapitres:
1 - L'évaluation et la surveillance de l'Environnement ou Earthwatch. 2 - La gestion de l'Environnement. 3 - Les mesures de soutien de cette action par l'éducation, l'information et le financement. En réalité, la grande controverse ne fut pas celle de la pollution, mais surtout celle de la pauvreté qui divise le monde en hémisphère Nord riche et en hémisphère Sud soumis en permanence à la récession et même à la famine. D'où la définition de "pays développés" opposés aux "pays en voie de développement" ou du tiers-monde, susceptibles d'être assistés. Enfin, à cette occasion et, symboliquement, le 5 juin a été proclamée "Journée mondiale de l'Environnement".
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L'ENVIRONNEMENT
Les recommandations de la première conférence de Stockholm ont été ratifiées fin 1972 et leur exécution confiée à une organisation appelée PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) dont le secrétaire général a été le professeur Maurice Strong qui s'est établi à Nairobi, à la fin de 1973, dans le centre des conférences Kenyatta. Ce programme à partir du Kenya a pour but de veiller sur l'équilibre écologique des océans, de prévenir l'érosion du sol, d'améliorer la qualité de l'air et des eaux, de protéger les plantes, la vie animale et d'améliorer la qualité de la vie dans les campagnes et la ville.
Champignon simili-atomique de fumée noire riche en benzopyrène et Dioxine cancérigène. (Bsalim 15-4-96).
GRANDS PROJETS EXECUTES PAR LE PNUE
En 1981, le Dr Mostapha Tolba (Egyptien), élu nouveau directeur exécutif du PNUE, a lancé plusieurs grands projets, dont la lutte biologique, en particulier, pour enrayer la prolifération des criquets migrateurs africains, la protection de la forêt amazonienne, contrer l'effet de serre du gaz carbonique, assurer la protection de la couche d'ozone, le contrôle de la faune et de la flore des océans, le sauvetage de la Méditerranée au niveau des déchets industriels toxiques (Opération Medpol). Et ce, à la suite d'une étude présentée par l'écologiste Pierre Malychef, au sujet des déchets industriels toxiques italiens, rejetés abusivement en 1987 au Liban, par une mafia locale sortie blanchie de cette sale affaire qui a pollué toute la Méditerranée orientale... Le congrés de Bâle qui a suivi a élaboré, en présence des représentants de 38 nations dont le Liban, la législation définitive inflexible au niveau des mouvements de transports transfrontières de déchets industriels toxiques de l'hémisphère Nord de la planète vers les pays du tiers monde, théoriquement susceptibles de les accueillir et de les traiter.
LE "PRIX GLOBAL 500", ("ROLL OF HONOUR")
Au cours de 1988, exactement le 5 juin à Bangkok, au cours d'une cérémonie mondiale, les Nations Unies et l'UNEP ont décerné aux présidents Jimmy Carter et Siad Baré; au Premier ministre Margaret Thatcher, à l'académicien Vladimir Sokalof; au commandant Jacques Yves Cousteau, aux groupes Greenpeace, au AquaViva et à des représentants méritant de plusieurs pays arabes, le prix "Global 500" en appréciation de leurs services et leur dévouement à l'environnement mondial. Cette distinction a honoré la Syrie en la personne de l'ingénieur Adel Awad et le Liban, en la personne du pharmacien, Pierre Malychef. D'autres jours et congrès mondiaux de l'Environnement ont suivi, le plus important ayant été le "Sommet de Rio" (du 5 au 11 juin 1992) où le monde entier et le Liban, en particulier, étaient dignement représentés. Le fameux "Agenda 21" qui en est issu, a axé surtout ses recommandations pour l'An 2.000 au niveau: 1) Des changements brusques du climat de la planète causés par la déplétion grave de la couche d'Ozone stratosphérique et de "l'effet de Serre" dû à l'accumulation du gaz carbonique et du méthane. 2) De la conservation de la biodiversité qui dépend, non seulement des abus directs et brutaux humains mais, surtout, des facteurs précédents climatiques qui, longtemps négligés, peuvent conduire à des cataclysmes destructeurs: hausse du niveau des océans, inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques, raz-de-marée.....
Croquis
d'Israël. Au nord-ouest, la ville de Haïfa. Au centre-ouest, la centrale
nucléaire récente de Rishon. Au Sud, le vétuste réacteur de Dimona.
Le courant marin S.N. entraînant
vers les côtes libanaises et syriennes les boues industrielles toxiques
de Haïfa.
LES TROUS D'OZONE AUGMENTENT
Avec les guerres insensées, les émanations nucléaires et toxiques gazeuses, on assistera à l'éradication non seulement de certaines ethnies humaines douces mais, surtout, de nombreuses espèces végétales et animales . Comme on peut le constater actuellement. L'Intelligensia mondiale et Madame Elizabeth Dowdeswell, sous-secrétaire générale des Nations Unies, actuelle directrice exécutive de l'UNEP, devraient réagir sur le terrain avec les immenses moyens dont ils disposent. En laissant de côté les congrès et les informations dirigées inutiles. Car on ne peut que trop le constater: - Les trous d'Ozone augmentent d'année en année. Les UVB tuent et aveuglent. - Les forêts et les immenses prairies marines disparaissent à vue d'œil. Depuis la publication des dures conditions de Bâle, les grandes nations développées préfèrent jeter leurs millions de tonnes de déchets nucléaires et industriels dans les glaces du grand Nord ou dans certaines abysses maritimes ou océaniques. Les essais atomiques souterrains et autres se multiplient avec l'accord ou non de "Greenpeace", le seul à bouger écologiquement au niveau de la dissuassion nucléaire. Une surexploitation de la pêche et de la chasse nuit aux espèces terrestres et marines. Une surexploitation des richesses pétrolifères conduit à une pollution généralisée de l'atmosphère du sol et, surtout, des océans avec les milliers de tankers qui coulent ou vident leurs réservoirs en mer. Depuis 45 ans, on assiste à une prolifération énergétique nucléaire insensée. Surtout que les anciens réacteurs risquent de contaminer la planète. Peut-on encore sauver l'échéance de l'An 2.000?
Neutralisons de toute toxicité industrielle importée nos belles régions, surtout, Chnanhir.
LIBAN 2000 - SHANGRILA DE L'ENVIRONNEMENT
Au Liban sous la pression de l'opinion publique et de groupes socio-écologiques comme l'APCL (1) le gouvernement et surtout les ministères de la Santé, des Ressources hydrauliques et du Tourisme fournissent un effort considérable pour protéger et réhabiliter l'environnement et la Santé publique. Pour bien agir, nous devons mettre loyalement cartes sur table et présenter clairement les facteurs principaux de pollution extérieure et intérieure qui menacent le pays du Cèdre dans le présent et le futur. D'ailleurs, ces facteurs néfastes ont été présentés, magistralement, par le député Samir Aoun le 5 juin, lors d'une conférence sur l'Environnement à l'Université libanaise. D'abord, les polluants extérieurs, en particulier ceux d'Israël qui contaminent les côtes libanaises et syriennes par 50.000 tonnes annuelles de boues industrielles toxiques rejetées par la super-ville industrielle de Haïfa. Ces déchets, d'après le ministère de l'Environnement israélien et "Green-peace" contiennent des quantités massives de métaux lourds toxiques: cadmium, mercure, zinc, cuivre… arsenic, ainsi que des pesticides et du H.C.B.D. Ces huiles et boues sont entraînées par les courants marins Sud-Nord. Il faut ajouter le danger permanent pour Israël et ses voisins du vétuste réacteur nucléaire de Dimona (1963), proche de Sodome et Gomorre, dont les résidus radioactifs enterrés contaminent les eaux phréatiques et l'atmosphère.
La fonte des neiges à 2.000 mètres, à Ouyoun As-Simane découvre une inconcevable décharge d'ordures au-dessus de nos sources.
A part un danger d'emballement de cette centrale nucléaire comme à Tchernobyl. Le roi Hussein de Jordanie s'en est inquiété et espérons que le nouveau gouvernement israélien prendra les mesures sages et énergiques pour remédier à ces abus et ces erreurs. L'opération "Grappes de la colère" avec les dizaines de milliers d'obus et de missiles incendiaires, à part les centaines de victimes innocentes, ont empoisonné les régions libanaises. Il suffit de citer, aussi, les dégâts énormes et l'incendie par 8 missiles au phosphore de la station de Bsalim où des tonnes de pyralène huileux ont brûlé, dégageant des masses de benzopyrène et de dioxine cancérigènes. A propos des polluants internes, le député Samir Aoun pour faire cesser la polémique regrettable qui oppose "Greenpeace" au ministère de l'Environnement, propose de demander pour une fois l'avis des trois experts encore vivants qui avaient affirmé que, sur les 10.000 barils résiduels cités par "Greenpeace, il n'en reste, effectivemnt, qu'à peu près deux mille, dont on peut localiser les gîtes et qu'il faut traiter définitivement une bonne fois pour toutes. Le plus important au niveau de l'hygiène et du tourisme est, non seulement de fermer le gigantesque dépotoir de Bourj-Hammoud mais, surtout, de traiter ce tronc de pyramide pharaonique enfumé et puant qui se dresse à l'entrée du port du grand Beyrouth. Il faut, neutraliser et traiter, urgemment, cet autre dépotoir massif similaire qui fleurit dans le jurd de Ouyoun As-Simane, alimenté par la noria presque continue des nombreuses bennes d'ordures de la célèbre Fédération des municipalités de Ftouh - Kesrouan. L'air pur des cîmes en est empesté et les eaux pures des sources sous jacentes de Nabh el-Asal, de Nabh Al-Laban et de la grotte de Geita sont plus ou moins pollués par les lyxiviats d'eau de neige filtrées à travers ces monticules d'ordures ménagères. Pour les eaux d'égouts de cette même région-type étudiée, il faut d'urgence supprimer et traîter les dizaines de forages à fond perdu, fissures et goufres naturels qui servent d'exutoire aux eaux grasses des belles villas d'Ouyoun As-Simane, de certains hôtels, de la localité de Hrajel et d'un centre résidentiel de 300 demeures, situé au-dessus de Faytroun....
Tronc de pyramide d'ordures fumantes à l'entrée du port de Beyrouth.
PROJETS A EXECUTER D'URGENCE
Pour les cheminées des stations thérmoélectriques, des usines, des échappements de voitures et des poids lourds, on nous promet des carburants et des carburants de qualité avec différents systèmes de filtres: - Plus de carrières, plus de poussières autour des villes et des centres résidentiels. - Décharges contrôlées, aires de compostage, stations avec filtres, d'incinération de déchets solides. - Réseau général d'égout relié à des stations d'épuration d'eaux vannes. - Forestation intensive avec entretien durable, création de 20% de zones vertes dans les villes entourées d'épaisses ceintures vertes. - Arrêt des remblayages stupides et réhabilitation des belles plages touristiques d'antan. - Limitation des grandes autostrades ou axes militaires. Revenir au système pratique des tunnels trans-montagnes. Avec un nouveau gouvernement de jeunes technocrates pleins de dynamisme, un peu de bonne volonté et une foi qui soulève les montagnes, ces projets non chimériques peuvent être exécutés. Notre Liban sera transformé en un Shangrila 2.000 où il fera bon vivre.
PIERRE MALYCHEF
1) APCL - Association libanaise pour la protection du consommateur libanais.
2) Hexachlorobutadiène.