MODE
LAPIDUS
Collection Haute Couture Automne-Hiver 96/97
Micro blouson zippé et bustier en PVC nacré, jupe à volants en taffetas noir pointillé.
La Haute Couture n’est plus seulement un outil de tradition. Tournée vers l’avenir, elle peut, elle doit aujourd’hui devenir d’intérêt public dans le métissage des temps, des matériaux et des techniques. Hier, aujourd’hui et demain... Tout de mêle dans la rencontre symbolique d'une grande jupe de soie à bustier de plastique moulé sous un boléro de PVC. Tout est possible jusqu’à travailler en jupon le “milar” argenté des combinaisons de cosmonautes, jusqu’à tailler une robe dans un papier filtre rebrodé comme un châle argentin. Révolution technologique du 3ème millénaire: une parka en soie de Lyon noire et blanche - doublée d’une résistance électrique tissée qui se recharge à l’énergie solaire en transformant la lumière en électricité - est relayée par des micro batteries au lithium à des capteurs solaires à des points stratégiques permettant de conserver au corps la température constante souhaitée. Il s’agit du premier vêtement Haute Couture rechargeable intégrant l’électronique, véritable borne mobile pour le GPS, le GSM et tous les développements de communication du futur. Cette parka de l’an 2000 a été inventée en 1985 par Olivier Lapidus et Jean-Claude Moscovici. Il a fallu onze ans pour mettre au point le prototype. Ainsi, pour qu’elle perdure, la Haute Couture doit aller de l’avant, inventer, se transformer en laboratoire de recherche, et les artisans d’aujourd’hui devenir les chercheurs de demain. Aux métiers de la soie, on doit les fibres de verre et de carbone. De là, à dire que la navette spatiale est née de la mode... L’approche du 3ème millénaire commande cet esprit d’ouverture qui anime la collection de Haute Couture tournée vers une élégance moderne traduite en matériaux de demain dans l'abandon de toutes les conventions établies. D’où les tailleurs en tweed hologramme, les décolletés hublot sur des robes de ziberline, les poches zippées sur les robes du soir. “A la fois modernes et médiévales”, les capuches prolongent des robes à la Barbarella. Les manteaux sont des houppelandes turquoise ou jaune soleil refermées sur des combinaisons de jersey de soie fluo légères comme des secondes peaux. Nouveaux le tweed en fil caoutchouté, les bandes fluo des travaux publics sur les robes, les satellites et les formules d’algèbre brodés sur le satin des jupes du soir ou sur le crêpe noir des combinaisons. E=MC2 mon Amour.
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1) Combinaison zippée à capuche en crêpe noir brodée de formules mathématiques.
2) Habit en cachemire rayures tennis anthracite, broderies ajourées.
3) Vêtement à chaleur program-mable par énergie solaire en soie optique noir et blanc sur combinaison en crêpe de soie noir.
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4) Costume à manches volantées en laine rouge rayures tennis sur blouse en satin de soie jaune astral.
5) Smoking en grain de poudre et satin duchesse noir.
6) Robe corset en tulle de soie noire et organza laqué noir brodé de fleurs multicolores.
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7) La Mariée.
8) Fourreau en soie noire à volants d’organza bleu nuit.
9) Fourreau pressionné à capuche en crêpe drap bleu spatial doublé absinthe.
TORRENTE HAUTE COUTURE
Longue robe sirène en satin et velours , cape en taffetas changeant mordoré.
Pour sa collection Automne-Hiver 1996-97 elle emprunte aux séries sixties la silhouette des femmes Madame Rose Torrente-Mett emprunte aux séries sixties des Studios Pinewood la silhouette des femmes de l’Hiver 1996-97. Contraste de la Pureté des formes, silhouettes menues, corps de femme-enfant, et l’opulence du soir aux longues robes de rêves. Des redingotes ajustées et boutonnées haut, des petites vestes aux cols ronds, ceinturées aux hanches, ponctuées de robes et de jupes près du corps qui s'évasent légèrement. Jouant avec les matières, les longs manteaux cache-poussière s’enroulent autour de mini-robes en rhodoïd. Déjà le jour, cachemires et lainages flirtent avec paillettes et satin et s’ornent de plumes qui dérobent la vedette à la fourrure qui disparaît. Cinéma gris, noir, blanc, le nouveau smoking amorce le cocktail. Une simplicité élégante d’une richesse extrême aux somptueux mélanges de matières. Les satins argentés côtoient la ziberline et s’associent aux velours, fastes des jeux subtils des carreaux et rayures. Paillettes, dentelles, organzas métallisés, soies nattées, se jouent des délicates couleurs et parent la femme du matin au soir. Le Grand Soir est extrêmement sensuel et féminin. Envolées des longues jupes qui s’épanouissent en corolle, s’entourent de longues étoles en taffetas changeant. Magique! Les spencers s’enrichissent de boutons de pierreries, la dentelle se paillette, le velours se couvre de chantilly et s’éclabousse de strass. Les décolletés se parent de plumes, de tulle. Suprême ornement, les fastueuses perles grises ponctuent la Femme Torrente.
De Paris,
M.B.
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1) Longue robe sirène en satin et velours , cape en taffetas changeant mordoré.
2) Robe en dentelles rebrodée de strass sur fond de satin plissé de tulle irisé .
3) Robe princesse en velours rubis, recouverte de dentelles rebrodées de velours .