EXPOSITION

SACHA MOUSSA MOBARAK

Un libanais de 17 ans Etonne Washington

Mon grand oncle, l’ambassadeur Camille Aboussouan.

C’est à Antoura dans la villa familiale au toit rouge et aux volets verts, sous le plus grand pin du Liban qui la surplombe et la couvre, que nous découvrons Sacha Moussa Mobarak. Accroupi devant une dizaine de tubes de couleurs, sur la véranda du hall, il manipule le pinceau, retenant sur la toile le bleu de la mer et celui du ciel du bas Kesrouan. Grand garçon de dix sept ans, blond, il est accroupi par terre devant sa toile.

- Quand donc avez-vous commencé à peindre?

“A l’école, je dessinais et faisais des croquis dès l’âge de douze ans. Et lorsque l’on m’offrit des crayons de couleurs je réalisais des compositions contenant plusieurs objets. En fait, je ne vivais qu’avec des feuilles de papier de plus en plus granulé et on s’aperçut en famille que je pouvais avoir un petit talent. Je suivis les classes de dessin. Nous étions à Washington après avoir vécu en Egypte et en Italie mais c’est alors que je découvrais Rembrant et Michel Ange. J’étais bien jeune, mais les grands albums des œuvres classiques me fascinaient même si je ne comprenais pas les thèmes des tableaux. Mes professeurs à l’école m’encourageaient beaucoup et mes parents aussi.”

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1) Un coin de la buanderie.

2) Gare américaine à Washington.

3) Fruit et tartines.

- Comment se fait-il que vos tableaux soient si bien structurés?

“Mes professeurs ont favorisé mon désir de m’impliquer totalement dans le dessin et la couleur. Je dois entrer dans le tableau avec tout ce que je sens et me parler à moi-même en couleurs et en traits. Voilà ce que je fais quand je peins.”

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4) Mon frère Timour.

5) Pages de cahier.

6) Petit matin.

- Quels autres peintres vous impressionnent?

“Velasquez, Franz Hall et tous les impressionnistes à cause de leur besoin de peindre; puis, John Singer Sargent pour sa sélection des couleurs et son coup de pinceau spontané. Des contemporains comme Matisse, Liebenkorn, Lucien Freud, Francis Bacon, Franz Kline, Nicolas de Staël me paraissent très importants et jouent un grand rôle dans mon inspiration.”

- Combien de tableaux avez-vous réalisés jusqu’à présent?

“J’ai peut-être trois cents peintures et plus de mille dessins, car je travaille nuit et jour. Je présente une exposition à Washington qui commencera le 30 août à la Yellow Born Gallery.”

Le joueur de trombone.

- Vous êtes bien jeune pour ce parcours. Comment expliquez-vous cela?

“Je n’explique pas. J’aime la peinture plus que tout, ce n’est pas extraordinaire puisque lorsque j’aurais fini mes études ce sera mon métier.

G.F.