LA CHRONIQUE
NETANYAHU LE BATTANT CRACHE SON VENIN!!!
A l'âge de l’information instantanée, il y a certes beaucoup à dire sur le temps qu’il faut pour appeler les choses par leur nom. Seule la bonne presse peut rétablir la vérité sur celui qui fut toute sa vie durant l'ennemi juré des Arabes: “Benjamin Netanyahu”. M. William Clinton, lui, n’a-t-il vraiment rien à dire à ce propos, avant de proposer au monde des promesses de paix, fallacieuses et des lendemains qui chantent faux? Pour le parti travailliste actuellement sur la sellette, tout comme pour nombre d’observateurs, le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu est dans une faiblesse manifeste. L'on doute fort qu’il puisse reconduire le processus de paix au Proche-Orient, entamé par son-prédecesseur. Les déclarations tonitruantes de Benjamin Netanyahu et celles qui ne le sont pas moins de certains prétentieux redresseurs des torts faits aux Arabes un demi-siècle durant, sont, en réalité, peu convaincantes. On en connaît long sur les flagrantes passions expansionnistes de la Droite israélienne et sur son sectarisme revanchard. Pour camoufler son impuissance, le nouveau chef du gouvernement israélien cherche par tous les moyens à redorer son blason, tout en rassurant l’opinion israélienne que “Tsahal” a le bras long, surtout quand il s’agit de la sécurité d’Israël et de ses citoyens. En tout cas, il n’a pas la mémoire aussi faible qu'on le croit. Il n’a pas encore oublié, quand, du temps de son prédecesseur Itzihac Rabin, les graffitis placardés sur les murs accusant ce dernier de trahison, ni le slogan que l’on scandait partout: “Eretz Israël n'est pas à vendre." Benjamin Netanyahu ne feint jamais d'oublier les houleuses manifestations du “Likoud” de loin plus menaçantes que celles du parti travailliste alors au pouvoir, et de loin plus combatives. A en croire certains observateurs, la faiblesse du gouvernement Netanyahu, encourage les éléments d’extrême-droite. Tel le super ministre Ariel Sharon et d’autres de hausser le ton, exigeant la révision de tous les accords conclus sous le gouvernement travailliste, sans savoir si cette nouvelle stratégie serait payante. Car les Israéliens dans leur majorité, sont prêts à accepter des concessions en échange d’une paix leur assurant la sécurité et sa durée, au prix de l’abandon des territoires occupés. Un demi-siècle d'affrontements leur a appris que l’occupation et la paix sont incompatibles.
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L'opinion inquiète, à bon droit, se demande: “Quelle est donc la nouvelle stratégie que prône Benjamin Netanyahu, qui se comporte comme s’il voulait arrêter le processus de paix tel qu’il fût établi par le pouvoir travailliste?” Dans ce climat perplexe et brumeux, qui prévaut dans la région, dans cet esprit malsain et dans ces conditions ambiguës, M. Netanyahu, sera-t-il en mesure de conclure une paix juste et durable avec ses voisins? Les Israéliens, eux, pourront-ils s’intégrer, s’assimiler à leur environnement, sans s’y dissoudre et contribuer à son essor? Voilà le dilemme, voire le paradoxe qui se pose. Pour cela, il faudrait relire très attentivement l’histoire du “peuple errant”, avant de nous en prendre à quiconque et porte inutilement plainte au Conseil de Sécurité, sachant d’office, veto américain aidant, qu’elle sera rejetée. En tout cas, il faut reconnaître que la Droite israélienne et les groupes d’extrême-droite qui la soutiennent, n’en reviennent pas de prendre la relève. Depuis l’accord d’Oslo qui, à leur point de vue, fût “une erreur fatale”, “une illusion d’amateur, aurait dit alors le chef du Likoud qui mènera Israël au désastre, si cette voie n’est pas barrée.” Le manuel de paix, le calendrier du retrait israélien du Liban-Sud et de la Békaa-Ouest, ne sont pas si faciles à apprendre encore faut-il en déchiffrer les énigmes. Et la proposition Netanyahu, serait-elle une farce qui le cas échéant, serait broyée par les regains d’attentats et de violence, ou un appel à la réconciliation et à la paix? Demain n’est pas si loin! Soyons sur nos gardes!
“L'intégrisme, tout comme le racisme est la plus grande menace de cette fin de siècle. Prenons-y garde, ces tentations sont mortelles et compatibles avec le terrorisme en vogue”.
(New York Times, à propos de l’attentat d’Atlanta)
José M. LABAKI.