AU 17ème ANNIVERSAIRE DE SON MARTYRE

INAUGURATION DU BUSTE A L’EFFIGIE DE RIAD TAHA DONT LE NOM EST DONNE A UNE SALLE DE L’ORDRE DE LA PRESSE

Le buste à l’effigie de Riad Taha réalisé par Meguerdich Mazmanian.

Le dix-septième anniversaire du martyre du regretté Riad Taha, ancien président de l’Ordre de la Presse, a été marqué par une séance oratoire au cours de laquelle le voile a été levé sur le buste à l’effigie de notre confrère disparu, réalisé par M. Méguerdich Mazmanian et le nom de Taha donné à une salle du syndicat. La cérémonie s’est déroulée en présence de MM. Farid Makari, ministre de l’Information, Ahmed Soueid, député, et Bahije Tabbara, ministre de la Justice, représentant, respectivement, les présidents de la République, de la Chambre et du Conseil. On notait, également, la présence de MM. Pierre Pharaon et Nicolas Fattouche, ministres de l'Environnement et du Tourisme Hussein Husseini, Mohamed Kabbani, Sami Khatib, Khatchig Babikian, cheikh Ali Taha, membres de l’Assemblée nationale; Samir Makdissi, Georges Skaff, anciens ministres; Fouad Turek, Khalil Mekkaoui, ambassadeurs; Melhem Karam, président de l’Ordre des journalistes; du colonel Elias Farhat, représentant le commandant en chef de l’Armée; Mohamed Obeid, directeur général du ministère de l’Information; Mohamed el-Khatib, directeur général du Tourisme; Rafic Chélala, directeur de l’ANI; du brigadier Joseph Réaïdy: Zouhair Osseiran, ancien président de l’Ordre de la Presse; des proches du défunt et de nombreux confrères et intellectuels.

BAALBAKI: ATTENTER A LA LIBERTE, C’EST S’ATTAQUER A L’HOMME

Après l’hymne national, M. Mohamed Baalbaki, président de l’Ordre, évoque l’action de Riad Taha et la lutte qu’il a menée de son vivant en faveur du verbe et de la liberté “Cette liberté, dit-il, est notre vie ets notre espoir en un avenir meilleur au Liban et dans le monde arabe... Attenter au verbe c’est s’attaquer à l’homme. Cependant, la lutte des journalistes se poursuivra quoi que fassent les ennemis de la liberté pour la bâillonner”. Et d’enchaîner: “Si notre martyr nous demandait: Qu’avez-vous fait après moi? Nous lui dirions la tête haute: Le drapeau de la liberté ne cesse de flotter au-dessus du siège de l’Ordre, tel que vous l’avez laissé, rassemblant les gens, abstraction faite de leurs tendances politiques et de leurs orientations idéologiques, pour prendre la défense d’une famille unifiée, après avoir vu les institutions tomber l’une après l’autre sur l’autel de l’épreuve inique”. Puis, M. Baalbaki lève le voile recouvrant le buste de Taha et annonce que le nom du regretté confrère a été donné à une salle du syndicat.

MM. Mohamed Baalbaki , Farid Makari et Melhem Karam à la tribune.

KARAM: TAHA INCARNAIT LE COURAGE ET LE VERBE LIBRE

Ensuite, M. Melhem Karam rappelle les qualités de l’homme et du journaliste que fut Riad Taha. “Il incarnait le courage, l’endurance et le verbe libre, n’admettant pas la perpétuation de l'occupation du Liban et de la spoliation de sa souveraineté”. Magnifiant son style d’écriture, le président de l’Ordre des journalistes s’adresse en ces termes au disparu: “Dans votre immortalité, nous vous apprenons que le Liban recouvrera sa souveraineté sur sa terre. Nous nous tiendrons, alors, ensemble pour assister à la fin d’un mythe, celui de l’orgueil israélien par lequel ils ont voulu faire durer la tyrannie à travers les âges”. M. Karam rappelle que l’article hebdomadaire de Taha était attendu chaque semaine avec impatience par ses nombreux lecteurs. “Il n’a jamais rédigé un commentaire sans y mettre le meilleur de lui-même, de manière que ceux qui le lisaient ressentaient un insigne plaisir et enrichissait leurs connaissances”;

Une vue de l’assistance.

MAKARI: IL ETAIT UN DEFENSEUR ACHARNE DE LA LIBERTE

M. Makari prend la parole à son tour pour exprimer l’honneur de participer à ce grand anniversaire d’un homme ayant transcendé dans maints domaines de la pensée de la Presse, de la politique et de la société. “L’inauguration du buste qui lui est dédié, dit le ministre de l’Information, alors que son nom est donné à l’une des salles de ce syndicat, constitue une station de fidélité vis-à-vis de celui qui s’est épris de la liberté responsable dont il a pris la défense jusqu’au martyre. “Riad Taha, paix à son âme, était un défenseur acharné du verbe libre. Sa lutte avait pour but de sauvegarder la liberté d’expression, de pensée et d'action, persuadé qu’elle est la qualité fondamentale de cette patrie, aux côtés de la démocratie, depuis l’aube de la première civilisation. M. Makari proclame, à l’occasion de l’échéance électorale, l’engagement du Pouvoir “à sauvegarder la liberté et la démocratie”.