A BIESCAS, APRES L’APOCALYPSE!

Images apocalyptiques de ce qui fut le camping de Biescas, après l’horreur:

C‘était en début de soirée aux environs de 19 heures. Le camping affichait complet, près de huit cents personnes sans doute: Espagnols, villégiateurs, amateurs de canoë, de raft, de randonnées, touristes venus d’Europe Français, Belges, Britanniques, Allemands… Le fond de l’air était frais… Les plus fourbus dormaient déjà. Plus haut dans la montagne, les pluies avaient été torrentielles… Et soudain ce fut l’horreur! Des flots de boue lancés à folle allure dévastent le camping de Las Nievas surprenant tout le monde! On tente de courir, de s’agripper aux arbres, de trouver abri… Mais rien ne résiste à l’intransigeante poussée des éléments déchaînés… Les témoins oculaires ont du mal à raconter l’atroce panique, l’affolement qui a saisi tout le monde pris de surprise.

Le roi et la reine d’Espagne sur les lieux du paysage de mort.

Il n’y avait rien à faire… Les survivants le savent: s’ils n’ont pas été emportés, c’est au hasard qu’ils le doivent! 63 morts en 183 blessés sans compter les disparus dans cette tragédie de boue, de sang et de larmes! Immédiatement les premiers secours s’organisent, rendus très difficiles par la nuit qui est tombée et par la pluie qui tombe à verse. Dès le lendemain les souverains espagnols étaient sur les lieux pour rendre visite aux rescapés et réconforter les sinistrés les plus touchés. Le bilan des pertes est encore provisoire après la catastrophe! C’est la plus grave de ce type qu’ait connue l’Espagne après les inondations de 1983 qui avaient fait cinquante morts au Pays Basque. Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a décrété trois jours de deuil dans la province d’Aragon, encore sous le choc - à l’instar de l'Espagne toute entière!

De jeunes rescapés du camping dévasté.

Des sinistrés cherchant à retrouver quelques affaires dans une “caravane” éventrée.

Des campeurs allemands, (la plaque minéralogique indique Munich comme origine) sous le choc.