EXCLUSIF
ENTRETIEN AVEC LE PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL FEDERAL SOUDANAIS
HASSAN AT-TOURABI:
“La légalité religieuse justifie les opérations-suicide contre la tyrannie et l’occupant”
L’entretien avec le Dr Hassan Hassan At-Tourabi, président du Conseil national fédéral soudanais (parlement), secrétaire général du Front national islamique, a duré plus d’une heure et s’est déroulé dans son bureau. C’est un homme possédant l’art de la conversation et appréciant l’éclat du verbe. Quant à sa pensée politique, il la défend avec dextérité. Il ne considère pas son interlocuteur comme acquis d’emblée à son opinion; aussi, s’étend-il dans l’exposé de ses idées et le pousse jusqu’au moindre détail. Voici nos questions et ses réponses.
LA COMMUNICATION RAPPROCHE LES PEUPLES
“La Revue du Liban”: - Pourquoi vous êtes-vous éloigné du congrès populaire arabe islamique? Jusqu’à quel degré avez-vous été déçu par l’action islamique supranationale, pour avoir opté de vous dépenser à la tête de l’organisme législatif, étant entendu que vous avez proclamé maintes fois votre désintéressement quant à l'occupation des postes?
Dr At-Tourabi: “D’abord, le monde se rapproche maintenant, par les déplacements et la communication. J’étais emporté par des valeurs qui s’étendaient à l’univers, au-delà de la patrie et de la nation dont je me réclame. “L’expérience de la vie m'a amené au-delà de la patrie en vue du savoir et de la connaissance; pour prendre la science et la donner partout dans le monde. Je sais que telle est l’âme des gens au Soudan pour s’ouvrir au plan national, car ils ne s’isolent pas dans la patrie avec racisme. “L’homme est tiraillé en permanence entre le régionalisme et le mondialisme. Ce qui se passe au Soudan n’est pas une œuvre locale, parce que le Soudan commence à émerger et attire l’attention du monde. “En ce qui concerne le congrès dont je faisais partie, il a commencé à se développer. Les jeunes sont venus et ont constitué une entité partout dans le monde. Avec eux, nous avons formé une entité mondiale. Le modèle du Soudan a un impact universel. Puis, j'ai subi des pressions et je n’ai eu d’autre option que de poser ma candidature aux élections. Par la suite, j'ai fait l’objet d’une pression unanime pour assumer la présidence du parlement, bien que je disais que, dans une société où se multiplient les générations, les grands doivent céder la place à ceux qui sont derrière eux, pour exprimer leur opinion et manifester leur énergie, les grands devant faire profiter leurs cadets de leur sagesse et de leur expérience. “Le Conseil national diffère des autres conseils soudanais. Il existe 26 conseils au Soudan; c’est un régime fédéral et les pays arabes du Proche-Orient et d’Afrique n’ont pas amélioré ce régime à l’instar d’autres pays. “Il y a eu bien des innovations dans notre régime constitutionnel: pour la première fois, le peuple élit le président de la République chez nous et, en dépit de son élection au suffrage universel, le président de la République n’exerce pas tout le Pouvoir exécutif, comme le fait, par exemple le président américain. “Le système électoral au Soudan diffère du système démocratique occidental où il exprime la volonté du peuple qui est faussée par l’argent. Notre système assure une plus large représentation au peuple et au savoir. C’est ce qui m’a incité à entrer dans cette arène qui représente le peuple et non le gouvernement, étant entendu que je ne différencie pas beaucoup le Pouvoir législatif du Pouvoir exécutif. “Les sociétés modernes sont devenues interdépendantes, les opinions ne se distinguant pas beaucoup les unes des autres. C’est pourquoi, les dictatures commencent à s’ébranler et c’est ce qui s’est produit en Union soviétique. Le peuple conduit au pouvoir et quand j’ai terminé mes études à l’université, je voulais faire partie du corps professoral, mais les circonstances m’ont poussé à la vie publique; puis, m’ont conduit à la prison où j’ai passé sept ans avant d’accéder au pouvoir.”
LE MOUVEMENT DE L’HISTOIRE
L.R.D.L.: - Le Dr At-Tourabi est-il considéré comme le théoricien du Pouvoir au Soudan?
Dr At-Tourabi: “Je ne crois pas qu’il en soit ainsi. Dans leur majorité, les gens ne réalisent pas les phénomènes de l’Histoire qu’ils attribuent à une personne parlant en leur nom. Ceux qui sont influencés par l’un de ces phénomènes mènent campagne contre la personne et les autres la glorifient. J’ai foi en ce que le mouvement de l’Histoire revient au peuple. Lénine a traduit le sentiment populaire vis-à-vis du système capitaliste accapareur. Les forces populaires l’ont poussé à l’extrémisme et porté l’Europe occidentale à faire preuve de modération. “Il en est de même au Soudan: les choses se sont perturbées après l’indépendance et la principale préoccupation, à cette époque, était de libérer le Soudan de l’étranger. Après cela, nous n’étions pas préparés pour la solution de rechange”.
L.R.D.L.: - Le Soudan est-il tiraillé par deux courants et deux opinions ou est-ce un seul courant qui prédomine?
Dr At-Tourabi: “Le Pouvoir au Soudan a un niveau culturel très élevé et le parlement soudanais rassemble des membres jouissant d’une vaste culture”.
L’IRAN EST PERSE ET NON ARABE
L.R.D.L.: - Comment réagissez-vous quand la Presse occidentale vous surnomme le “Khomeyni du Soudan” et jusqu’à quel degré voudriez-vous faire prévaloir votre point de vue dans l’élaboration de la Constitution soudanaise?
Dr At-Tourabi: “Autrefois, les orientalistes étaient peu nombreux en Occident, mais étudiaient l’Histoire de l’Orient. “En Orient, tous observent ce qui se passe aujourd’hui et ce qui adviendra demain. Les Occidentaux connaissent peu l’Islam et ne sont pas pareils aux musulmans par rapport aux chrétiens. Puis, il existe en Occident le “phénomène Khomeyni” et d’autres phénomènes, mais At-Tourabi est différent. Le Soudan est très éloigné de l’Iran qui est perse et non arabe. Dans l’Histoire de l’Islam, l’Iran s’attache au chiisme, alors que nous autres au Soudan nous nous réclamons du sunnisme. Nous n’avons pas foi dans le confessionnalisme religieux; Issa n’était ni catholique ni orthodoxe, mais croyait en Dieu; il en est de même de Mahomet. “J’observe le phénomène d’Iran et j’étudie son histoire, à l’instar d’autres phénomènes dans le monde. La révolution armée est un phénomène populaire et au Soudan, nous avons transcrit la Constitution qu’avaient préparée les Anglais avant l’indépendance. La Constitution temporaire est restée en vigueur, de même que les lois anglaises. Aujourd’hui, la Constitution émane de nos expériences, de même que le système fédéral; les Anglais ne le savent pas. Le régime présidentiel est, également, le fruit de nos expériences, non des expériences américaines”. “Les décrets constitutionnels sont élaborés par les organismes exécutif et législatif ensemble, non par le président. Nous souhaitons, après l’instauration de la paix au sud du Soudan, et cela se produira prochainement, s’il plaît à Dieu, pouvoir soumettre la Constitution au peuple à travers un référendum”.
JE SUIS PROCHE DE L’OCCIDENT
L.R.D.L.: - On dit que votre discours politique dirigé contre l’Occident a valu des tracas au Soudan, en le plaçant face au nouvel ordre mondial, la plupart des sanctions qui menacent votre pays en étant la preuve...
Dr At-Tourabi: “C’est une allégation très éloignée de la vérité. Je suis le plus proche de l’Occident, ma culture étant anglaise et française à la fois. Je connais l’Histoire et la religion des Occidentaux plus qu’eux-mêmes. Je tente de dialoguer avec eux et, à cet effet, j’ai continué à recevoir les journalistes, les diplomates et les intellectuels au Soudan, plus que tout autre Soudanais les a reçus depuis des dizaines d’années. Je suis allé dans leurs pays pour donner des conférences. Ils ont été abasourdis de m’entendre parler leur langue et le phénomène de l’Islam leur a fait peur. “Le Soudan s’est hissé dans un éveil populaire au niveau de l’économie, de la science et de l’art: il a arabisé toute la science et relevé l’art. Comme il s’agit d’un phénomène occidental, ils craignent que cela affecte leurs intérêts dans le monde”.
LE MOUVEMENT ISLAMIQUE A-T-IL REUSSI?
L.R.D.L.: - Dans quelle mesure a réussi, à votre avis, le mouvement islamique dont vous êtes le chef de file, visant à intégrer la mosaïque ethnique, raciale et régionale? Ceux qui ne partagent pas votre opinion, considèrent ce mouvement comme étant à l’origine de la guerre dont le Sud est le théâtre, ce qui annihile la démocratie et le multipartisme. Le temps n’est-il pas venu de reconsidérer cette expérience?
Dr At-Tourabi: “Je remercie Dieu que nous avons dépassé cette mosaïque, la multiplicité des dialectes et des ethnies au Soudan. “En ce qui concerne le Sud, nous avons appelé à la décentralisation et à la régionalisation au niveau du Pouvoir; puis, au fédéralisme. Les autres s’attachent à la centralisation de la religion, de l’argent et du Pouvoir. “Nous avons appelé à la décentralisation en économie et en religion et le Sud commence à bouger. L’Islam s’y étend, de même que le christianisme. Il vaut mieux pour nous qu’il en soit ainsi, car il s’agit de deux religions célestes et non athées. “Les Américains et les Européens ont essayé d’inferférer dans la paix, mais les Soudanais ont rejeté leur ingérence”. “Les accords de paix commencent maintenant, le Soudan ayant réalisé tout ce qu’il veut. Les routes, les infrastructures se développent et la loi elle-même satisfait les musulmans. Il n’y a pas eu en nous un esprit partisan et toutes les parties au Soudan s’expriment en toute liberté, ce qui ne se produit dans aucun autre pays arabe.
IL FAUT “DEMOCRATISER” LA RELIGION
L.R.D.L.: - Quelle est la nature de la relation entre le mouvement islamique et l’ordre mondial? Croyez-vous en la qualité de guide de la révolution ou du régime comme c’est le cas en Iran?
Dr At-Tourabi: “Je considère toute évolution dans la chrétienté comme une tare, après que les Romains persécutaient les chrétiens et recouraient à leur organisation propre. Après l’empire romain, ils se sont répartis en diverses communautés et c’est ce qui s’est passé avec l’Islam. “Je ne crois pas en une médiation entre Dieu et l’individu. Les médiateurs étaient les prohètes qui ont pris fin; le modèle du Prophète en est un exemple. "Je ne crois pas non plus dans la hiérarchie en Islam. C’est pourquoi, il faut démocratiser la religion et je ne vois pas de place à l’imam dans l’Islam. Le peuple croyant prend en main la direction sous la loi de Dieu, qu’il s’agisse des musulmans ou des chrétiens. Nul, en religion, ne doit se placer au-dessus des gens. “Il y a une différence entre celui qui porte l’épée et celui qui porte le Livre. Les frères militaires qui ont entrepris la révolution du sauvetage n’aiment pas l’autorité uniquement en tant que commendement militaire. Ils agissaient sous l’influence du patrimoine et du courant islamique. Ils ne croient pas dans le pouvoir militaire, mais dans celui du peuple. L’Islam ne croit pas dans le pouvoir militaire, ni dans le pouvoir des hommes sur les femmes ou le pouvoir des militaires sur les civils, ou encore le pouvoir des riches sur les pauvres. Nous avons foi en ce qu’il n’y a pas de lutte entre les classes, ni entre les catégories et les professions”.
L’ENTENTE AU SOUDAN, UN FAIT ACQUIS
L.R.D.L.: - Certains parmi ceux qui ne vous affectionnent pas, disent que les indices laissent penser que votre projet relatif à l’Etat islamique s’est heurté à l’impasse politique représentée par l’absence de réconciliation nationale, du Pouvoir global, de la faillite de ce dernier, économiquement, l’inimité existant avec les pays du voisinage et la prédominance du fanatisme au double plan économique et de la vie quotidienne. Qu’auriez-vous à leur répondre?
Dr At-Tourabi: “Tous les mouvements sociaux et tribaux ont adhéré à l’entente qui s’est réalisée maintenant au Soudan, mais certains s’attachent à l’autorité qui leur revenait. “En ce qui concerne les problèmes économiques, j’attire l’attention sur le fait que le Soudan est l’un des pays les plus riches. Cependant, il constituait un fardeau pour le monde extérieur, comptait sur les prêts et les subventions. Maintenant, nous en sommes privés et ceci fut pour nous un défi nous poussant à revenir à notre terre et à nos ressources végétales et minérales. “Le Soudan s’est hissé aux plus hauts niveaux économiques; le monde entier sait cela. Malheureusement, notre information est faible et ne porte pas au-delà de quelques kilomètres de Khartoum. “Les journalistes occidentaux qui viennent au Soudan, en repartent avec la conviction que le terrorisme n’existe pas dans notre pays. Il importe que l’image véritable du Soudan ne soit pas défigurée”.
L'ENSEIGNEMENT EN EXCELLENTE POSTURE
L.R.D.L.: - Certains milieux médiatiques occidentaux attribuent aux Soudanais des propos dont il ressort que l’enseignement a beaucoup régressé, en raison de l’exode des enseignants, alors que les jeunes rallient les combattants menant le “jihad” (guerre sainte) et, aussi, de l’absence de toute préparation technique et pédagogique...
Dr At-Tourabi: “L’enseignement au Soudan s’est distingué par son unité. Aujourd’hui, on assiste à une renaissance dans ce domaine que le pays n’a pas connue auparavant, la proportion des gens instruits ayant atteint cent pour cent environ, à l’exception du Sud pour des raisons de sécurité. “Le nombre des universités a décuplé. Il est vrai que nos professeurs sont souvent attirés par les traitements élevés qu’on leur propose à l’étranger. Quoi qu’il en soit, nous comptons des milliers d’ingénieurs, de médecins, d'enseignants et de techniciens. “Si les enseignants soudanais se rendent dans les pays arabes, ceci nous donne satisfaction, car ils s'établissent dans des Etats frères”.
MILITARISATION ET DEFENSE NATIONALE
L.R.D.L.: - On dit que la militarisation de la société soudanaise et la création de “forces de la défense populaire” à l'image de la “garde révolutionnaire” en Iran, constituent le rempart qui protège ce régime et marginalise l’armée traditionnelle dont ils rognent les ongles. Qu’auriez-vous à dire à ce sujet?
Dr At-Tourabi: “La militarisation procède d’une théorie selon laquelle on ne doit pas dissocier la défense de la question nationale, au moyen de forces entièrement acquises à leur militarisme et opposées aux civils. les guerres sont généralisées et le danger menace tous les peuples. C’est pourquoi, nous avons estimé que le peuple tout entier doit se mobiliser pour assumer sa défense”.
L.R.D.L.: - Encouragez-vous les opérations-suicide pour forcer l’occupant israélien à évacuer les territoires arabes ou bien y voyez-vous un torpillage du processus de paix?
Dr At-Tourabi: “Il importe de rectifier l’action de tout mouvement de libération militant en faveur de la liberté et de la patrie. La légalité religieuse légalise et soutient toute action militaire contre toute force d’occupation ou tyrannie”.
L.R.D.L.: - Comment jugez-vous le projet islamique du Premier ministre turc, Najmeddine Erbakan? A-t-il hérité votre congrès populaire et l'organisation internationale des Frères musulmans?
Dr At-Tourabi: “Le parti du Rafah s’est exposé aux poursuites judiciaires et depuis le début de ce siècle, la Turquie s’est coupée du monde arabe et islamique pour rallier l’Europe qui ne l’a pas encore acceptée. Le Rafah représente un esprit nouveau en Turquie qui entretient des relations avec ses voisins arabes. Je considère le Rafah comme un mouvement évolué, bien qu’il n’ait pu réaliser tout son programme”.
QUID DE LA MEDIATION ENTRE "Hamas" et l’Autorité palestinienne
L.R.D.L.: - Vous avez entrepris une médiation entre "Hamas" et l’Autorité palestinienne; quels en ont été les résultats au plan de l’entente entre les deux parties?
Dr At-Tourabi: “Nous avons effectué des contacts au moment où la tension entre elles était à son paroxysme et sommes parvenus à la dissiper. Mais nous ignorions qu’à l’origine, cette tension avait été engendrée par l’accord d’Oslo qui a ramené la situation à ses négativismes. Nous sommes intervenus une nouvelle fois pour raccommoder “Hamas” et l’Autorité palestinienne. Cependant, il était difficile à leurs représentants de venir au Soudan; aussi, leur avons-nous demandé de se retrouver dans un autre endroit et c’est ce qui a eu lieu. “Mais Israël et l’Occident veulent diviser les Arabes, afin que le monde oublie les personnes détenues dans les geôles israéliennes et dans l’ancienne Palestine qui a été enterrée définitivement maintenant. Nous tentons jusqu’à ce jour d’œuvrer en vue de les amener à s’entendre”.
L.R.D.L.: - Le Soudan est-il disposé à signer un traité de paix avec Israël, abstraction des développements sur les volets libanais et syrien?
Dr At-Tourabi: “Le Soudan s’aligne sur la position arabe dans son ensemble. Seuls le Liban et la Syrie demeurent isolés, mais l’opinion publique et le peuple arabes sont avec eux. “Le Soudan demeurera attaché à cette position jusqu’à ce que l’opinion publique arabe agisse dans le sens d’une solution équitable. A ce moment, le Soudan pourra y souscrire. Nous n’admettons pas les arrangements reposant sur la normalisation forcée”.
COMMENT REGLER LE PROBLEME DU SUD?
L.R.D.L.: - Quel est votre projet pour le règlement du problème du Sud après l’échec de l’option militaire et quelles solutions de rechange proposez-vous: l’autodétermination, l’autonomie dans le cadre d’une décentralisation élargie ou quoi d’autre?
Dr At-Tourabi: “Toutes ces solutions avaient été proposées et les Sudistes commençaient à accepter des accords de paix, Dieu merci. Etant entendu que le Sud avait souscrit en 1947 à l’unité. Nous voulons le voir s’asseoir à la table des négociations et décider l’unité avec le Soudan. Même le mariage ne peut se faire par la coercition. “Les Sudistes sont plus soucieux que nous de réaliser l’unité et le régime fédéral est déjà en vigueur, grâce à Dieu”.
L.R.D.L.: - Et qu’en est-il de la résolution du Conseil de Sécurité ayant imposé l’embargo aérien sur le Soudan?
Dr At-Tourabi: “Le mobile fondamental pour l’imposition de cet embargo est d’isoler le Soudan. Ils ont essayé de nous isoler, précédemment, en amenant nos voisins à couper leurs relations avec Khartoum et par l’invasion de notre territoire à travers certains traîtres. “Le Soudan n’a commis aucun péché. Cette résolution, nous le proclamons, a pour objectif de resserrer l‘étau sur notre pays. Nous ignorons si l’embargo sera appliqué ou pas. Mais même s’il était mis en application, le Soudan se relèvera”.