D'UNE SEMAINE A L'AUTRE

13.000 VOIX OU MEDAILLES?

Des milieux politiques pensent que les 13.000 voix obtenues à Beyrouth par M. Michel Sassine, ancien ministre et député, constituent autant de “médailles”, d’autant qu’il a pu en tant que candidat individuel recueillir un tel nombre de suffrages, face à cinq listes disposant de machines électorales puissantes, celles de MM. Hariri, Hoss, Wakim, Trabolsi et Tammam Salam. “Si M. Sassine faisait partie de la liste haririenne, soutiennent ces milieux, il aurait garanti l’apport de 10.000 voix au moins à ses colistiers”.

LES REGRETS DE HOSS

Le président Salim Hoss continue à regretter l’échec de ses colistiers, seul parmi ces derniers M. Mohamed Beydoun, étant parvenu à assurer son succès. L'ancien chef du gouvernement déplore qu’il ne puisse former un bloc parlementaire consistant, capable de prendre la défense des questions intéressant la capitale. “Le rassemblement de députés des différentes circonscriptions, observe-t-il, peut faire œuvre utile au plan national non mais par rapport à Beyrouth”.

POURQUOI S’EST-IL DESISTE?

En annonçant sa décision de se désister, M. Abdallah el-Amine, ancien ministre et député sudiste, a émis cette réflexion: “Je sacrifie un siège parlementaire en faveur de l’unité du Sud, de sa libération et de son développement”. M. el-Amine a été “victime” de la coalition scellée entre “Amal” et le “Hezbollah” pour des considérations politiques d’ordre local et régional, en rapport avec les menaces israéliennes contre le Liban.

EN MARGE DE LA BATAILLE ELECTORALE A BEYROUTH

Un analyste ayant suivi de près la consultation populaire à Beyrouth, déduit de ses observations personnelles que décision avait été prise “de rendre le scrutin dans la capitale le plus féroce possible”, pour des considérations que les événements ne tarderont pas à élucider. Le même analyste prédit des développements au Liban et dans la région, de nature à compromettre la vie démocratique dans nos murs.

SFEIR ET LE “CERCUEIL DE LA DEMOCRATIE”

S.Em. le cardinal Sfeir a déploré devant ses visiteurs à Dimane, la dégradation de la situation politique, dont les citoyens ont pu avoir une idée à travers la télévision qui a rapporté le déroulement des législatives au Mont-Liban, au Liban-Nord, à Beyrouth et au Liban-Sud. L’éminent prélat estime que “ce qui s’est passé est pire que la falsification et la fraude et constitue un clou enfoncé dans le cercueil de la démocratie au Liban.”

A QUAND LA CARTE ELECTORALE?

Le scrutin des quatre derniers dimanches, prouve que les élections générales ne peuvent avoir lieu, avantageusement, sans la mécanisation et la carte électorale, si l’Etat veut réellement engager le pays sur la voie de la modernité, tout en se préoccupant de consolider le système démocratique et la liberté. "Nous ne pouvons, a dit un homme politique, prétendre vivre dans notre temps en utilisant des procédés d’un autre âge, alors que les pays évolués ont franchi de grandes étapes dans le domaine de la technologie”.

EN PREVISION DU FRONT POLITIQUE ELARGI

Le front politique élargi devant être proclamé la veille de l’anniversaire de l’Indépendance, continue à faire l’objet de concertations intensives. Il nous revient que M. Dory Chamoun, leader du PNL, est parti dimanche dernier pour Londres, afin de conférer avec des responsables britanniques sur l’évolution de la conjoncture locale et régionale. Puis, le chef des Libéraux gagnera Paris où il s’entretiendra avec les leaders de l’opposition de l’extérieur: le président Amine Gemayel, le général Michel Aoun et M. Raymond Eddé, à propos des grandes lignes du plan sur base duquel le front politique élargi entamera son action.

L’ETAPE POST-ELECTORALE PLUS IMPORTANTE QUE LES ELECTIONS

“Les élections constituent une étape importante dans la vie de la Békaa et de la patrie dans son ensemble”, a déclaré M. Elie Skaff, député de Zahlé. “Cependant, a-t-il ajouté, le plus important est l’étape post-électorale”. Aussi a-t-il mis l’accent sur la nécessité pour les citoyens d’unifier leur position envers leurs doléances et, surtout, de former un groupe de pression ayant pour but d’amener les responsables et les députés à satisfaire leurs revendications. M. Skaff juge impérieuse la mise sur pied d’un bloc parlementaire békaaiote, ayant pour tâche de protéger l’entente nationale et d’aider à solutionner les problèmes qui se posent aux Libanais dans leur vie quotidienne.

PREPARATIFS DE LA VISITE DE JOUMBLATT A BKERKE

Selon des milieux renseignés, M. Walid Joumblatt, ministre des Déplacés, soumettra à S.Em. le cardinal Sfeir quand il lui rendra visite après la fin des législatives, un dossier complet traitant du problème des personnes déplacées. On présume que la visite effectuée dimanche dernier à M. Joumblatt par NN.SS. Roland Aboujaoudé et Tanios Khoury à Moukhtara, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la rencontre du patriarche maronite et du ministre.

QUE CACHE LA VISITE?

La visite effectuée par le président Rafic Hariri à Damas, en même temps que le président Nabih Berri la veille des élections au Liban-Sud, a posé plus d’un point d’interrogation. Cette visite est intervenue suite à des rumeurs selon lesquelles Mme Bahia Hariri, sœur du chef du gouvernement, aurait été écartée de la liste de coalition avec M. Abdallah el-Amine. Le président du Conseil s'est employé à convaincre les responsables syriens de maintenir sa sœur sur la liste, ce qui n’a pas été possible. En contre-partie, M. Berri s’est engagé à la soutenir, ainsi que le Dr Abdel-Rahman Bizri.

POURQUOI KHALED A-T-IL ETE ECARTE?

M. Saadeddine Khaled, candidat malheureux aux élections de Beyrouth, a fait état au cours d’une conférence de presse, des pressions qui ont été exercées sur les électeurs pour les contraindre à voter en faveur d’une liste déterminée. M. Khaled a révélé que le chef du gouvernement avait proposé de le prendre sur sa liste, mais M. Hariri a changé d'avis suite à l’intervention de milieux locaux qui auraient été gênés par l’accession au parlement du fils du regretté mufti de la République.

AUTOUR DU FINANCEMENT DES PROJETS

Des contacts sont effectués, par la voie diplomatique, entre Beyrouth et Washington en vue d’amener l’Union européenne, le Japon et certains Etats du Golfe, à financer quelques projets au Liban, en octroyant à notre pays une assistance sous forme de don et non de prêts. L’argument avancé à ce propos est que le Liban ne peut plus s’endetter davantage. Cette question sera débattue au cours de la première réunion que le groupe de consultation, issu de l’arrangement d’avril, tiendra au mois d’octobre dans la capitale fédérale.

QUE CACHE LA VISITE?

La visite effectuée par le président Rafic Hariri à Damas, en même temps que le président Nabih Berri la veille des élections au Liban-Sud, a posé plus d’un point d’interrogation. Cette visite est intervenue suite à des rumeurs selon lesquelles Mme Bahia Hariri, sœur du chef du gouvernement, aurait été écartée de la liste de coalition avec M. Abdallah el-Amine. Le président du Conseil s'est employé à convaincre les responsables syriens de maintenir sa sœur sur la liste, ce qui n’a pas été possible. En contre-partie, M. Berri s’est engagé à la soutenir, ainsi que le Dr Abdel-Rahman Bizri.

POURQUOI KHALED A-T-IL ETE ECARTE?

M. Saadeddine Khaled, candidat malheureux aux élections de Beyrouth, a fait état au cours d’une conférence de presse, des pressions qui ont été exercées sur les électeurs pour les contraindre à voter en faveur d’une liste déterminée. M. Khaled a révélé que le chef du gouvernement avait proposé de le prendre sur sa liste, mais M. Hariri a changé d'avis suite à l’intervention de milieux locaux qui auraient été gênés par l’accession au parlement du fils du regretté mufti de la République.

AUTOUR DU FINANCEMENT DES PROJETS

Des contacts sont effectués, par la voie diplomatique, entre Beyrouth et Washington en vue d’amener l’Union européenne, le Japon et certains Etats du Golfe, à financer quelques projets au Liban, en octroyant à notre pays une assistance sous forme de don et non de prêts. L’argument avancé à ce propos est que le Liban ne peut plus s’endetter davantage. Cette question sera débattue au cours de la première réunion que le groupe de consultation, issu de l’arrangement d’avril, tiendra au mois d’octobre dans la capitale fédérale.

BLOC PARLEMENTAIRE D’HOMMES D’AFFAIRES

M. Emile Naufal, député élu de Jbeil, a déclaré mardi, après avoir rendu visite à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth, qu’il avait échangé les vues avec M. Adnan Kassar, président de cet organisme économique, à propos des problèmes intéressant les secteurs productifs dans leur ensemble. M. Naufal a fait part, à cette occasion, de son intention de constituer un bloc parlementaire composé d’hommes d’affaires ayant accédé au parlement. “Ceux-ci, a-t-il précisé, coopèreront avec la CCIB en vue de la réalisation de projets d’utilité publique intéressant les citoyens, en tête desquels ceux relatifs à l’assurance-vieillesse et à l’assurance-maladie.

ON DIT...

- Que le chef d’une liste électorale ayant échoué, blâme devant ses visiteurs son principal allié qui ne lui a donné que trois voix dans sa localité.

- Que des milieux politiques pensent que la nouvelle législature groupera une poignée de... milliardaires, de nombreux députés étant des banquiers ou dirigeant des firmes industrielles ou commerciales.

- Que certains cercles médiatiques s’attendent à ce que le problème de l'audiovisuel revienne sur le tapis et fasse l’objet d’une discussion envenimée dès la fin des élections générales.

...EN RACCOURCI

- Les sommes versées en tant que cautionnement par les candidats aux législatives, ont totalisé dans toutes les circonscriptions, 9,20 milliards de livres libanaises.

- Un député malchanceux ayant échoué aux élections dans une circonscription du Mont-Liban, a confié à un haut responsable: “Vous ne me donnerez pas satisfaction en me promettant un porte-feuille ministériel au sein du futur Cabinet, si la présidence de la commission parlementaire que j’assumais, n’est pas confiée à un député élu du Nord”.

- Bien qu’il ait réussi aux élections législatives, M. Najah Wakim, député de Beyrouth, se dit prêt à présenter un recours en invalidation de ces élections et à intenter un procès à cinq responsables sous l’inculpation de fraude.

OPINION

AU-DELA DU SUD!

La situation qui prévaut, actuellement, au Liban-Sud a imposé une coalition entre “Amal” et le “Hezbollah”. Car la crispation est interdite dans cette région du pays, afin de prévenir d’éventuels affrontements entre les deux groupes chiites. Ce qu’Israël aurait souhaité... L'Etat hébreu n’a pu avoir raison, jusqu’ici, de la résistance. Aussi, s’emploie-t-il à ranimer le feu qui couve sous la cendre à ses frontières-nord. Mais il lui fallait compter avec Damas qui s’est hâté d’imposer la coalition entre les deux formations rivales qui lui sont acquises. Car Israël reste l’ennemi occupant notre terre, massant des forces à nos frontières et convoitant les biens et les ressources de tous les Arabes. Benjamin Netanyahu est passé maître en matière de complots; il tend les pièges qui sont autant de bombes à retardement, à tel point, qu’il terrorise ses adversaires au sein de l’Etat hébreu et met dans l’embarras tous ceux qui ne partagent pas ses plans à l’extérieur. Ainsi, il refuse d’appliquer les accords précédemment conclus, au risque de torpiller l’opération de paix dans son ensemble. Il y serait déjà parvenu, s’il n’en était pas empêché par l’Amérique et l’Europe. Le plan Netanyahu a été déjoué par ceux qui ont planifié la coalition électorale au Sud, en prévision de l’étape future, celle-ci devant s’avérer difficile, sinon impossible à franchir. Le temps perdu qui enserre l’opération de paix d’une enveloppe brumeuse, ne peut se perpétuer en 1997. On se trouvera placé devant l’alternative suivante: reprendre les négociations de paix ou s’orienter vers un nouveau cycle de violence, si ce n’est vers la guerre. Dans les deux cas, cela nécessite de la sagesse et de la lucidité, non de la crispation et de l’hostilité entre les formations opérant sur la scène sudiste. Ainsi, la sagesse a prévalu, en définitive, le temps ne permettant aucune action ou initiative pouvant s’exercer en dehors de ce cadre. Car la conjoncture au double plan idéologique, et stratégique ne tolère aucun faux pas dans les circonstances présentes. Cela dit, n’aurait-il pas été possible de sceller une alliance au lieu de la coalition entre “Amal” et le “Hezbollah, pour que le scrutin ne donne pas l’impression d’avoir été imposé, sans tenir compte des principes démocratiques? Et, surtout, de dissiper cette autre impression à savoir, que les législatives de 96 se déroulent dans le même cadre qui avait été tracé pour les élections du 25 mai 1947, de triste mémoire?

NADIM EL-HACHEM.