EDITORIAL

Par Melhem KARAM
FAHD, L’ESPRIT D’INITIATIVE ET LES PRISES DE POSITION
Le 22 septembre courant, correspondant au 11 Jamadi 1417 de l'Hégire, marque le soixante-sixième anniversaire de l'unification du royaume d’Arabie séoudite, sous la direction historique du roi Abdel-Aziz. L’initiative de l’unification de la presqu’île a été entamée par le père le roi Abdel-Aziz, poursuivie avec gloire et souveraineté par le roi Séoud; puis, le roi Fayçal, le roi Khaled, enfin, par le Serviteur des deux saintes mosquées, le roi Fahd Ben Abdel-Aziz qui a remporté pour son peuple, son pays et sa nation, la plus grande guerre mondiale, celle du Golfe. De plus, il a réalisé des exploits dans le domaine du dévelopement, de la reconstruction, de la culture et de l’ouverture sur l’univers. Il a été en cela le novateur et le pionnier, tout en étant engagé à l’égard de sa religion qui lui a assuré tous les services au profit de l’homme, favorisant le bien-être et le développement dans tous les milieux et les orientations. Aujourd’hui, le monde célèbre cet anniversaire avec le roi Fahd qui s’est rétabli d’une indisposition passagère, Dieu merci. Par la suite, il a déployé une grande activité confirmant sa vitalité, manifestant un esprit d’initiative certain dans le domaine de la reconstruction, de la planification et de la détermination en vue de la gloire de son pays et de son avenir. Le roi Fahd se dépense sans compter dans les domaines nationaux et humanitaires.. Bien des fois, il a prévenu le conflit entre les frères, les empêchant de s’entre-tuer et, aussi, de s’empresser de se rapprocher d’Israël. Il a freiné ce courant qui progressait aux dépens des valeurs et des dignités. Il l’a emporté sur toute chose, sans mêler les considérations d’ordre sentimental ou national. En dépit de la position adoptée par les Palestiniens envers la guerre du Golfe et l’Arabie séoudite lors de l’invasion du Koweit, il a continué à manifester de la bienveillance à leur égard, à recevoir Yasser Arafat et à soutenir la cause palestinienne sous tous ses aspects, en vue de préserver la souveraineté des Arabes, la dignité de l’Islam et sa gloire. La fête nationale saoudienne imprime un éclat particulier à l’Etat géant qui a su se tailler une place de premier plan dans le concert des nations évoluées, au point de devenir le point de mire de l’opinion internationale, retenant l’attention des gens et suscitant leur curiosité, tout en gagnant l'amitié des Etats. C’est un leader perspicace, entreprenant et sage ayant nom Fahd Ben Abdel-Aziz qui a su raffermir la sécurité et provoquer l'essor du royaume, tout en lui assurant une situation prestigieuse au double plan religieux et de la civilisation. Le Serviteur des deux saintes mosquées prodigue chaque jour à son peuple une nouvelle matière et un nouveau don, fournissant ainsi un combustible à l’information, laquelle est attirée par les initiatives transcendantes sortant de l'ordinaire. L’Arabie séoudite n’est pas uniquement du pétrole et de l’argent; elle est, également, un homme, un poids, une présence et un prestige. Puis, des actions responsables et une prédominance dans tout domaine et champ d’activité. Tant il est sensible et aime son peuple, le Serviteur des deux saintes mosquées a su comment traiter avec ses concitoyens. Une coordialité est née entre Sa Majesté et son peuple, ce qui lui a permis de toucher du doigt tout ce qui l’indispose et, partant, de prendre les mesures nécessaires en vue d’y remédier. Il a fait l’impossible aux fins de lui assurer le bien-être et la gloire, mû par un effort infatigable, par un cœur de croyant et une conscience toujours en éveil. Tel est le Serviteur des deux saintes mosquées, le protecteur de la Kaaba œuvrant avec sincérité en faveur de la dignité des Arabes, de l’Islam et de leur gloire. Quant à la cause palestinienne, il en a élaboré la solution au sommet de Fès, sur base de formules et de données inspirées du Livre et de la religion. Il opte pour ce qu’il juge valable pour les Palestiniens, agissant à l'effet de contrer la politique israélienne inique. "La main de Dieu est rendue incapable d'agir”, disent les juifs. Que leurs mains soient immobilisées et maudites. Au contraire, ses mains sont ouvertes et donnent avec générosité. Quant aux réalisations, elles sont le fruit de l'effort de la direction séoudite et portent l'empreinte du roi Fahd. Ce qu’il a dépensé pour rehausser le niveau de vie du Séoudien, dépasse tout ce qu’on peut imaginer et supporter. La connaissance est disponible, offerte par les écoles et les universités du plus haut niveau. La richesse nationale est mobilidée au profit du citoyen, visant à garantir sa croissance et son bonheur. De même, les routes et les institutions d’utilité publique rivalisent avec celles des pays parmi les plus évoluées du monde moderne. L’aéroport de Ryad a ébahi les Américains et les Français, lesquels ont émis le souhait par la bouche de leurs responsables, d'avoir des aérogares du même niveau, afin de donner une image resplendissante de leurs pays et de montrer à leurs visiteurs des réalisations grandioses. La politique extérieure constitue le summum de la diplomatie souple et réussie. Le non-alignement en est le cachet prédominant. On n’y détecte ni dureté, ni impulsivité ou idées préconçues, mais un réalisme et un pragmatisme dictés par le réalité et la logique. Les liens sont maintenus avec le monde entier au même niveau, alors que la mobilisation des pays amis est permanente. Il n’y a de distinction dans la relation entre l’Arabie séoudite et les autres Etats que dans la mesure où ces derniers prodiguent des services à leurs ressortissants; puis, au peuple du royaume, aux Arabes et aux musulmans. Pas de politique des blocs ou des axes, mais de la franchise, du réalisme et de la souplesse. La politique intérieure est faite de sécurité, de stabilité et de souveraineté. On ne compte dans le royaume aucun détenu politique. Pas d’oppression sur une opinion ou une volonté, mais le souci de voir toutes les fractions de la société séoudienne assister chaque année à la promotion de milliers d’universitaires, représentés au sein du Conseil consultatif, organisme pour lequel le roi Fahd a assuré la meilleure formule, la plus moderne et la plus évoluée. La sauvegarde de la dignité arabe est le mobile de toutes les activités. Obsédé par l’idée de sauver le Koweit, le roi Fahd a pris la plus dangereuse et la plus hardie des décisions, en déclenchant une guerre et en la gagnant. Il est, de ce fait, l’unique leader arabe à avoir remporté une guerre mondiale dans l'ère contemporaine, mû par sa conviction qu’il est nécessaire de respecter la loi internationale et les droits de l’homme. Sans perdre de vue sa détermination à se porter au secours des frères. Il a refusé l’installation de bases militaires sur son territoire, consolidant de ce fait la souveraineté du royaume et adoptant des prises de position inébranlables en faveur du droit. Les problèmes des Arabes et des musulmans occupent tout le temps du Serviteur des deux saintes mosquées qui intervient, déploie des efforts, conseille, redresse et répare les torts. Chaque journée apporte un don de sa part, chaque heure il la consacre à panser les blessures, à tel point que le monde est semé de ses initiatives. C’est lui qui a ramené au Liban son unité et ses institutions. Il a accueilli le congrès de Taëf où il a aplani les différends et les divergences de vues. Grâce à son long souffle et à sa dextérité, il a su comment surmonter les difficultés et permettre au Liban de recouvrer son éclat et sa vitalité. Ce pour quoi, les Libanais lui seront redevables toute leur vie. L’économie séoudienne vole de victoire en victoire. La guerre ne l’a pas affectée, ni n'a laissé des séquelles. L’Etat ne s'est pas endetté, n’a pas eu recours aux prêts et n’a à aucun moment hésité à respecter tous ses engagements, ce qui a laissé une excellente impression au plan mondial d’un Etat géant ayant pris toutes les dispositions pour faire face aux jours sombres. Et parce que le citoyen doit être tranquillisé sur son argent, le royaume a stabilisé le cours du dollar, empêchant ainsi les fluctuations et les opérations spéculatives, ce qui témoigne de la souveraineté absolue.
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O maître de la fête, vous qui pansez les blessures des Arabes! O protecteur de la Kaaba, vers vous tous les regards se tournent en ce jour et les cœurs battent à l'unisson, participant de la sorte à toute la joie de la fête et des victoires, sans que vous manifestiez de l’orgueil. O plus modeste des hommes, qui œuvrez au service de Dieu et des gens, il nous plaît de vous réaffirmer notre gratitude. Que Dieu vous préserve de tout mal.