L’ARABIE SEOUDITE ET LES FESTIVITES DE LA JOURNEE NATIONALE
UNE BASE POUR LA PAIX, PIONNIERE DANS LA REPRESSION DE L’AGRESSION
L’entente arabe est l’obsession de tous les Arabes et des musulmans. Mais il est des entraves et des conditions auxquelles s’attachent une grande partie des leaders arabes et les parties en conflit. De ce fait, sur le terrain les dirigeants arabes ont confié au roi Fahd, leur grand frère qui se distingue par la sagesse et la patience, un nouveau rôle: ils l’ont choisi pour édifier la nouvelle entente arabe, sur des bases dont dispose le Serviteur des deux saintes mosquées. Il a exercé ce rôle lors de la crise libanaise et au temps de Taëf, partant des principes du droit et de la justice, deux qualités ayant marqué la personnalité et les comportements de ce grand chef. Aussi, réussira-t-il par sa souplesse et sa perspicacité à dissiper tout ce qui endolorit et attriste les Arabes et les musulmans. Les constantes servant de fondements à la politique régionale et internationale de l’Arabie séoudite, sous la sage direction du roi Fahd Ben Abdel-Aziz, constituent la base principale de la stabilité et de la paix, non seulement dans la région du Golfe, mais dans tout le Proche-Orient et, partant, partout dans le monde. Les événements dont la région et le monde sont le théâtre, confirment ensemble l’importance du rôle dont s'acquitte l’Arabie séoudite, dans les domaines de la sage confrontation aux dangers qui menacent tel Etat et tel autre ou tous les Etats réunis. Le royaume œuvre sans répit en vue d’éteindre les incendies, éliminer les causes des conflits entre les frères, de rapprocher les vues entre les amis et les voisins , d’instaurer la paix sur base de la justice et du droit, à la place de la violence, de la force et des guerres. Le royaume se soucie, en même temps, de satisfaire les ayants-droit et défendre les questions sacro-saintes à propos desquelles il ne tolère aucun compromis et ne les laisse pas s’exposer à la perdition. Passant en revue les bases des constantes séoudites, une étude académique occidentale en déduit, en substance, que le royaume progresse depuis sa fondation par le regretté roi Abdel-Aziz Al-Séoud, en s’inspirant de la religion et du Coran. Lui qui a été édifié sur l’unification et l’unité, ne cesse d’agir en vue de consacrer le droit et la coopération avec les frères et les amis, tout en prenant la défense du droit avec toutes ses possibilités et en faisant face à ce qui menace l’indépendance et la souveraineté, pour lui-même et pour les Etats frères, condamnant toute agression ou injustice contre les autres. La même étude souligne, aussi, que les mondes arabe et occidental n’auraient pu sauver un Etat comme le Koweit et repousser l’agression irakienne contre la principauté, n’était le rocher que constitue le royaume d’Arabie séoudite, à travers lequel ils ont fait face à l’envahisseur, ce pays ayant offert une présence politique, religieuse, économique et militaire inexpugnable dans la région. L’étude en arrive à affirmer que le rôle séoudien efficace et fondamental, a réalisé l’équilibre dissuasif et, certaines fois a rassemblé les grandes forces qui s’allient à celles œuvrant en faveur de la justice et de la paix, pour protéger les principes, les droits et la stabilité.
ROLE EFFICACE
A cause de l’efficacité de ce rôle, les grands Etats doivent agir à l’effet d’aplanir les obstacles qui les empêchent d’atteindre leurs objectifs. Sa Majesté a défini la base générale du rôle dont s’acquitte le royaume dans la région, dans le monde islamique et, partant, partout dans l’univers. De fait, il a dit au cours d’une réunion du Conseil des ministres séoudien que le rôle de l’Arabie séoudite consiste à assurer le bien, la dignité, la sécurité et la stabilité à l’homme. Partant de cet objectif, le royaume croit dans la paix en tant que voie pour le progrès. Aussi, persiste-t-il sur les chemins des principes et s’emploie à relever le niveau de vie de l’être humain. La liste des réalisations accomplies par le royaume séoudite dans ces domaines, comporte des milliers d’exemples et de témoignages dont l’énumération exige de vastes espaces. On peut s’arrêter à des stations principales qui jettent la lumière sur les réalisations enregistrées durant l’année écoulée, entre la précédente journée nationale et celle que le royaume célèbre, aujourd’hui 23 septembre, avec tous les frères et les amis. La question de Palestine et Jérusalem étaient et restent, la première cause du royaume qui a déployé et ne cesse de déployer de grands efforts en vue de récupérer le droit spolié et de le restituer à ses propriétaires tant palestiniens, arabes que musulmans établis en Palestine ou dans les territoires arabes occupés par Israël. Dans ce cadre, s’inscrit l’initiative séoudite sous la direction du Serviteur des deux saintes mosquées, appelant la conférence de Madrid à instaurer la paix juste sur base des principes du droit et des résolutions des Nations Unies, exigeant le retrait d’Israël de Jérusalem, comme des territoires occupés en Cisjordanie et à Gaza, tout en donnant au peuple palestinien le droit de créer son Etat indépendant. Ces résolutions exigent, également, l’évacuation du Golan et du Liban-Sud, comme fondement n’ayant pas de rechange, d’une paix solide dans la région. L’Arabie séoudite considère que ces principes ne sont pas sujets à compromis, ni à concession. Puis, elle considère qu’elle n’est nullement concernée par les offres de normalisation prématurée avec Israël. Du moment que cette normalisation, dans l’idée des Israéliens, doit intervenir avant la réalisation de la condition la plus importante de la paix à Jérusalem, en Palestine, sur les hauteurs du Golan et au Liban-Sud. Pour confirmer cette règle et ce fait, le roi Fahd a notifié les Etats régionaux et les grandes puissances, maintes fois, que le royaume est soucieux de maintenir une ligne stable sur la voie du progrès vers la paix, sur base du droit; conformément à la logique de la loi et des principes de justice. Puis, il s’est rendu en Egypte pour participer au sommet tripartite avec les présidents Hosni Moubarak et Hafez Assad qui se sont engagés à s'en tenir aux principes mentionnés, tout en adoptant une position unique en vertu de laquelle aucune normalisation n’est possible avant l'instauration d’une paix juste et globale.
AUX COTES DU DROIT
L’Arabie séoudite s’est tenue aux côtés du droit syrien quant à la récupération des hauteurs du Golan, comme base de tout règlement. Et aux côtés du Liban quant à son droit de reprendre les portions de son territoire occupées par Israël au Sud et dans la Békaa-ouest son évacuation de ces portions devant s’effectuer d’une manière inconditionnelle, en vertu de la résolution 425 du Conseil de Sécurité. L’Arabie séoudite était en tête des Etats arabes ayant proposé la tenue d’un sommet au Caire après l’accession de Benjamin Netanyahu à la présidence du Conseil en Israël, afin de procéder à une évaluation de la conjoncture et d’unifier la position arabe, pour faire comprendre à l’Etat hébreu que les pays arabes s'en tiennent aux principes de Madrid servant de base à l’opération de paix dont ils ne dévieront pas, les manœuvres israéliennes ne pouvant déboucher que sur la tension, l’immobilisme et les guerres. Cette position fut à la base de l'action arabe et a entraîné la tenue de la conférence des ministres arabes des Affaires étrangères au siège de la Ligue arabe la semaine dernière. Ainsi, les Arabes ont mis Israël en garde contre la tergiversation, l’atermoiement et son désengagement de l’opération de paix, car cela amènera la partie arabe à reconsidérer toutes les décisions précédemment prises et, aussi, à faire marche arrière en ce qui concerne l’éventuelle normalisation dans certains domaines. Sur le double plan de la souveraineté et de la sécurité, le royaume séoudite s’en est pris avec force et fermeté aux éléments stipendiés ayant trempé dans les attentats à l’explosif perpétrés ça et là. L'Arabie séoudite a été au niveau de la responsabilité, en ce sens qu’elle a identifié les comploteurs de Ryad et leur a infligé un châtiment exemplaire. De même, elle est parvenue à identifier les auteurs de l’attentat d’Al-Khôbar, partant de sa détermination à ne pas transiger sur le plan de la sécurité, base essentielle de la stabilité interne. Rien ne sera épargné à l’effet de neutraliser quiconque mettrait en danger les citoyens et les résidents. Face aux périls menaçant l’indépendance des Etats du Golfe et leur sécurité, le royaume a pris le parti de tous ceux qui s'exposent aux dangers extérieurs, partant de sa stratégie qui vise à réprimer l’agression et à mettre en échec les visées expansionnistes. Cette politique a été adoptée par l’Arabie séoudite en tout temps, à commencer par les velléités d’expansionnisme d’Israël, l’appui à l’Irak dans sa confrontation avec l’Iran et le soutien du peuple koweitien pour l’aider à libérer son territoire de l’occupation irakienne. C’est une attitude qui est appelée à se perpétuer, jusqu’à ce que s’estompent les menaces du régime irakien contre ses voisins arabes et ce, en application de la légalité internationale concrétisée par les résolutions du Conseil de Sécurité.
LA PAIX PAR LE DIALOGUE ET NON PAR LA FORCE
Le prince Sultan Ben Abdel-Aziz, deuxième vice-président du Conseil, ministre de la Défense et de l’Aviation, inspecteur général séoudien, avait été excessivement clair quand il a annoncé que l’Arabie séoudite se tient aux côtés du droit des peuples à défendre leur souveraineté et leurs territoires. Dans le même temps, il a exprimé sa satisfaction de la tendance à envisager d’instaurer la paix loin du langage de la force. De plus, il a démenti les nouvelles selon lesquelles des forces américaines stationneraient en Arabie séoudite, comme d’aucuns le prétendent “Il existe, dit-il, des avions de combat relevant de pays chargés d’exécuter les résolutions du Conseil de Sécurité”. En peu de mots, le prince Sultan a affirmé que personne n’a demandé à l’Arabie séoudite de permettre aux avions US de décoller du territoire séoudien pour asséner des coups à l’Irak. “Si une telle demande était formulée, dit-il, elle la rejetterait, partant de la conviction de Ryad qu'il ne peut tolérer aucune attaque contre les autres pays, tout en se réservant le droit de repousser les agressions contre son territoire ou celui de ses partenaires du Conseil de coopération du Golfe. Partant de cette idée, l’Arabie séoudite ne cesse de déployer des efforts incessants, en vue de régler les conflits frontaliers qui l’opposent à certains de ces pays. En ce qui concerne son conflit avec Bahrein et Qatar, l’Arabie séoudite est parvenue à en minimiser la gravité et à en atténuer l’impact. Il en a été ainsi avec le sultanat d’Oman. D’ailleurs, le prince Sultan Ben Abdel-Aziz s’est rendu à Sanaa à la tête d’une délégation officielle, afin de trancher le conflit frontalier séoudo-yéménite. Selon des sources diplomatiques, Ryad et Sanaa sont profondément désireux de régler leur conflit frontalier et de coopérer dans tous les domaines, ceci servant l’intérêt des deux pays. Le roi Fahd a toujours pris l’initiative d’aider les Etats frères pour surmonter toutes leurs épreuves. Il s’est tenu aux côtés de l’Etat des émirats arabes unis pour recouvrer sa souveraineté sur ses trois îles occupées par l’Iran. L’Arabie séoudite n’a jamais hésité à épauler les peuples islamiques qui luttent pour leur liberté et leur indépendance, au triple plan politique, économique et international. Cette aide apparaît dans tout son éclat dans la guerre menée par le peuple afghan pour se libérer de l’occupation soviétique et, par la suite, dans son action visant à unifier ses fils et à édifier l’Etat. Il en fut de même par rapport aux peuples de Bosnie et de Tchétchénie. L'espace nous manque pour énumérer les réalisations séoudites dans toutes les étapes et les circonstances. Qu’il nous suffise de mettre en relief son grand rôle humain en tant qu’Etat œuvrant avec l’arme de la foi et du droit, pour rendre justice à tout peuple et à toute personne frappés d’injustice, en leur assurant des conditions d’une vie meilleure. “Je réalise, a dit un jour le roi Fahd, la grandeur de la responsabilité et le poids de la charge que Dieu a voulu me faire supporter, en l’implorant pour qu’il m’aide à l’assumer. Je m’engage vis-à-vis de Dieu et de vous-même, à consacrer mes efforts et mon temps à vous assurer le bien-être, la sécurité et la stabilité. A être un père pour les plus jeunes et un frère pour leurs aînés. Je ne suis que l’un de vous, ressentant vos joies et vos peines”.