SATURNALES

“C’EST LA NUIT QU’IL EST BEAU DE CROIRE A LA LUMIERE”

“La lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont point reçue”. Que ce soit Edmond Rostand ou Saint Jean, la lumière ne semble point être le premier souci de nos responsables. Ni le dernier! D’un trait de plume, ils ont choisi l’obscurantisme, le parti - pris et la censure. Car il s’agit bien de censure, bien qu’on veuille baptiser cette décision d’une réorganisation du paysage audiovisuel. “La Voix de la Charité” et “Télé-Lumière” dérangent. Ils n’appartiennent pas à la clique et à la claque gouvernementales. Dans ce cas, elles doivent disparaître. Les autorités se sont habituées aux médiocres et aux rampants. On l’a bien vu, hélas, même à Achrafieh où des personnes censées “réfléchir” ont été applaudir avec forces vivats et “AWIHA”... à la manne qui tombait non du Ciel, mais de l’Enfer. Les Libanais vont-ils réagir, ou vont-ils encore une fois, se faire avoir? Vont-ils accepter d’être les dindons de la farce? Vont-ils continuer à chanter les louanges de ceux qui les briment?

LORD CAMDEN, JOHN WILKES LES LIBERTES ET NOUS

Cela se passe au milieu du XVIIIème siècle, en Angleterre. Homme politique et publiciste, John Wilkes fonde le journal “North Briton” et avec le poète Churchill, mène une campagne virulente contre la politique personnelle de George III et de son gouvernement de laquais. Ses attaques mordantes le rendent vite très populaire; il est applaudi par les nombreux mécontents dont il suscite l’enthousiasme, mais il déchaîne aussi la colère du roi. “L’Affaire Wilkes” devient vite le symbole de la lutte pour les libertés nationales contre un pouvoir de plus en plus accapareur. Wilkes et d’autres personnes sont emprisonnés dans des conditions particulièrement douteuses. Appelé à juger dans l’Affaire Wilkes, Lord, Camden, “Chief Justice” (Juge principal) se prononce contre la légalité du procès, malgré toutes les pressions subies. Il gagne là une immense popularité. Wilkes est reçu triomphalement aux Communes et le peuple se rallie aux cris de “Wilkes et Liberté”. Le roi est obligé de céder. Wilkes est élu Lord Maire de la ville de Londres et il oblige les Communes à reconnaître le droit de rendre compte de leurs débats. La liberté l’emporte sur l’oppression en 1771 à Londres. Et au Liban? Va-t-on oser se battre pour les libertés? Laissera-t-on une loi aussi bancale que celle sur l’Audiovisuelle être appliquée sans protester, sans contester? Se trouvera-t-il un “Wilkes” libanais appuyé d’un Lord Camden local, qui oseront braver les diktats d’irresponsables ignorants?

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LA «IVY LEAGUE» OU «JE MEURS OU JE M’ATTACHE»

«La Revue du Liban» grâce à Internet est lue aux quatre coins du monde. C’est avec plaisir que nous avons reçu du professeur Kamal Jabre, diplômé des universités de Brown et de Harvard, les précisions suivantes au sujet de la «IVY LEAGUE» qui désigne les prestigieuses universités de la Côte Est des USA. «La Ligue de Lierre» se compose de 8 universités que l’on citera par ordre alphabétique: 1- Brown University, Rhode Island 2- Columbia University, New York 3- Cornell University, New York 4- Dartmouth University, New Hampshire 5- Harvard University, Massachusetts 6- Philadelphia University, Pennsylvania 7- Princeton University, New Jersey 8- Yale University, Connecticut. Bien que John Hopkins, Maryland soit une excellente université, elle n’est pas une des «Ivy League». Quant à l’université de Princeton, de nombreux Libanais l’ont visitée ou y ont fait leurs études grâce à la présence d’un des plus illustres «cerveaux» d’origine libanaise le professeur Philip Hitti, historien et auteur de nombreux ouvrages dont: «Le Liban dans l’Histoire», «L’Histoire des Arabes» ou «Le Moyen-Orient dans l’Histoire». Ses livres ont été traduits dans une vingtaine de langues dont le japonais.

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“LA MENAGERIE DE VERRE” ET “LE CARNAVAL DES ANIMAUX”

La rentrée des classes se fait dans l’anarchie la plus totale sur les routes, la saleté la plus incroyable, le manque d’eau et l’absence d’hygiène les plus inimaginables. Tout cela dans la béatitude la plus absurde, les auto-satisfecits les plus délirants des soi-disant responsables de notre malheureuse république. C’est vrai qu’on a le choix: entre la peste et le choléra, entre l’urticaire et la gale, entre la diarrhée et les vomissements, entre les jambes ou les bras en plâtre. Mais honni soit qui mal y pense! A entendre nos si peu glorieux ministres et députés, nous vivons dans la république de Cocagne que nous envient les Suisses, les Luxembourgeois, les Andorriens, sans compter tous les autres réunis. Oublions les factures, les factures qui pleuvent drues depuis la fin des élections. Electricité, eau, téléphone, scolarité, municipalité, tout est venu en même temps. Rien ne peut attendre sous peine d’amende. Et qui flanquera des amendes à l’Office des Eaux qui laisse nos robinets secs, depuis plus de trois semaines? On a eu beau clamer, réclamer, téléphoner, rien à faire! Pas la moindre goutte d’eau! Il faut se laver à l’eau minérale, il faut cuisiner à l’eau minérale, il faut se battre pour l’eau minérale, car elle a presque totalement disparu du marché. Quant à l’eau des camions- citernes, elle est d’une propreté quasi - douteuse. Qui a jamais prélevé un échantillon pour l’analyser en laboratoires? Certainement pas un responsable. Quant aux promesses pré-électorales? Elles n’engagent que ceux qui y croient.

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DES FEMMES AU “VMI”

Le célèbre “Virginia Military Institute” connu comme le “VMI” vient d’ouvrir ses portes aux femmes. Les postulantes, jusqu’à ce jour ne sont pas nombreuses et pour cause: il n’a pas encore été décidé si on rasera le crâne des futurs conscrits féminins. A noter qu’heureusement en anglais la question du genre ne se pose pas: “HE” ou “SHE” (“Il” ou Elle”) qu’importe? Si la gente féminine exige l’égalité, elle devra la subir jusqu’au bout, là où on la lui accordera. Aussi est-il indispensable que la prochaine conférence universelle de la femme décide s’il est meilleur d’opter pour les privilèges ou pour l’égalité. Aux Libanaises de nous faire savoir ce qu’elles en pensent!

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UN BAISER EST UN BAISER!

Que l’on ait six ans ou soixante ans, s’il n’est pas réciproque, s’il est imposé, cela s’appelle “harcèlement sexuel”. Un élève de la ville de Lexington en Caroline du Nord, Jonathan Prevette âgé de six ans, a été suspendu des cours de son école, rapporte l’agence “Associated Press” parce qu’il a embrassé sur la joue une camarade de classe, qui a été se plaindre à la maîtresse d’école. Le gamin a eu beau expliquer que c’est la petite fille qui le lui a demandé, il a été puni. La maman ayant porté plainte auprès des autorités de la ville, s’est entendu répondre qu’un baiser est un baiser, même si les protagonistes sont des gosses. Il faut apprendre la bienséance aux enfants dès leur plus jeune âge. Réponse de la maman: “C’est ainsi qu’on va créer des refoulés et des complexés”. Néanmoins, Jonathan n’ira pas à l’école pendant une semaine.

MARY YAZBEK AZOURY.