EXCLUSIF

RENCONTRE AVEC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE

ZEIN EL-ABIDINE BEN ALI A MELHEM KARAM:

UNE INTERVENTION INTERNATIONALE S’IMPOSE POUR ARRETER LES ABUS ISRAELIENS QUI MENACENT LA PAIX MONDIALE

Il sait comment faire face avec souplesse aux difficultés et ne pas barrer la voie au dialogue, en restant ouvert de cœur et d’esprit. Il estime que la démocratie offre bien des alternatives à la recherche de solutions aux problèmes les plus inextricables. Excellent lecteur, le président Zein el-Abidine Ben Ali croit comme nous à la Presse intelligente et à son impact sur l’opinion et les convictions. Fidèle à ses amitiés, même ses adversaires ne peuvent formuler aucun grief en rapport avec sa moralité ou relever dans son administration une anomalie de nature à ternir sa transparence. A lui, revient le mérite d’avoir mis en valeur la grandeur du patrimoine tunisien et transformé Tunis en capitale culturelle durant l’année à venir. Il vous est difficile d’écrire sur un président de sa trempe, dont ne peut parler que celui qui le connaît. C’est un chef sage au visage avenant. Son cœur refuse la vengeance et ne se prête pas à la répression. Imaginez-vous un chef d’Etat entrant sans garde du corps dans une prison et engageant le dialogue avec les détenus sans craindre d’être pris en otage? Courageux, il traite avec la difficulté comme il le ferait avec le sourire, le bonheur ou les choses faciles. On dirait que s’appliquent à sa personne, les vers débités par Al-Moutanabbi devant Seif el-Islam et s’exprimant en substance: “Les circonstances peuvent changer, mais vous restez imperturbable et toujours le même”. En plus de la bienveillance qu’il manifeste à l’égard de ses fils tunisiens, il a adopté la cause palestinienne d’une manière exemplaire, à tel point que le président Arafat a confié dans une interview accordée au “Hawadess”: “L’épaule du président Ben Ali est pour nous l’appui solide et son cœur un hâvre accueillant”. Le président Ben Ali m’a reçu avec son amabilité coutumière au palais de Carthage, l’audience s’étant prolongée au-delà d’une heure, en présence du ministre Abdel-Wahab Abdallah, conseiller et porte-parole de la présidence de la République. Il a répondu longuement et avec franchise à toutes mes questions.

NOUS AVONS SORTI LES REGIONS RURALES DE LEUR ISOLEMENT

Melhem Karam: - Vous avez engagé avec succès la bataille pour le développement des régions rurales tunisiennes, par la création d’un fonds de financement populaire. Votre expérience a été la première du genre dans le monde. Croyez-vous possible de la généraliser dans d’autres Etats ou bien son succès est-il dû aux spécificités tunisiennes?

Le président Ben Ali: “Lorsque nous avons fondé, il y a quatre ans, ce que nous avons appelé la Caisse de solidarité nationale, notre obsession était de trouver une formule pouvant nous permettre de sortir les régions éloignées de leur isolement et, partant, de leur assurer les données nécessaires susceptibles de les aider à s’intégrer au cycle économique général du pays, tout en contribuant à l’opération du développement. Etant persuadé que celle-ci ne se réalise ni ne se complète sans un effort sérieux visant à relever le niveau de ces régions qui avaient besoin des éléments les plus élémentaires d’une vie normale: eau potable, électricité, routes, projets de caractère économique et centres sanitaires. “Puis, chaque Tunisien ou Tunisienne a le droit au bien-être et à une vie digne. Il fallait remédier à la disparité sociale le plus rapidement possible.”

CLIMAT PROPICE A L’INVESTISSEMENT

Melhem Karam: - Sous votre régime, Tunis a apporté des révisions positives aux lois sur les investissements au profit des investisseurs autochtones et étrangers. De telles révisions ont-elles eu une bonne influence sur les opérations d’investissement dans votre pays?

Le président Ben Ali: “Je considère cette opération comme prioritaire sur le plan de la politique de développement que nous avons élaborée, étant donné l’importance du rôle de ce secteur dans l’évolution de la production nationale, sa diversification, l’exploitation des richesses, le soutien à l’exportation et la fourniture de nouveaux emplois. “Pour atteindre ces objectifs, nous avons cherché à assurer le climat propice à l’investissement, à travers une politique globale de réforme. A cette fin, nous avons édité la revue unifiée pour l’encouragement de l’investissement. “Notre action ne s’est pas limitée à l’évolution du cadre juridique. Nous avons, également, veillé à préparer l’infrastructure adéquate, en créant de nouvelles zones industrielles, en améliorant les zones actuelles, en relevant le niveau et la qualité des services administratifs. De même, nous avons unifié les guichets d’investissement, soutenu les services des communications en réduisant leur coût au profit de l’investisseur. “Tout cela a donné d’excellents résultats dans le domaine de l’investissement. Nous sommes optimistes quant à l’avenir, d’autant que la Tunisie jouit d’une grande confiance dans les milieux financiers internationaux, étant donné sa fidélité à ses engagements. “Puis, le climat de stabilité et de paix sociale a assuré les conditions requises et une garantie pour les investisseurs, ce qui encourage ces derniers à traiter avec Tunis.

PLAN DE RELEVEMENT DES REGIONS DESHERITEES D’ICI A L’AN 2.000

“Partant de là, nous avons fondé le Fonds de solidarité nationale, alimenté par les donations des institutions et des particuliers en Tunisie, de même que par certains amis et bienfaiteurs à l’étranger. Nous avons déterminé les régions déshéritées et élaboré un plan en vue de leur relèvement d’ici à l’an 2.000, nous comptons sur la détermination des Tunisiens et leur coopération. De ce fait, l’expérience tunisienne dans ce domaine est devenue, Dieu merci, un modèle à suivre, selon les spécificités de chaque société et sa situation. Le service de l’homme, où qu’il soit, est un devoir sacré et une question noble que chacun est tenu de servir, sans épargner aucun effort possible pour en assurer le succès”.

MOBILISATION AU SERVICE DE LA TERRE

Melhem Karam: - Vous avez créé maintes institutions scientifiques, dont la “cité des sciences et de la technologie”. Cela signifie-t-il que vous planifiez en vue de transformer la Tunisie de pays agricole en pays industriel?

Le président Ben Ali: “Notre création d’institutions scientifiques, telle la “cité des sciences et de la technologie”, ne signifie pas que nous visons à opérer une telle transformation. Elle a pour but de faire évoluer l’action au plan du développement, y compris l’industrie et l’agriculture, sur la base des recherches, de l’expérimentation et des innovations. Ceci nous permet de profiter des technologies modernes et de les utiliser dans les différents domaines du développement. “Partant de notre conviction que toute action de cette nature est tributaire de notre alignement sur l’évolution technologique, nous avons œuvré aux fins de moderniser le secteur agricole, en encourageant les techniciens, les ingénieurs agronomes et les jeunes à se mobiliser au service de la terre. “Dès le 7 novembre 1987, nous avons résolu d’exploiter tout pouce de notre terre et de notre potentiel agricole, de manière à assurer l’autosuffisance alimentaire. Dans le même temps, nous avons mis le secteur en état de relever les défis et, tout particulièrement, de soutenir la concurrence. De tels objectifs ne peuvent être atteints sans des centres pour la recherche scientifique et la technologie”.

Melhem Karam: - Quels problèmes prioritaires accaparent-ils votre attention à l’heure actuelle au double plan intérieur et extérieur?

Le président Ben Ali: “La réhabilitation de l’économie tunisienne figure en tête de nos préoccupations, pour qu’elle puisse affronter les défis futurs, découlant de l’intégration de la Tunisie à l’économie mondiale et de son élévation au niveau des pays évolués. “Cette opération a été entamée depuis près d’un an dans tous les domaines d’une manière progressive. Il s’agit d’une opération complexe exigeant beaucoup de sérieux, d’efforts et de persévérance, pour que les institutions qualifiées soient en mesure de faire face à la concurrence mondiale. Nous sommes confiants dans le succès de cette opération, grâce à la détermination de toutes les parties concernées et à leur capacité d’aplanir tous les obstacles. Notre action englobe la plupart des secteurs éducatif, pédagogique, économique, professionnel et de la recherche scientifique”.

Melhem Karam: - Sur le plan de la coopération économique extérieure, la Tunisie s’est dirigée vers les pays du sud-est asiatique, bien qu’un partenariat commercial lie votre pays à l’Union européenne: où placez-vous la coopération tuniso-asiatique sur la carte de l’économie tunisienne?

Le président Ben Ali: “Tout d’abord, je tiens à préciser que les liens noués par la Tunisie avec l’Union européenne, ne contredisent nullement la tendance de notre pays à coopérer avec d’autres pays, qu’il s’agisse des pays arabes, asiatiques, africains ou américains. D’autant que nous assistons, aujourd’hui, à une tendance vers la globalisation du marché. “Tous ces pays représentent un vaste marché auquel nous essayons de pénétrer, car il constitue un nouvel espace se prêtant à l’écoulement de nos produits. De plus, ce peut être une source de financement à nos projets et de profit au plan de la technologie. Enfin, cela offre d’intéressantes possibilités pour notre industrie touristique. “En bref, la coopération de la Tunisie avec les pays asiatiques consacre les options de notre politique extérieure ouverte sur tous les Etats frères et amis”.

TUNISIE - JAMAHIRIYA LIBYENNE

Melhem Karam: - Les relations tuniso-libyennes ont connu, dernièrement, un nouvel essor dont le principal indice a consisté dans la réactivation de la commission mixte entre les deux pays; l’intensification des échanges commerciaux et le fait pour le président de l’Assemblée tunisienne d’avoir représenté votre pays aux festivités du 1er septembre à Tripoli... De même, votre Premier ministre, le Dr Hamed Al-Karaoui, s’est rendu au Maroc. Peut-on considérer ces indices comme une preuve du rétablissement de la concorde au sein de la maison maghrébine?

Le président Ben Ali: “Nous nous sommes souciés de raffermir les relations tuniso-libyennes sur base de la fraternité, de la solidarité et du bon voisinage. “L’embargo imposé à la Libye sœur et les multiples obstacles auxquels la région a été confrontée, ont produit leur impact sur l’Union maghrébine. Cependant, tout cela n’a pas compromis le processus de coopération qui est notre option à tous, traduisant les aspirations de nos peuples. Car ce dernier est soutenu par l’histoire, le voisinage géographique et les luttes nationales communes. “Aussi, les réunions périodiques du conseil de l’Union du Maghreb se sont-elles poursuivies, alors que les groupes de travail ministériels qualifiés ont entrepris la préparation des projets à réaliser”.

NOS PRINCIPES ET CONSTANTES

Melhem Karam: - La politique extérieure sage suivie sous votre régime par la Tunisie lui a valu la confiance et l’appréciation de tous. Quels sont les principes et les constantes sur la base desquels vous avez élaboré votre politique?

Le président Ben Ali: “La Tunisie n’a cessé de donner la preuve de son attachement aux principes et aux constantes qui régissent les relations de la fraternité et de la coopération entre les différents pays et peuples. “Notre pays œuvre avec sérieux et persévérance à l’effet d’établir des ponts de compréhension et de rapprochement entre tous les Etats frères et amis pour servir leurs intérêts communs et, aussi, aux fins de raffermir les fondements de l’entente et de la paix dans le monde. “Si nous avons agi en vue de consolider la position de la Tunisie sur la scène internationale et si le Maghreb arabe représente le champ premier de notre politique extérieure, notre pays s’emploie à resserrer ses liens avec les autres continents, en tant que pays arabe, africain et méditerranéen, ayant foi dans le coopération et le dialogue en tant que valeur humaine. “Ce qui caractérise notre politique extérieure, c’est notre attachement permanent à défendre les causes justes, le principe du respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats. Il s’agit d’une orientation stable, d’une option indépendante et d’une conduite qui ne change pas, autour desquelles nous établissons notre position envers toutes les questions qui se posent sur la scène internationale”.

Melhem Karam: - Vous avez joué un rôle important dans l’opération de paix entre l’Autorité palestinienne, et Israël, en particulier et entre les Arabes et l’Etat hébreu, en général. Mais aujourd’hui, et suite à l’intransigeance israélienne, le procssus de paix est sérieusement menacé. Comment est-il possible de prévenir cela?

Le président Ben Ali: “Les territoires pales-tiniens connaissent ces jours-ci une situation particulièrement grave, en raison des initiatives provocatrices et des actes répressifs entrepris par les autorités israéliennes. “Ces développements ne surprennent guère, car le sommet arabe ayant siégé en juillet au Caire, avait pris connaissance de la gravité de la conjoncture, après les menaces claires émanant du nouveau chef du gouvernement israélien au cours de sa campagne électorale et après son accès au pouvoir. “Les pratiques de la violence exercées par les forces israéliennes contre les Palestiniens, fournissent la preuve quant à l’intention de l’Etat hébreu de bloquer le processus de paix et de ne pas respecter les accords précédemment conclus, alors qu’il est tenu de s’y conformer. “Cette attitude de la part du gouvernement israélien ne se justifie pas, au moment où les Palestiniens et les Arabes ont donné la preuve de leur désir d’instaurer une paix juste et globale dans la région. «A mon avis, le seul moyen de prévenir le pire, consiste pour les Etats-Unis, la Russie et la communauté internationale qui ont dénoncé les pratiques du gouvernement israélien, à intervenir rapidement à l’effet d’amener l’Etat hébreu à renoncer aux actes de provocation et à s’en tenir à tous les accords conclus conformément aux principes définis à Madrid. Car il n’y a pas d’autre option que d’assurer le succès du processus de paix. Sinon le retour de la région à un nouveau cycle de violence et de conflits armés, constituera une menace pour la paix et la stabilité dans toute la région proche-orientale et, peut-être, dans le monde entier».

PAS DE DETENUS D’OPINION EN TUNISIE

Melhem Karam: - Certains moyens d’information prétendent qu’il existe en Tunisie des détenus d’opinion et des violations aux droits de l’homme. Qu’auriez-vous à dire, M. le président, à ce sujet?

Le président Ben Ali (part d’un éclat de rire avant de répondre): «Cette allégation est dénuée de fondement. Il n’y a pas de détenus d’opinion chez nous, ni aucune atteinte aux droits de l’homme. Au contraire, il existe une manière souple de traiter avec les penseurs et les hommes de lettres et une protection totale des droits de l’homme; telle est notre devise».

Melhem Karam: - Dans le discours que vous avez prononcé au cours du 11ème sommet ayant tenu ses assises au Caire en juillet dernier, vous avez formulé des propositions pratiques destinées à régler les conflits interarabes et à réévaluer l’action arabe commune. Y a-t-il du nouveau à propos de ces propositions?

Le président Ben Ali: «En plus de ce qu’exige de nous le devoir de la fraternité et de la solidarité, les défis auxquels notre région est confrontée et les développements qui s’y produisent, suscitent l’inquiétude, surtout en ce qui concerne l’opération de paix au P.O., laquelle reste en tête de liste parmi nos préoccupations, étant donné ses répercussions sur l’avenir de nos pays et de nos peuples. Ceci exige de nous de resserrer les rangs, de consolider la coopération arabe et de coordonner les positions envers tous les problèmes d’intérêt commun. «Comme vous l’avez mentionné, la Tunisie a présenté des propositions en ce sens. Naturellement, celles-ci nécessitent un certain temps, bien qu’elles aient été approuvées par tous les frères arabes, pour rendre possible leur application dans le cadre de la Ligue. «J’ai le ferme espoir que notre lucidité et notre prise de conscience de la gravité des défis, nous inciteront à œuvrer ensemble aux fins d’atteindre nos nobles objectifs, par l’unification de nos rangs, la coordination de nos efforts et de notre action dans un proche avenir. «Quoi qu’il en soit, la Tunisie continuera à œuvrer en faveur des causes arabes dans le cadre de la Ligue ou d’actions bilatérales, pour contribuer à consolider la solidarité et l’entente arabes, sur base du respect mutuel de la souveraineté des Etats, de leur intégrité territoriale, pour servir l’intérêt commun, réaliser la gloire de notre nation et le bien-être de son peuple».

LE LIBAN, UN PAYS AMI

Melhem Karam: - Qu’en est-il de vos relations avec le Liban et quel avenir lui prédisez-vous?

Le président Ben Ali: «Le Liban est un pays ami, nos relations avec cet Etat frère étant historiques et invétérées. Dieu merci, aucun problème ne nous a opposés, ni dans le passé, ni en ce moment. Je voue un sentiment spécial au Liban, au président Hraoui et au peuple libanais qui a beaucoup enduré des guerres qui se sont déroulées sur sa terre. «Je souhaite à ce pays et à son peuple tout le bien et la vitalité possibles».

Melhem Karam: - Quel est l’état de vos rapports avec les Etats-Unis et la Russie?

Le président Ben Ali: «Nos rapports sont excellents avec tous les Etats et n’avons aucune inimitié avec aucun d’eux, Dieu en soit loué».

Melhem Karam: - Et l’Arabie séoudite?

Le président Ben Ali: «Nos relations sont privilégiées. La première visite officielle que j’ai effectuée fut au royaume séoudite. J’ai un sentiment personnel a l’égard du «Serviteur des deux saintes mosquées», le roi Fahd Ben Abdel-Aziz à qui je voue de l’estime et de l’affection. C’est un grand homme et souhaitons que Dieu lui donne la santé qui est, en ce moment excellente, Dieu merci».

ASSAD, UN GRAND LEADER

Melhem Karam: - Comment qualifiez-vous vos relations avec le président Hafez Assad?

Le président Ben Ali: «Elles sont excellentes et j’aime toujours m’entretenir avec lui. C’est un grand leader jouissant d’une profondeur dans la vision et l’analyse politique… Il excelle à parler de tout sujet avec persuasion et connaissance. J’ai reçu une invitation à visiter la Syrie et je compte y répondre prochainement, s’il plaît à Dieu».

Melhem Karam: - Votre ministre des A.E., El-Habib Ben Yéhia, a laissé entendre au cours d’un entretien avec son homologue libanais, Farès Bouez, que la Tunisie pourrait envisager de reconsidérer le maintien de son bureau en Israël après ce qui s’est passé, Qatar ayant renoncé à la normalisation de ses relations avec l’Etat hébreu…

Le président Ben Ali: «J’ai maintes fois évoqué cette affaire, surtout lors du sommet arabe du Caire, liant l’évolution des relations tunisiennes avec Israël, à l’évolution de la cause palestinienne. «Si Israël entreprend des initiatives positives vis-à-vis de cette cause, nous agirons de même et vice-versa. L’évolution de nos relations avec ce pays est tributaire de l’évolution positive par rapport à l’affaire palestinienne et à ses rapports avec tous les Etats arabes».

“JE POURRAIS VISITER LA FRANCE EN JANVIER PROCHAIN”

Melhem Karam: - Vos relations avec la Banque mondiale sont excellentes et se concrétisent par l’octroi à votre pays de prêts destinés à financer des projets d’utilité publique. Quelles sont les raisons de tels rapports et leur motivation?

Le président Ben Ali: «Ces rapports sont motivés par la stabilité qui prévaut en Tunisie. De plus, nous sommes sincères quant à nos engagements vis-à-vis de la Banque mondiale».

Melhem Karam: - Pourquoi votre visite en France a-t-elle été ajournée à l’année prochaine, alors qu’elle était prévue pour le mois courant?

Le président Ben Ali: «J’ai reçu une invitation à me rendre en France, mais sa date n’a pas encore été fixée. Le président Jacques Chirac est un ami et je m’entretiens avec lui en permanence. Il est possible que je réponde à son invitation en janvier prochain».