LES GRANDS CHEFS D'ETATS

TRENTE-SIXIEME PRESIDENT DES ETATS-UNIS

DWIGHT DAVID EISENHOWER CONSACRA SA PRODIGIEUSE CARRIERE AU SERVICE DE LA PATRIE, DE L’HUMANITE ET DE LA PAIX

Le général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées en Europe en 1943, organise le débarquement en Normandie et conduit les armées alliées jusqu’à la victoire finale sur l’Allemagne nazie.

Dwight David Eisenhower (1890-1969). Investi par le parti républicain, il est président des Etats-Unis de 1952 à 1960 et connaît une grande popularité.

Durant ses deux mandats présidentiels, Eisenhower montre une grande habileté politique et diplomatique, d’une part, à la tête de l’OTAN et, d’autre part, contre la ségrégation raciale aux USA dans les écoles et dans l’armée.

Rappeler les qualités qui procédaient d’un homme énergique, courageux, loyal et humain, c’est rendre témoignage à la vérité. Dwight David Eisenhower personnifia ce que l’Amérique a de meilleur. Il a su toucher une corde du cœur américain, que seul un homme d’une énergie morale exceptionnelle pouvait faire vibrer aussi intensément. Eisenhower était guidé par sa passion de la justice et du bien. Profondément croyant, il avait une sereine confiance en la volonté de Dieu. Ardent patriote, la liberté et la démocratie étaient pour lui de vivantes réalités et non de vains mots.

IL AVAIT LE POUVOIR, PROPRE AUX GRANDS HUMANISTES, D’INSUFFLER UN IDEAL

Mais c’est à ses semblables surtout qu’il donnait sans lésiner le meilleur de lui-même. Aussi en était-il aimé autant qu’il les aimait. Il possédait ce don particulier aux grands meneurs d’hommes de susciter chez les autres un dévouement enthousiaste. Chez Eisenhower, l’amour du prochain tenait à sa foi en la bonté de Dieu et en celle de l’homme, sa créature. Cette générosité du cœur avait, en retour, conféré à sa vie publique un caractère singulier. Alors que les violentes passions propres à la politique engendraient trop souvent des animosités personnelles, il n’eut contre lui que des “adversaires”, jamais “d’ennemis”. Il lui arrivait, certes, de s’enflammer pour une cause, mais il était incapable de haïr qui que ce fût. Il lui arrivait de combattre vivement, violemment même, certaines idées, mais il ne s’en prenait jamais aux hommes.

IL PRENAIT DES DECISIONS GRAVES SOUS LE REGARD DE DIEU ET DANS LA PRIERE

En maintes circonstances, il prit des décisions qui ont fait pencher la balance en faveur de la paix, de l’Amérique et du monde entier. C’est dans de telles situations qu’il donnait sa pleine mesure. Si passionnées que fussent les discussions; c’est lui, toujours, qui avait le self-control. Nombreux sont les hommes que les guerres mettent en vedette; quelques-uns deviennent des héros aux yeux de leurs compatriotes, parfois même aux yeux du monde. Leur renommée, cependant, s’estompe à mesure que les années passent. Pour Eisenhower, il en a été tout autrement. Commandant suprême du corps expéditionnaire le plus formidable de l’histoire, vainqueur des armées allemandes dont il reçut la capitulation à la fin de la Seconde Guerre mondiale, président de l’université Columbia, commandant suprême des forces de l’O.T.A.N., peu d’hommes ont été comblés de tant d’honneurs et ont exercé de si hautes fonctions. Toutes les responsabilités, tous les postes de confiance que l’Amérique pouvait confier à l’un de ses enfants, elle les a confiés à Dwight Eisenhower. La grandeur d’Eisenhower ne procédait pas de ses fonctions, mais d’une force morale exceptionnelle qui, tout comme son souci du bonheur de l’humanité, dépassait les frontières nationales.

SYLVAIN THOMAS