AU BEIRUT-HALL
OUVERTURE DU SALON “ LIRE EN FRANÇAIS ET EN MUSIQUE ”
La présidente Hraoui coupe le ruban tendu à l’entrée du Salon du Livre. On reconnaît autour d’elle: Mme Margie Sudre, ministre d’Etat de la Francophonie, MM. Jean-Pierre Lafon, ambassadeur de France, Michel Eddé, ministre de la Culture; Jean-François Desmazières, conseiller culturel près l’ambassade de France.
Une ambiance de fête régnait ce soir-là, au Beirut-Hall où on célébrait avec joie les retrouvailles de francophones du monde entier (Belgique, Canada, Tunisie, Liban), liés par une langue et une culture qui ont apporté à la littérature des trésors de savoir et de beauté. C’est dans cet esprit qu’a eu lieu l’inauguration le jeudi 31 octobre, du Salon “Lire en français et en musique” devenu une tradition franco-libanaise. Rien d’étonnant en cela, Beyrouth étant, selon M. Jean-François Desmazières, conseiller cuturel près l’ambassade de France, “la capitale du livre et de la presse d’expression française”. Le salon “Lire en français et en musique” qui en est à sa 5ème édition, “déploie sa véritable dimension du plus grand événement culturel francophone du Moyen-Orient”. Le Beirut-Hall illuminé regorge déjà de personnalités, quand la fanfare salue l’arrivée de la Première Libanaise, Mme Mona Hraoui accueillie par MM. Jean-Pierre Lafon, ambassadeur de France; Desmazières et Mme Margie Sudre, ministre français des Affaires francophones et François Abi Saab, attaché de Presse près l’ambassade de France. M. Michel Eddé, ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur, accompagne Mme Hraoui et les hôtes français dans leur long périple à travers les librairies et les maisons d’éditions présentes. Sur une superficie de 3000m2 de stands, quatorze librairies, trois disquaires, trois représentations de l’édition de pays francophones, dix éditeurs et représentants avec cette année, un hommage à André Malraux, Mme de Sévigné, René Descartes et la célébration des cent ans de Bandes Dessinées. Un monde littéraire doublé du “Festival Musiques de France” avec six spectacles inédits au Liban, vingt représentations, dix-huit artistes, sans compter les expositions scientifiques (BIO POP) et photographiques.
|
La visite des différents stands. |
|
Mme HRAOUI: ORGANISATION MEILLEURE
Mme Hraoui s’arrête au hasard de sa visite, devisant avec les libraires, s’informant sur les derniers livres parus... Elle déclare: “Je me réjouis de l’ampleur de ce salon, car je m’intéresse beaucoup aux livres et, particulièrement, au salon “Lire en français et en musique” que je viens inaugurer tous les ans. Je trouve que, cette année, l’organisation est encore meilleure que d’habitude, la superficie plus grande, l’endroit plus spacieux; ce qui montre l’intérêt grandissant du public libanais et des libraires pour cette manifestation culturelle, dans le but de promouvoir la civilisation et la culture franco-libanaises”. Une présence remarquée, également, celle du président Charles Hélou, grand francophone et écrivain d’expression française venu assister au renouveau permanent de la langue qu’il chérit.
|
|
|
LE STAND DE “LA REVUE DU LIBAN”
Dès l’entrée nord du Salon, se découpe comme un coup de cœur, la pancarte annonçant le stand de “La Revue du Liban”, le magazine aux racines les plus profondément ancrées sur le marché local de la presse libanaise d’expression française. Plus qu’une institution, un symbole: “68 ans dans la continuité, à la pointe de l’événement, toutes générations confondues”, mentionne la brochure remise aux visiteurs; 68 ans sans jamais prendre une seule ride, au contraire! Son dernier bain de jouvence l’a révélée sous un nouveau look à l’aube du troisième millénaire. Plusieurs membres de l’équipe rédactionnelle veillent, amou-reusement, sur le stand de la Revue avec à leur tête, MM. Melhem Karam, président de l’Ordre des Journalistes et Michel Misk, directeur général - auquel la Revue doit tant - que Mme Hraoui vient chaleureusement saluer et féliciter pour leurs efforts. Le jeune Saër Melhem Karam fait aux personnes présentes une démonstration sur ordinateur, montrant “La Revue du Liban” rajeunie sur INTERNET, l’hebdomadaire étant désormais “branché” à ce réseau. De toute manière, “ce qui nous fait vieillir, ce n’est pas de prendre de l’âge, c’est de déserter notre idéal,” disait un penseur. C’est pourquoi, “La Revue du Liban” ne vieillira pas, puisqu’elle poursuivra toujours son idéal qui est la recherche de la vérité partout où elle se trouve et quel qu’en soit le prix. N’est-ce pas là la devise de feu Karam Melhem Karam: “La vérité m’a appris à la haïr, mais je n’ai pu le faire?” Partout, à tous les stands, comme un hommage commun à la France et au Liban, des livres d’écrivains libanais d’expression française trônent avec l’effigie de leurs auteurs et la mention des prix qui leur ont été décernés par les jurys littéraires français. Mais, est-il étrange de voir en tout Libanais assis entre deux cultures, un “enfant multiple” qui renaît sous les traits d’une Andrée Chédid, d’un Amin Maalouf, d’une Nadia Tuéni, d’un Alexandre Najjar ou de tant d’autres écrivains et poètes libanais dont le nom et le renom se sont à jamais unis à la reine des langues?
La Revue du Liban entre hier et aujourd’hui, 68 ans.
NICOLE EL-KAREH