RENCONTRE AVEC DEUX FEMMES-ECRIVAINS
CLAIRE GEBEYLI PRESENTE SA “CANTATE POUR L’OISEAU MORT”
ET
THERESE KHABSA SES “CICATRICES”
Claire Gebeyli.
DOUBLE VOLET...
L’activité de Claire Gebeyli com-porte deux volets: journalistique et littéraire. Selon elle, son écriture journalis-tique se doit d’être utile. Ainsi, ayant étudié les sciences sociales spécialisées en matière d’information médicale, elle joint ses connaissances à sa fonction de journaliste, en vulgarisant des notions scientifiques. D’autre part, son écriture littéraire est d’un tout autre aspect: “Cantate pour l’oiseau mort”, son premier roman (et sa 5ème publication) qu’elle est venue signer au salon du Livre, est né au terme d’une longue réflexion.
JOURNALISTE JUSQU’AU BOUT
En effet, ayant vécu l’actualité en première ligne et tenant à accomplir jusqu’au bout sa mission de journaliste, qui constitue principalement à informer, elle décide de mettre toutes ses informations sur papier. Bâtissant une histoire à partir de moments vécus, l’auteur peint une mosaïque de sociétés et restitue un bon nombre de dates qu’elle a, elle-même, vécues, à travers des personnages sortant de sa pure imagination. Se souvenir et composer: ainsi est né “Cantate pour l’oiseau mort”, l’auteur avouant qu’elle pense en poésie...
Thérèse Khabsa.
LE LIBAN D’AUTREFOIS
Eternelle adolescente, le regard pétillant et le sourire aux lèvres, Thérèse Khabsa dégage sérénité et joie de vivre. Son premier roman, “Cica-trices” a paru à Paris, durant la période où la guerre battait son plein au Liban (1989). “L’accouchement” a duré deux mois pendant lesquels, l’inspiration venait frapper à sa porte la nuit, pour vaincre ses insomnies et concrétiser, ce fou besoin de s’exprimer, qu’elle était incapable de traduire à travers ses toiles. Ces dernières, du coup, devinrent abstraites... Et les plaies tardèrent à se cicatriser: “Cicatrices” est resté cinq ans dans les tiroirs; l’en sortir faisait trop mal... L’ouvrage ne parle pas de la guerre, mais peint le Liban d’autrefois. “Ce Liban magnifique de mon enfance qui me manque tant aujourd’hui”, affirme l’auteur avant d’ajouter: “A travers ce livre, j’ai fait des allers-retours du présent au passé, afin d’exorciser toute douleur, en rêvant de tout ce qui était beau”.
R.M.