Importantes résolutions politico - professionnelles de la F.J.A. au Caire
Approuvé par les congressistes, le document de travail libanais réclame:
* L’amnistie des procès intentés aux journaux et la révision de la loi régissant l’audiovisuel au Liban
* La réduction des tarifs postaux et des billets d’avion au profit des journalistes
* Le rejet de toute tentative “d’apprivoiser” le verbe
Le président Hosni Moubarak a reçu pendant plus de deux heures, les membres du secrétariat général de la Fédération des journalistes arabes, en présence de M. Safouat el-Chérif, ministre égyptien de l’Information. Le Raïs entouré de MM. Ibrahim Nafeh, président de la FJA; Melhem Karam, vice-président; Salah Hafez, secrétaire général; Ziad Abdel-Fattah, Mohamed Maarouf, Mahmoud el-Bousseifi, Saber Falhout, vice-président; Ahmed Bahbahani et Noureddine Al-Hafsi.
La réunion au Caire du secrétariat général de la Fédération des journalistes arabes, a connu un grand succès au triple plan professionnel, politique et national. Des idées y ont été soumises, concernant: la réduction de 50% des prix des billets de voyage pour les journalistes; à l’exemption de ces derniers du visa d’entrée dans les Etats membres de la Ligue et à la contribution de ces pays au budget de la fédération, en contre-partie des services que la Presse rend à leurs causes. Le président Hosni Moubarak a couronné la réunion par une rencontre avec les membres du secrétariat général, au cours de laquelle il a pris position envers les questions intéressant le monde arabe. Les participants ont approuvé le document de travail libanais préconisant la révision de la loi régissant l’audiovisuel; une amnistie générale des procès intentés aux représentants de la Presse et aux imprimés, un allègement des tarifs de transport et des frais postaux au profit des journaux. La fédération s’est prononcée en faveur de la création d’un Institut régional pour la formation des journalistes; et a mis l’accent sur la nécessité de clarifier la situation ambiguë des confrères algériens, suite à l’absence du représentant de l’Algérie. De même, elle a constitué des commissions d’enquête sur les conditions de travail des journalistes dans ce pays; ainsi qu’une commission des libertés sous la présidence de M. Melhem Karam (Liban), celle-ci devant œuvrer en coordination avec la commission permanente.
LES PARTICIPANTS À LA RÉUNION
Ont participé à la réunion du Caire: Ibrahim Nafeh, président des journalistes égyptiens et de la fédération; les vice-présidents Melhem Karam (Liban), Saber Falhout (Syrie), Ahmed Youssef Bahbahani (Koweit), Noureddine Al-Hafsi (Tunisie), Salaheddine Hafez (Egypte), secrétaire général; les secrétaires: Elias Aoun (Liban), Ziad Abdel-Fattah (Palestine), Mohamed Said Maarouf (Soudan), Yasmine Massoudi (Yémen), Mahmoud el-Youssofi (Libye), Adnan el-Rached (Koweit). Mohamed el-Arabi Al-Massari (Maroc), vice-président; Nasser Eddine Bouzaza (Algérie) et Hatem Zakaria, secrétaire financier, se sont absentés. A la séance d’ouverture, M. Ibrahim Nafeh a rappelé dans son allocution les réalisations accomplies par la F.J.A. depuis sa création, il y a six mois, avant de s’étendre sur la liberté de la Presse dans la patrie arabe; sur la nécessité de lui accorder plus d’attention et de soutenir les confrères qui exercent leur profession dans des circonstances difficiles. De plus, il a insisté sur la nécessité d’organiser des cycles de formation et de réhabilitation des journalistes.
KARAM: UN DOUBLE DÉFI À RELEVER
Puis, M. Melhem Karam, vice-président, a dit que la Presse est confrontée à un double défi politique et technologique. “Aussi, se doit-elle de se familiariser avec le Modem, l’Internet, le CD Rom, le Network et le Cyber Media et de se signaler par son opiniâtreté dans la lutte en faveur du droit et de la souveraineté, afin de conserver sa combativité dont nous avons le plus besoin”. M. Karam enchaîne: “Quand nous parlons du verbe, il s’agit du verbe intelligent ayant foi dans l’évolution, la présence et la rationalité, traitant avec un lecteur cultivé et perspicace qu’on ne peut leurrer... Au Liban, la liberté de la Presse est sa raison d’être, le Libanais n’ayant d’autre choix que de subir le martyre pour protéger sa liberté qui est son combustible et son pain quotidien. “La Presse arabe, poursuit-il, se doit d’apprendre aux gens à dire “non” quand il le faut. Quant aux Arabes, ils ont en face d’eux un tyran d’un genre nouveau: c’est Benjamin Netanyahu qui se maintient par la sédition et le sang, tout en retournant la logique contre son antagonisme, même au prix de la criminalité et des destructions”.
POLITIQUE DISCRÉTIONNAIRE
M. Karam en arrive, alors, à parler de la loi régissant l’audiovisuel au Liban dont il dénonce “l’application défectueuse”, avant de poursuivre: “C’est pourquoi, nous invitons l’autorité libanaise à reconsidérer la politique discrétionnaire qu’elle adopte dans l’application de cette loi, afin que celle-ci réponde aux exigences de la liberté d’expression et du pluralisme. “La Presse libanaise rejette toutes les tentatives d’apprivoisement du verbe visant à le vider de son contenu. La lutte des journalistes se poursuit en vue de garantir la liberté contre tout terrorisme ou toute répression”. Il termine son intervention en demandant l’appui de la F.J.A. à la Presse libanaise pour l’aider à atteindre deux objectifs: la réduction des tarifs de transport des imprimés et une amnistie générale des procès intentés aux journalistes et aux journaux. Quant à M. Saber Falhout, il s’est réjoui des réalisations accomplies par la fédération au cours du dernier semestre, en vue d’atteindre ses objectifs en ce qui concerne la consolidation du rôle du verbe. “Il faut, dit-il, immuniser le journaliste contre quiconque cherche à spolier son rôle ou à l’empêcher de s’acquitter de sa noble mission” et insiste sur la nécessité “de redoubler d’efforts à l’effet de resserrer les rangs des journalistes arabes, en amenant les syndicats de Jordanie et d’Irak à adhérer à la F.J.A.” Ensuite, M. Salaheddine Hafez, secrétaire général, a donné lecture d’un rapport consignant les travaux et réalisations du secrétariat, en vue de regrouper tous les confrères arabes.
DISCUSSION DU DOCUMENT DE TRAVAIL LIBANAIS
La seconde séance de travail a été consacrée à l’étude du document de travail libanais traitant des libertés, de l’information audiovisuelle et des revendications des journalistes du Liban. M. Karam a défendu ce document et exposé la situation telle qu’elle se présente sur le terrain, de même que les raisons ayant motivé sa mise au point. Le vice-président a, ensuite, appelé à l’adoption d’un nouveau procédé pour financer la fédération et ce, en proposant que les Etats arabes prévoient dans leur budget annuel une aide au profit de cette fédération qui défend leurs causes. De plus, M. Karam a proposé la réduction, dans une proportion de 50 pour cent, comme c’est le cas au Liban, des billets de voyage des journalistes dans les pays arabes, la carte de la FJA devant valoir bien des privilèges à son porteur. D’autre part, il a demandé au gouvernement libanais de reconsidérer ses décisions discrétionnaires relatives aux licences accordées à l’information audiovisuelle, “ceci portant atteinte à la liberté d’expression et à la démocratie dans un pays connu pour être l’un des pionniers des libertés médiatiques dans cette région”. M. Karam demande à la FJA d’élever la voix pour appuyer la position des confrères libanais et les aider à obtenir la satisfaction de leurs revendications. “La liberté d’information, conclut-il, est menacée au Liban, en raison de pratiques caractérisées par un cachet vidé de justice et de réalisme, exercées contre les moyens d’information et les journalistes. Ceux-ci s’exposent à des poursuites judiciaires, surtout ces derniers temps et ces poursuites ne prennent fin qu’en vertu d’une amnistie spéciale, leur but étant de terroriser les journalistes et de les soumettre aux pressions, davantage que d’appliquer la loi et de rétablir le droit et la vérité”. L’intervention de M. Karam a été accueillie favorablement, le secrétariat général ayant adopté, à l’unanimité, le document de travail et décidé de l’inscrire en tête du communiqué final.
Photo-souvenir des membres du secrétariat général de la FJA prise à l’issue de la séance de clôture: Yassine Massoudi, Mahmoud el-Bousseifi, Elias Aoun, Salaheddine Hafez, Saber Falhout, Ibrahim Nafeh, Melhem Karam, Ziad Abdel-Fattah, Noureddine al-Hafsi, Adnan el-Rached, Mohamed Said Maarouf et Mahmoud Héjazi (de gauche à droite). M. Ahmed Bahbahani ne figure pas sur la photo.
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT HOSNI MOUBARAK
Le président Hosni Moubarak a reçu le président et les membres du secrétariat général de la FJA au palais présidentiel pendant une heure et demie, en présence de M. Safouat el-Charif, ministre de l’Information. Après le mot de M. Ibrahim Nafeh, un dialogue s’est institué entre le Raïs et les confrères présents. En réponse à une question portant sur la démocratie et l’autorité de l’armée en Israël, le président Moubarak a dit: “Toutes les décisions israéliennes sont soumises à l’armée et tombent sous son contrôle. Aussi, Netanyahu ne signera-t-il aucune décision, parce qu’il ne peut prendre aucune initiative en faveur de la paix. Quoi qu’il arrive, la paix sera instaurée, que l’Etat hébreu le veuille ou pas”. Et d’enchaîner: “Les rumeurs propagées par Israël à propos de la guerre visent à nous terroriser; nous ne devons pas nous laisser influencer par ces rumeurs, la solidarité arabe étant l’unique garant des Arabes; sinon à bas tous les Arabes”. Le Raïs souligne la nécessité pour le sommet du Golfe de réussir et d’assurer la participation de Bahrein, en vue de liquider le conflit qui l’oppose à d’autres pays, membres du CCG. En ce qui concerne les chances de paix, le chef de l’Etat égyptien ne s’attend pas à une relance du processus bloqué depuis plusieurs mois, avant le début de l’an prochain, plus précisément le mois de février.
COORDINATION LIBANO-SYRIENNE
A propos du problème libanais, le président Moubarak dit qu’il ne peut être réglé qu’en coordination avec la Syrie. “C’est ce que j’ai affirmé à Rabin et à ceux qui lui ont succédé... Il aurait été préférable pour le Liban et la Syrie de prendre part à la récente conférence économique du Caire. Ils semblent avoir des raisons pour avoir décidé de ne pas y participer”. En ce qui a trait au veto dont a usé l’Amérique pour empêcher le renouvellement du mandat de Boutros Ghali, secrétaire général des Nations Unies, le Raïs a blâmé “ceux qui prétendent sauvegarder la démocratie et font le contraire. Est-il logique qu’une voix l’emporte sur les quatorze autres du Conseil de Sécurité?” Le chef de l’Etat égyptien est persuadé que “le substitut de la paix ne sera pas la guerre, mais le terrorisme qui affectera tout le monde sans exception y compris l’Amérique. Et d’ajouter: “Si la Syrie s’exposait à une agression, nous ne resterions pas les bras croisés. Je dis cela tout en écartant la capacité d’Israël d’exécuter ses menaces et de déclencher la guerre”. Par ailleurs, il est d’avis que les sommets arabes se tiennent, périodiquement, chaque année et chaque fois que cela sera nécessaire. “C’est le seul moyen de prévenir les dissensions interarabes. La démocratie en Egypte est plus enracinée que dans tout autre pays et je crois que le terrorisme sur les bords du Nil est l’œuvre d’éléments stipendiés qui agissent par besoin d’argent”.
AMNISTIER LES JOURNALISTES LIBANAIS
Au cours de sa troisième journée, la FJA a approuvé toutes les recommandations et les idées qu’elle a rédigées dans la forme voulue. Le secrétariat général a adopté à l’unanimité le document de travail libanais dans son ensemble, consignant les demandes de la Presse libanaises, à savoir: amnistier les confrères et les journaux libanais objet de poursuites judiciaires; réduire les tarifs postaux, demander au gouvernement libanais de reconsidérer ses décisions discrétionnaires relatives aux licences accordées aux médias audiovisuels. De même, il proclame son appui absolu à toutes les revendications des journalistes libanais. Le secrétariat général a, également, approuvé le procès-verbal de sa précédente réunion tenue en mars 1996 au Caire, dès la clôture du huitième congrès général. Il a agréé le rapport du secrétaire général et passé en revue ses huit chapitres comportant les points ci-après: équiper le siège de la FJA, poursuivre l’étude de la conjoncture arabe, de l’évolution démocratique, de la régression de la violence, de la perpétuation du blocus; élaborer le plan d’entraînement des journalistes, prendre note des observations autour de la liberté de la Presse dans la patrie arabe. De même, le secrétariat général a approuvé le rapport financier et la liste des dépenses engagées par la fédération établis par Hatem Zakaria, secrétaire financier, rapport que M. Adnan el-Rached a présenté à sa place. Le secrétariat a remercié l’Egypte et le Koweit de leur soutien et du fait pour l’Association des journalistes koweitiens de supporter le loyer du siège provisoire de la FJA. De plus, il a insisté sur la nécessité de diversifier les sources de financement de la fédération, sans compter sur une partie ou un Etat. Le secrétariat a décidé, d’autre part, de publier la revue de la FJA en assurant son financement au moyen de la publicité.
L’ENTRAîNEMENT DES JOURNALISTES
Il a approuvé les accords relatifs à l’entraînement des journalistes présentés par le secrétaire général. Il s’agit: 1) de l’accord de coopération entre la FJA et la Fédération des journalistes africains, en vertu duquel des journalistes arabes d’Afrique participeront aux cycles d’entraînement de la Fédération des confrères africains. 2) L’accord de coopération entre la FJA et l’Institut régional d’Al-Ahram pour l’année 96-97. 3) Le projet d’accord entre la FJA et l’Institut arabe des droits de l’homme ayant son siège à Tunis, en vue de l’organisation de cycles d’entraînement dans les domaines de la liberté de la Presse, d’opinion et d’expression du point de vue des droits de l’homme.Le secrétaire général, Salaheddine Hafez, a été chargé de poursuivre les consultations avec l’Institut arabe des droits de l’homme en vue de la signature de l’accord. Par ailleurs, le secrétariat général a approuvé le plan visant à approfondir les relations de la FJA avec les organisations et organismes internationaux qualifiés, notamment l’UNESCO. A cet effet, des pourparlers ont été engagés avec M. Alain Modou, directeur de la section de la communication de l’UNESCO venu spécialement de Paris à l’invitation du secrétariat général qui a échangé les vues avec lui en détail sur la coopération dans le domaine de l’entraînement des journalistes, de la protection des libertés médiatiques et de l’application de la «Déclaration de Sanaa» proclamant l’appui à la liberté de la Presse arabe, à sa pluralité et à son indépendance.
LA PRESSE ALGéRIENNE
Le secrétariat général a décidé de former une délégation ayant pour tâche de se renseigner sur la situation de la Presse algérienne et de présenter un rapport sur ce sujet au terme d’une visite dans ce pays. La délégation comprend: Saber Falhout, président; Mohamed el-Arabi Al-Massari et Mahmoud Al-Youssofi, auxquels se joindra à Alger, Nasser Eddine Bouzaza, membre du secrétariat général. Ce dernier a chargé M. Ibrahim Nafeh, président de la FJA, de prendre contact avec les responsables en Algérie, à l’effet de préparer la visite de la délégation de la fédération, de faciliter son séjour de manière à garantir le succès de sa mission. Le secrétariat général a résolu de constituer une autre délégation sous la présidence de M. Nafeh, comprenant trois autres membres: Ahmed Bahbahani, Noureddine Al-Hafsi et Adnan el-Rached, pour se rendre dans les pays qui ne disposent pas de syndicat ou d’association de journalistes, aux fins de les convaincre de fonder une telle corporation destinée à protéger l’action des journalistes et à soutenir l’activité de la Presse. Le secrétariat a longuement examiné le plan de travail et de formation de la commission permanente pour les libertés relevant de la FJI, conformément aux résolutions de son huitième congrès général. Le secrétaire général a exposé les résultats de sa rencontre avec Sami Mnayès, président de la commission permanente pour les libertés et donné lecture du texte des propositions présenté par M. Mnayès relatif à la mise sur pied de la commission et de son plan de travail. De même, le secrétariat général a résolu de former, sous la présidence de Melhem Karam, vice-président de la FJA, une commission comprenant trois autres membres: Sami Mnayès, Salaheddine Hafez, secrétaire général, et Ziad Abdel-Fattah, du secrétariat. La commission a pour tâche de préparer un projet complet, à la lumière de la proposition du président de la commission permanente pour les libertés, dans un délai maximum de trois mois. Le secrétariat général distribuera le projet aux syndicats et aux membres du secrétariat général pour qu’ils émettent leur avis à son sujet, avant d’être soumis dans sa forme définitive à la prochaine réunion du secrétariat.
A QUAND LA RéUNION DU BUREAU PERMANENT
Celui-ci a arrêté la date et le lieu de la prochaine réunion du bureau permanent, à la lumière des invitations parvenues des syndicats des journalistes du Maroc et de Libye. Il a chargé le secrétaire général, en consultation avec la direction des deux syndicats, de s’entendre sur la date de la réunion, les dépenses que celle-ci nécessitera et les préparatifs au plan administratif. A la fin de la dernière séance de travail, le président de la FJA a remercié les membres du secrétariat général de leur coopération, ce qui leur a permis d’étudier les points figurant à l’ordre du jour, tout en se félicitant de l’organisation impeccable des travaux au siège de la fédération, en dépit de ses possibilités limitées et de son installation récente dans ses locaux. MM. Melhem Karam et Saber Falhout, vice-présidents ont, également, rendu hommage à la manière dont ont été dirigées les séances, ainsi qu’au rapport du secrétaire général qui a traduit minutieusement les principes de la fédération et sa mission; M. Adnan el-Rached, membre du secrétariat, a abondé dans le même sens.
MERCI AU PRéSIDENT MOUBARAK
Les congressistes ont adressé leur gratitude au président Hosni Moubarak pour avoir placé le congrès sous son patronage et manifesté un vif intérêt à l’égard des problèmes concernant les journalistes. Le secrétariat général a enregistré une nette amélioration dans les relations interarabes et un regain de tension dans les relations arabo-israéliennes, suite à l’accession au pouvoir de la droite nationaliste en Israël. Comme il a enregistré avec fierté l’attachement des Arabes aux fondements de la paix juste et globale, sur base de la légalité internationale, tout en insistant sur la création d’un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem comme capitale, ainsi que sur le retrait d’Israël du Liban-Sud et du Golan syrien. Le secrétariat général a mis l’accent sur la nécessité de freiner la tendance vers la normalisation avec l’Etat hébreu et de rejeter tous les projets de coopération au plan régional.
RENFORCER LA SOLIDARITé ARABE
Le secrétariat a invité toutes les forces arabes vives à œuvrer en vue de renforcer leur solidarité, de raviver les projets de la sécurité nationale et du marché commun, en substitut aux projets proche-orientaux qu’Israël et ses alliés veulent nous imposer aux dépens de nos intérêts nationaux. Il a proclamé son attachement à l’exécution des résolutions internationales relatives à la crise koweito-irakienne, ainsi que sa solidarité totale avec les frères en Libye et au Soudan contre toutes sortes de blocus et de sanctions collectives, pour sauvegarder le droit à la vie de leurs ressortissants. Commentant les décisions prises par les participants à la réunion du secrétariat général, M. Melhem Karam a déclaré: «Cette réunion a atteint l’objectif pour lequel elle a été tenue, d’autant que les confrères se sont conformés à l’ordre du jour, tout en s’en tenant à ses visées politiques dans cette étape délicate de l’Histoire arabe.» Aussi, a-t-il remercié le président Nafeh et le secrétaire général, Hafez.
NOUVELLE VICTOIRE POUR LE LIBAN ET LA LIBERTé
«De même, ajoute M. Karam, je remercie les membres du secrétariat général d’avoir soutenu les revendications des journalistes libanais, tout en traitant le dossier chaud de l’audiovisuel avec souplesse, traduisant la profondeur et l’authenticité de la démocratie libanaise et le fait pour les Libanais de sacraliser la liberté et leur droit à la différence. «La confirmation de la décision finale sur la solidarité avec les journalistes libanais, face à l’application erronée de la loi régissant l’audiovisuel et le fait d’inviter le gouvernement libanais à reconsidérer ses décisions discrétionnaires concernant l’octroi des licences dans ce domaine, parce qu’elles portent atteinte au caractère sacro-saint de l’opinion et de sa pluralité, tout en menaçant la liberté d’expression au Liban frère, connu pour être un pionnier en matière de liberté de la Presse, conclut M. Karam, tout cela nous incite à élargir le cadre de la coopération efficace avec cette fédération et sa direction qui a permis à la réunion d’être une nouvelle victoire pour la liberté et le Liban».
Oussama Ajjaj
(Le Caire)