ASSEM JABER

AMBASSADEUR DU LIBAN AU CANADA LIBAN-CANADA:

DES RELATIONS SOLIDES, CORDIALES ET MULTIFORMES

A Ottawa, capitale du Canada, le drapeau libanais flotte au 640 Lyon Street, siège de l’ambassade du Liban et point de convergence d’activités multiformes qui développent les relations entre le Liban et le Canada sur les plans politique, économique, commercial, culturel et social, ainsi que les rapports entre les Libanais eux-mêmes. L’ambassadeur Assem Jaber (docteur d’Etat en droit international et auteur d’ouvrages dont «La Fonction consulaire et diplomatique selon le droit et la pratique», 1000 pages) est fier de la solidité et cordialité des relations entre le Liban et le Canada et du dynamisme de la communauté libanaise.

TOUS CEUX QUI ONT REUSSI DANS LEURS DISCIPLINES RESPECTIVES

«Le Canada, assure l’ambassadeur libanais qui, à 50 ans, est le doyen du Corps diplomatique arabe à Ottawa, a toujours soutenu l’indépendance, la souveraineté, l’unité du Liban et appuyé constamment l’application de la résolution 425. Il a toujours répondu aux appels d’aide lancés au Liban au cours de la guerre. Et il apprécie le rôle actif du Liban au sein de l’Association des pays francophones, tentant par ce canal de développer la coopération avec le Liban». L’ambassadeur Jaber est heureux d’évoquer les activités du groupe parlementaire fondé en 1992 par le sénateur De Bané et comprenant 30 parlementaires qui appartiennent aux trois principaux partis canadiens et à ses deux Chambres. Parmi eux, trois députés d’origine libanaise: Mac Harb, Marc Assaad et Paul Zeid. «Cette initiative a permis de développer les relations entre les Parlements canadien et libanais et a donné au Liban la possibilité de défendre sa cause de l’intérieur des institutions constitutionnelles canadiennes. En effet, des membres de ce groupe ont adressé des questions et des lettres au gouvernement canadien concernant sa position par rapport aux agressions israéliennes répétées contre le Liban et ils ont contribué à la réouverture de l’ambassade du Canada au liban.» Notre interlocuteur cite, également, les noms de députés d’origine libanaise dans les provinces canadiennes: Hussein Chadi et Moy Amiri au Parlement d’Alberta, Georges Farah dans celui du Québec, Joe Ghiz, ancien Premier ministre et actuel membre de la Cour suprême de l’Ile-du Prince-Edouard, Joe Abbas, ministre de la Justice dans le territoire de Nova Scotia. «Nous avons, également, un grand nombre de médecins, d’avocats, d’ingénieurs, de professeurs d’université qui ont brillamment réussi dans leurs disciplines respectives.»

L’AIDE CANADIENNE EVALUEE A PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS

L’ambassadeur du Liban poursuit: «Le Canada encourage actuellement les hommes d’affaires canadiens à participer à la reconstruction du Liban et à mettre au service de notre pays leur vaste expérience. Le ministre du Commerce extérieur a organisé des voyages au Liban dans ce but. Divers projets ont été mis sur orbite, notamment, la réhabilitation du radar à l’aéroport de Beyrouth, la construction d’une ville universitaire, la réforme fiscale, la coopération entre les municipalités de Beyrouth et de Montréal… L’ensemble de l’aide économique et humanitaire fournie par le Canada par le canal de la CIDA (Agence canadienne de développement international) a atteint en 1994-1995 les 2,5 millions de dollars canadiens, chiffre qui a sensiblement augmenté en 1995-1996. «Quant aux échanges commerciaux entre le Liban et le Canada, ils sont en progression constante. Après le retour de la paix, le Liban se situe au 5e rang dans l’échelle des relations du Canada avec les pays du Moyen-Orient. «En 1990, le volume des exportations du Canada vers le Liban ne dépassait pas les 9 millions de dollars canadiens. Aujourd’hui, on parle de plus de 50 millions. Ces exportations englobent les céréales, les tablettes d’aluminium, des dérivés pétroliers, chimiques, des médicaments, des instruments médicaux et électroniques, des produits de beauté, des appareils de twélécommunication, etc… «Quant aux importations du Liban, elles atteignent les 4,5 millions de dollars et portent sur l’industrie de l’habillement, du cuir, les dérivés de l’agriculture, les produits alimentaires. «Lorsque la Middle East Airlines sera en mesure de joindre le Canada, les échanges et les déplacements de la colonie libanaise vers le Liban seront considérablement facilités. Dans les conditions actuelles, 20.000 Libanais visitent annuellement la mère-patrie. Une trentaine d’institutions, des écoles, des stations de radio et de télévision, des journaux, des troupes artistiques consolident les liens par-delà les océans et l’ambassade a œuvré pour maintenir l’unité des rangs et elle y a réussi. «A Ottawa, la colonie libanaise, (30.000 sur une population de 309.000) est la seconde par le nombre après la colonie britannique et la langue arabe est la plus pratiquée après l’anglais et le français. Des rues entières avaient été habitées par des Libanais qui, tout en maintenant leur loyalisme envers le Canada, leur nouvelle patrie, ont tenté de conserver leurs valeurs propres».

Le drapeau libanais qui flotte sur l’ambassade, indique la présence libanaise à Ottawa.