SATURNALES
“DAME ANASTHASIE”
A vécu. La censure est morte! A l’ère des satellites, d’INTERNET, des FAX, des téléphones sans fil, il faudrait une organisation supérieure à celles de l’ex-KGB, la CIA et toutes les “In-telligence Services” réunies pour pouvoir faire le black-out sur ce qui se passe dans un pays. Et ce n’est certainement pas un pays, comme le Liban qui pourrait le faire. Il pourrait faire régner la terreur! Mais tous n’auront pas peur! Il pourra faire taire les gens un certain temps. Mais il ne pourra pas faire taire les gens tout le temps. Il faut que nos responsables comprennent que ce n’est pas le fait de dénoncer les atteintes à la liberté qui ternit le visage du Liban, mais bien les atteintes à la liberté elles-mêmes! Ce n’est pas parce qu’on annonce la tempête qu’on déchaîne les vents. Mais quand les vents sont déchaînés, on annonce la tempête. “Etrange zèle qui s’irrite contre ceux qui accusent des fautes publiques, et non pas contre ceux qui les commettent”, écrit Pascal dans “Les Provinciales”. Mais qui connaît Pascal et qui a lu ses œuvres parmi ceux qui sont au pouvoir?
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LIBERTE, LIBERTE CHERIE !
Comment des pays, des gouvernements qui croient en la liberté acceptent-ils de décerner des satisfecits de bonne conduite aux gouvernants libanais par la voix de leurs ambassadeurs au Liban? Et, tout d’abord, depuis quand le rôle d’un ambassadeur consiste-t-il à juger publique-ment les actes des gouvernants du pays auprès duquel il est accrédité? Ce qu’il peut faire? C’est montrer par ses agissements, la satisfaction ou le mécon-tentement de son pays. On assiste à toutes les réceptions données ou on les boycotte. On s’absente du pays sous le moindre prétexte, etc... Que des journalistes adressent des ques-tions saugrenues aux dits diplomates, est une chose. Mais que le diplomate y réponde en est une autre. Il n’y a pas de questions indiscrètes, est la première règle du journalisme. La seconde: seules les réponses peuvent être indiscrètes. Que se passe-t-il dans ce drôle de pays? L’argent a abruti la raison. La raison n’existe plus. La plus grande anarchie règle les rapports entre ambassadeurs et les autorités locales. Tout devrait passer par le ministère des Affaires étrangères. Il n’en est rien. Au ministère libanais des Affaires étrangères de mettre le holà à ces étranges affaires!
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UNE RESOLUTION POUR 1997 : RESTER JEUNE
Rester jeune, ce serait continuer à sentir avec la jeunesse de son temps; accepter le présent, ce n’est pas renier le passé. C’est créer ce qui sera demain le passé d’un monde neuf. Puiser dans le passé des leçons pour aujourd’hui, pour demain. Ne pas avoir le complexe du passé. Ce n’est pas de la vieillesse qu’on souffre. Mais du mauvais usage qu’on en fait. Le mythe du statu quo ante, tel que certains Libanais essaient de l’entretenir a vécu. Le Liban ne sera plus jamais ce qu’il a été. Aux Libanais d’en créer un meilleur. BONNE ANNEE 1997.
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CE QUE DIT LA BIBLE
Morceaux choisis pour nos dirigeants. “Ils dépassent toute mesure dans le mal. Ils ne défendent pas la cause de la veuve et de l’orphelin. Ils ne font pas droit aux indigents. Ne châtierai-je pas ces choses-là?” dit l’Eternel. “L’heure va sonner où l’Eternel mettra en marche sa grande faux et fauchera les méchants”. “Redoute l’imprécation de la veuve et de l’opprimé, car entre eux et Dieu ne s’interpose aucun voile”. Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nos gouvernants vont-ils prendre de bonnes résolutions pour 1997?
| PAVAROTTI ET SON “MINUIT CHRÉTIENS”
Avec son “Minuit Chrétiens”, le ténor italien Luciano Pavarotti a battu tous les records des cantiques de Noël. Succès international, ce “Minuit Chrétiens”, connu aussi sous le nom de Noël d’Adam, a été un certain temps négligé. Il revient en force grâce à Pavarotti. Les cantiques à succès qui le suivent de près: “Stille Nicht” (Silent Night) ou Noël autrichien. “Il est né le divin enfant”, “Les Anges dans nos campagnes” “Adeste Fide-les”. Et dans un registre moins religieux: “Jingle Bells”, “Mon beau sapin” et “Petit Papa Noël”. Des classiques qui font un malheur et survivent à tous les vidéo-clips mo-dernes. Ceci me rappelle, les Noëls de mon enfance. Cela se passait au Caire. Et les Messes de Minuit étaient les favorites des jeunes. Et pour cause: non seulement pour accomplir un devoir religieux sortant de l’ordinaire, mais aussi c’était - il faut le confesser - une des meilleures occasions pour les jeunes de se retrouver, à une époque où les mœurs étaient plus rigides. Les Messes de Minuit se préparaient longtemps à l’avance et les églises, collèges s’assuraient les meilleures chorales et solistes pour le célèbre “Minuit Chrétiens”. Les églises étaient si pleines, que les responsables lan-çaient des billets d’invitation. Les premiers venus, premiers servis, pour éviter les bousculades. On prenait soin de réserver ses billets longtemps à l’avance (gratuitement). Parmi les messes les plus “convoitées”, celle du collège des Pères Jésuites, celle des Frères des Ecoles Chrétiennes, de Saint Joseph ou du “Cor di Jesu” au Caire. Celle du Collège des Frères de Saint Marc à Alexandrie. Que d’idylles se sont formées à l’ombre des confessionnaux, des autels et ont été couronnées d’un hymne nuptial dans ces mêmes églises! |
MARY YAZBEK AZOURY.