LE JULES VERNE DES “CINQ SEMAINES EN BALLON” S’EST VOILÉ LA FACE: SON CHALLENGER

Le premier échec lors de sa tentative d’entreprendre le tour du monde.

N’A PAS TENU PLUS DE 24 HEURES!

Le milliardaire Richard Branson s’est envolé le 7 janvier de Mar-rakech dans une 2ème tentative de faire le tour du monde en ballon - taille: 220 pieds de haut en bas et 11,5 tonnes de jauge - qu’il a baptisé le “Virgin Global Chal-lenger”. C’est avec le concours de la gendarmerie marocaine que le ballon géant devait faire le plein d’hélium et larguer ses filins. Le temps était ensoleillé et, selon Branson, la grande aventure n’aurait pas dû prendre plus de 21 jours. Itinéraire prévu: l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l’Inde, la Chine, l’océan Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Atlantique. Mais, moins de 24 heures après le départ et sans qu’on en puisse préciser encore les causes techniques, l’aérostat est tombé en panne entamant une dérive sur plus de 650 kms pour finir par atterrir miraculeusement dans le désert algérien - non loin de la localité de Béchar. Et c’est un hélicoptère de l’armée de l’air algérienne, qui a recueilli l’équipage sain et sauf. Ce second fiasco aura coûté à Richard Branson quelque 5 millions de dollars. Branson - pour qui l’argent n’a pas de prix - entend recommencer. Quant au héros authentique du sauvetage du ballon et de son équipage, c’est Alex Ritchie, l’un des navigateurs. Lorsque, pour des raisons non encore élucidées, le ballon commença à perdre de la hauteur d’une façon vertigineuse - dix pieds par seconde - Ritchie bondit hors de la nacelle et libéra immédiatement plus de six tonnes d’hélium compressé, afin d’alléger la montgolfière et de ralentir ainsi le rythme de la chute... La passion du milliardaire pour les voyages en ballon remonte à 1987 lorsqu’il essaya de traverser l’Atlantique sans succès. Son échec allait en revanche l’encourager à recommencer en plus grand et plus spectaculaire. En 1991, la chance fut de son côté. Prenant son envol à partir d’une île japonaise, Miakonojo, avec deux coéquipiers, ils parvinrent à couvrir 6.700 miles, avec la différence qu’ils atterrirent du côté du Canada, à plus de 1.000 miles au nord de la destination prévue. En 1996, nourrissant le projet le plus ambitieux - le tour du monde - il réunit tous les éléments indispensables à cette performance sans précédent et choisit toujours le Maroc comme point de départ. Et c’est en janvier - à l’instar d’aujourd’hui - qu’il entreprenait sa tentative, laquelle devait échouer à cause des conditions atmosphériques défavorables.

Richard Branson , dans la nacelle de l’aérostat.

Préparatifs au Maroc.

Le départ en ballon de Richard Branson, à partir de Marrakech.

Une vue des préparatifs du ballon, baptisé “Virgin Global Challenger”.

C.E.H.