EXHORTANT LES PARTICIPANTS À L’ASSEMBLÉE DE L’U.F.E.

L’AMBASSADEUR LAFON:

«IL N’Y A PAS UNE PRÉSENCE CULTURELLE
FRANÇAISE SANS UNE PRÉSENCE
ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE»


Sur le podium, la présidente et les membres du conseil d’administration de la section Liban de l’U.F.E.

Avec la participation d’un demi-millier de membres et en présence du Consul général de France M. Bernard Giuliéri et du Consul-adjoint Mme Monique Guillaud, l’assemblée générale annuelle de l’Union des Français de l’Etranger (U.F.E. - section Liban) s’est tenue au Rimal dans une atmosphère de solidarité et sous le signe du renforcement des relations entre la France et le Liban, relations devenues «très étroites et extrêmement chaleureuses» depuis les deux voyages du président Chirac au Liban durant la même année. Sous la présidence de Mme Chris-tiane Kammermann qui a ouvert les travaux en demandant à l’assistance d’entonner les hymnes nationaux français et libanais, puis d’observer une minute de silence («en souvenir de nos chers disparus, ceux de notre pays, de nos familles, de nos amis...»), l’assemblée a écouté la lecture successive du rapport du secrétaire général, M. Charles Kanaan et du bilan financier de l’année 96 du trésorier, M. Jacques Triolet à qui elle a accordé son quitus.

POUR UNE MEILLEURE ORIENTATION DES JEUNES

Ce fut ensuite le tour de l’invitée de l’U.F.E., Mme Marie Edmée Marti-non, conseillère en éducation fami-liale et sociale, de prendre la parole pour entretenir les participants du système d’orientation des jeunes sur base d’un logiciel destiné, tant aux parents qu’aux élèves. Comme l’a longuement expliqué Mme Martinon, «ce logiciel qui est un système d’accompagnement à la décision et à l’orientation, n’est pas un objet magique; c’est un objet que l’on consulte après avoir fait une réflexion très sérieuse». Après avoir développé les différentes phases à suivre et la nécessité d’une coordination entre parents d’élèves et éducateurs, la conseillère en éducation familiale et sociale a répondu aux questions de l’auditoire.

«LA FRANCE PORTEUSE DE VALEURS UNIVERSELLES»

La présidente de l’U.F.E. donne ensuite les grandes lignes du pro-gramme prévisionnel des activités de la section Liban pour 1997 et annonce que celle-ci est en train de préparer la «Monographie de l’U.F.E. Liban» qui sera ensuite en vente au siège à Paris et à Beyrouth. Cette monographie comprendra les rubriques suivantes: l’Environne-ment pour un Français, la Santé, la protection sociale, la scolarisation et l’enseignement, le coût de la vie, la fiscalité, les formalités administra-tives, les principales clauses d’un contrat de travail et l’exercice du droit de vote à l’étranger. Et la présidente de conclure: «Depuis les deux voyages de notre président Jacques Chirac, les relations entre nos deux pays sont devenues très étroites, extrêmement chaleureuses. Les efforts de la France en direction du Liban n’ont jamais été aussi déterminés. Alors, souhaitons que notre communauté française au Liban soit dotée de moyens afin de faciliter son extension, bien entendu dans le strict respect du pays hôte. Ceci, afin de servir le rayonnement de notre langue, de notre culture. Chers amis U.F.E., le temps est à l’action. Montrons-nous dignes d’être Français. Soyons-en fiers. Enseignons à nos enfants l’amour de la patrie et n’oublions pas que la France est porteuse de valeurs universelles qui ont inspiré tant de peuples».

«NOUS COMPTONS D’ABORD SUR VOUS!»

Abondant dans le même sens au cours du cocktail qui suivit, l’ambassadeur de France a exhorté les membres de l’U.F.E. à assumer encore plus la présence de la France au pays du Cèdre. «Il faut que la communauté française au Liban soit consciente de ce qu’elle peut apporter. Comme disait le président Kennedy, ne pensez pas uniquement à ce que votre pays fait pour vous, mais pensez à ce que vous faites pour votre pays». L’ambassadeur Lafon a fait ensuite un tour d’horizon de la présence française au Liban. D’abord une présence économique (de gros contrats ont été décrochés malgré des concur-rents très performants, et d’autres, comme la concession pour 12 ans de la Poste, exigent une bataille serrée face à des concurrents remarquables et redoutables); puis une présence culturelle (le nombre des établisse-ments scolaires homologués par la Mission pédagogique française, a pratiquement doublé depuis trois ans, un lycée franco-libanais va être construit en plein Liban-Sud, de nouveaux centres culturels vont être édifiés ou améliorés à Tyr, Tripoli et Jounieh avec le concours de Libanais qui aiment la France.... «Mais, a encore dit l’ambassadeur de France, il n’y a pas une présence culturelle sans une présence écono-mique et commerciale. C’est pour-quoi, pour joindre les deux, nous avons créé l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA) sur le terrain de l’ancienne ambassade (à Clémen-ceau). Cela va être la grande uni-versité commerciale francophone qui permettra de recruter une élite pour toute la région et ailleurs. Et l’ambassadeur Lafon de conclure: «Pour renforcer cette présence française nous comptons sur vous; l’U.F.E., votre dynamique présidente, le consul général et moi-même, nous comptons tous, d’abord sur vous!»

JEAN DIAB.