MODE

Haute Couture

SAINT-LAURENT «EFFRAYÉ» PAR GALLIANO ET CONSORTS

La “femme-insecte” de Thierry Mugler.

Le couturier français Yves Saint-Laurent se déclare «effrayé par le spectacle ridicule» livré par les Britanniques John Galliano (Dior) et Alexandre McQueen (Givenchy); les Français Thierry Mugler et Jean-Paul Gaultier qui ont fait leur premier pas cette année dans la haute couture.

Une créature venue d’ailleurs de Givenchy.

Habillée, sans l’être vraiment, haute-couture, Dior.

Plus classique que jamais, Y.S.L. avec sa mariée Claudia Schiffer.

«Ce que je vois m’effraie», explique le couturier dans l’hebdomadaire allemand Focus paru le 3 février. «Je ne vois pas le moindre talent, il n’y aura plus rien après Coco Chanel et moi», assure-t-il. «Je trouve très dangereuse la voie prise par la couture, dit-il, ceux qui sont allés chercher Galliano n’ont aucunement l’intention de vendre de la couture, mais des parfums et des licences. «C’est vers moi que les clientes de Givenchy viennent à présent, mais j’ai bien peur que des dizaines de petites mains perdent leur emploi dans ces maisons», relève-t-il. Paris a perdu, également, ses attraits pour le créateur. «Tout est gris aujourd’hui», alors qu’autrefois «Paris était une fête». La rue ne l’exalte pas davantage. «Les femmes qui m’inspirent, ce sont encore et toujours mes vieilles amies, Loulou de la Falaise ou Betty Catroux». Yves Saint-Laurent confie se sentir «vieux comme Hérode» et «très seul». «Je m’ennuie horriblement, j’ai une santé fragile et j’ai abandonné tous mes vices: plus d’alcool, plus de drogue, plus de bêtises, plus de champagne, même plus de chocolat» confesse-t-il. Le médecin m’a aussi interdit le tabac, mais je fume beaucoup, un, deux paquets de cigarettes au menthol par jour, sinon il ne me resterait plus rien».

Chez Givenchy, les femmes sont à prendre par les cornes.

Pour Galliano, un air d’exotisme venu des Tropiques.

Un oiseau du paradis qui ne risquerait pas de se poser sur nos rives.