Evénements de la semaine

CARTE D’IDENTITÉ MAGNÉTIQUE ET RÉFORME ADMINISTRATIVE...

Le gouvernement a tenu sa promesse de confectionner une nouvelle carte d’identité (magnétique), en plus d’une carte électorale... Les Libanais ont donc une carte maintenant, mais ont-ils réellement retrouvé leur identité, dont les véritables piliers sont l’indépendance et l’entente nationale? Notre photo: le chef de l’Etat tenant d’une main la nouvelle carte d’identité et, de l’autre, la carte électorale.

Contrairement à ce que l’on pense - et comme ils nous en ont donné l’habitude - les gens du Pouvoir chez nous ne sont pas des moulins à paroles, prodiguant les déclarations et les promesses aux citoyens sans jamais les concrétiser ou les tenir. Nous en avons vu la preuve, lundi soir, lorsque dans le cadre du journal télévisé, le chef de l’Etat est apparu sur le petit écran, aux côtés du ministre de l’Intérieur, pour montrer la première carte d’identité magné-tique délivrée, comme il se doit - à tout seigneur, tout honneur - au président de la République. Naturellement, le ministre connu pour sa faconde, n’a pu s’empêcher de prononcer de grandes tirades, telle la suivante: “Monsieur le Président, vous avez redonnez son identité à la patrie et au citoyen son identité nationale”... Réponse présidentielle: “La nouvelle carte d’identité fait par-tie de l’infrastructure. Elle est tout au Liban. Maintenant, je peux dire aux citoyens: “Accom-plissez votre devoir en retirant votre nouvelle carte d’indentité et, aussi, votre catte électorale au moyen de laquelle vous participe-rez aux élections municipales et des moukhtars”. Et d’expliquer qu’en l’absence du moukhtar, les listes d’électeurs ne peuvent être rectifiées, pour empêcher les morts de se rendre aux urnes.. Car seul le moukhtar délivre les certificats de naissance et de décès. Il nous revient, par ailleurs, que dans un délai de seize mois, les anciennes cartes d’identité seront annulées, l’atelier préposé à l’impression des nouvelles pou-vant achever 10.000 cartes par jour. Dans le même journal télévisé, on a vu le chef du gouvernement déambuler dans les locaux du ministère de la Réforme adminis-trative, en compagnie du titulaire de ce portefeuille; puis, annoncer la réactivation de l’Institut d’ad-ministration publique, “afin de pouvoir réorganiser, en les réno-vant, nos structures administra-tives”. “Nous accordons à cette ques-tion, a dit le Premier ministre, un soin particulier, aussi sinon plus important que celui réservé à l’enseignement professionnel et officiel. Car en dépit de sa né-cessité, l’informatique à elle seule ne suffit pas à redresser la situation si peu enviable dans laquelle sont enlisés les services étatiques”. Voilà autant de bonnes disposi-tions manifestées - bien que tardivement - par ceux qui détiennent les rênes du Pouvoir. Puissent-ils ne pas s’arrêter à mi-chemin et appliquer jusqu’au bout leur plan de redressement national. Le plus tôt sera le mieux!


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