LE TONNEAU DES DANAÏDES...  
 
Quel péché a commis le peuple libanais, pour être condamné à la peine sévère ayant frappé, jadis, les cinquante filles de Danaos et qui a consisté à remplir d’eau un tonneau sans fond? 
Les Danaïdes de la mythologie grecque qui avaient tué leurs époux la nuit de leurs noces, à l’exception de l’une d’elles, Hypermnestre, méritaient une telle sanction. 
Mais qu’ont fait les Libanais, en particulier les pauvres contribuables, pour être condamnés à remplir les caisses de l’Etat, souffrant de rachitisme, en raison de la politique dispendieuse de ceux qui tiennent les cordons de la bourse? Et qui, de ce fait, s’ingénient à instituer de nouveaux impôts et taxes ou à les majorer exagérément? Juste au moment où le brave citoyen fait face à des dépenses sous lesquelles il ploie, à la rentrée d’octobre? 
Puis, pourquoi, l’Argentier de la IIème république n’instituerait-il pas l’impôt progressif, frappant les classes nanties, au lieu des impôts directs qui grèvent le maigre budget des citoyens de condition modeste? 
Et pourquoi le gouvernement, à l’instar de Geha, ne s’attaque qu’à sa tante? Pourtant, il peut réduire les dépenses improductives, en procédant à la suppression des indemnités, une sorte de pension à vie, accordées aux anciens présidents, ministres, parlementaires et, à leur descendance après leur mort! Une telle hérésie n’a sa pareille dans aucun pays du globe. 
D’autre part, le Premier ministre a reconnu, récemment, que non moins de 12.000 ronds-de-cuir se trouvaient en surnombre dans l’Administration officielle, le plus grand nombre d’entre eux étant attachés au ministère de l’Information. L’Etat ne s’est pas métamorphosé, à notre connaissance, en association caritative pour distribuer ses réserves à une armée d’oisifs..

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