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PARIS LIBANAIS ET MAROCAINS! |
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écoutant, l’autre jour, M. Abdel-Rahman Al-Youssoufi, nouveau Premier
ministre du Maroc, parler des priorités de son gouvernement et,
surtout, des défis auxquels il est confronté, nous y avons
relevé bien des similitudes avec nos priorités et nos paris...
... Avec cette différence, que le président du Conseil marocain paraît fermement déterminé à assumer entièrement ses respon-sabilités, alors que chez nous, le gouvernement a prodigué les promesses, rarement tenues et annoncé monts et merveilles au “printemps”, mais on ne sait lequel! Ainsi, M. Al-Youssoufi s’est dit conscient de ce que “le peuple s’attend à l’essor de l’économie marocaine, aux fins d’assurer un emploi aux jeunes. Il s’attend, également, à la réforme des institutions et à plus d’intérêt aux problèmes que posent la santé, l’habitat, surtout dans le “monde rural” qui manque d’eau potable, d’élec-tricité, d’écoles et de routes”... Un fait nous a, pourtant, surpris: la forte proportion des analphabètes au royaume chérifien. Il a donc mis le doigt sur la plaie et le peuple du Maroc fonde sur son nouveau Premier ministre beaucoup d’espoirs, parce que c’est un homme connu pour tenir ses promesses, tout en étant soucieux de ne pas compromettre sa crédibilité. Ici, nos gouvernants perdent un temps précieux en palabres et en conciliabules. Quant aux concer-tations, pareilles à celles que vient d’effectuer le chef du gouvernement durant dix jours, elles semblent destinées à tuer le temps, à l’approche de l’échéance présidentielle. Et, aussi, elles ont l’air d’une manœuvre de diversion visant à détourner l’attention des Libanais de tant de problèmes auxquels ils se trouvent en butte dans leur vie quotidienne. Ed.B.
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