RELANCER LE MONDE 

par EDOUARD BASSIL  
 
A l’instar de S.S. Jean-Paul II, le secrétaire général de l’ONU fonde beaucoup d’espoir sur la jeunesse.
Emboîtant le pas au Souverain Pontife, qui avait harangué les jeunes au cours d’un rassemblement monstre à Harissa, lors de sa visite en mai dernier au Liban, M. Kofi Annan a tenu à rencontrer les étudiants universitaires “pour les sensibiliser aux problèmes de l’heure”.
Il a commencé par leur demander “d’assumer leurs responsabilités, d’agir et de réagir, afin de faire avancer le monde”. A l’un deux qui se plaignait de ce que le Pouvoir ignore les jeunes, M. Annan a répondu: “C’est parce qu’ils ne savent pas se faire entendre... Organisez-vous et unissez-vous pour faire parvenir vos doléances aux gouvernants et les amener à les satisfaire”.
Le secrétaire général qui s’encombre des problèmes auxquels les 185 Etats membres de l’ONU sont confrontés, a tenu à ses interlocuteurs le langage du cœur et de la raison, celui de l’ouverture et du dialo-gue.
Ainsi, il a misé sur les jeunes qu’il considère com-me des “faiseurs d’avenir” et “l’espoir d’un monde meil-leur”.
Dans un entretien et un échange d’idées de cinquante minutes, il les a engagés “à se sentir concernés les uns par les autres” promettant un effort supplémentaire de la part de l’ONU, pour inciter les peuples à recher-cher ensemble les solutions à leurs problèmes. “Alors, le meilleur pourra arriver”.
Les jeunes semblent avoir compris le message qu’il les a chargés de transmettre, avec chaleur, à leurs aînés et concitoyens.
 

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