Dans
son homé-lie dominica-le, le patriarche maronite Nasral-lah Sfeir
affirme son opposition au projet de mariage civil et déclare inopportune
l’abolition du confessionnalisme politique.
Selon lui, le mariage civil va à l’encontre de la doctrine de
l’Eglise et ceux qui le contractent se verront refuser les saints sacrements.
Il en est de même des personnes divorcées qui se remarient.
Quant à l’abolition du confessionnalisme, il faut l’effacer
des cœurs avant de l’abolir dans les textes, ce qui nécessite un
climat d’entente nationale.
“Par ailleurs, affirme le cardinal Sfeir, l’égalité de
tous devant la loi au Liban nous impose de nous ranger aux côtés
de nos frères musulmans. C’est là une attitude qui remonte
à plus de 50 ans.”
Cheikh
Mohamed Rachid Kabbani, mufti de la République, oppose un
refus caté-gorique au projet de loi du mariage civil et à
l’abolition du con-fessionnalisme poli-tique.
Il rejette le mariage civil facultatif dans la mesure où il porte
atteinte aux fondements de la doctrine et de la foi musulmanes et tout
musulman qui le contracte est un apostat.
Il appuie la thèse du patriarche maronite selon laquelle “il
faut supprimer le confessionnalisme des mentalités avant de l’abolir
des textes.”
“Le mariage civil, ainsi que la laïcité sont deux microbes
que l’on cherche à semer au Liban pour qu’ils se répandent,
ensuite, dans le monde arabe. Nous sommes ici au Liban les protecteurs
de la religion et des Arabes en général.”
Cheikh Kabbani félicite le patriarche Sfeir pour sa prise de
position et affirme que: “Chrétiens et musulmans sont, aujourd’hui,
plus unis que jamais”. Il propose de même la tenue “d’un sommet spirituel
national islamo-chrétien”. |