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“Les
élections municipales constituent la pierre angulaire de tout système
démocratique”, a rappelé un membre du gouvernement et le
ministre de l’Intérieur ne cesse de proclamer la neutralité
du Pouvoir par rapport à toutes les parties engagées dans
le scrutin municipal. Pour assurer le bon déroulement de l’opération
électorale, son département réunit les chefs des bureaux
de vote, en plus des administrateurs et des caïmacams, afin de leur
expliquer le mécanisme auquel ils devront se conformer, tel que
le montre notre photo prise au sérail de Saïda. |
| La fièvre
monte au fur et à mesure qu’approchent les dates fixées par
l’Intérieur pour les quatre phases du scrutin munici-pal.
Au cours de meetings orga-nisés dimanche dernier, des hommes politiques: ministres députés et chefs de partis se sont prononcés sur la manière dont ce scutin doit se dérouler, en vue de constituer des municipalités vraiment représentatives. Comment un tel résultat peut-il être obtenu? Tout d’abord, le gouvernement est appelé à superviser l’opé-ration électorale, de façon à permettre aux citoyens d’exercer le démocratie avec liberté. De plus, la compétence et la probité des candidats doivent être les principaux critères dans le choix des conseillers municipaux, non les intérêts confessionnels, tribaux ou sectaires. Puis, les citoyens en âge de voter, sont tenus de participer aux élections, en s’affranchissant de leur esprit défaitiste, tel le fait pour eux de dire que “tout est dé-cidé à l’avance et les listes (d’en-tente ou de coalition) constituées de telle manière à couper la voie à la formation listes concurrentes. Ce qui prive l’électeur de la liberté du choix. Autre réflexion émise par un membre du gouvernement, en l’occurrence le ministre des Dé-placés: les élections municipales si elles son organisées dans un climat vraiment démocratique, abstraction faite de la majorité du nombre, peuvent réactiver la vie en commun et en favorisant la constitution de conseils munici-paux représentatifs, à engager les villes et villages sur la voie du dé-veloppement, tout en affranchis-sant les citoyens de l’opprobre et du sous-développement. Pour assurer la régularité du scrutin municipal, il importe de le faire surveiller par des contrô-leurs neutres et objectifs. Le ministre de l’Intérieur l’a bien compris et a jeté son dévolu sur les présidents des Ordres des avo-cats, de la Presse et des journa-listes, partant du fait que ceux-ci jouissent des deux qualités pré-citées. Or, le bâtonnier du Barreau de Beyrouth s’est excusé de ne pouvoir s’acquitter d’une telle charge, arguant des engage-ments antérieurs et le manque de temps, tout en proclamant sa confiance dans la neutralité de ses collègues du monde média-tique. Cependant, si le président de l’Ordre des avocats se trouve dans l’impossibilité (physique et matérielle) de superviser, person-nellement, les municipales, ne pourrait-il pas désigner un membre du conseil de l’Ordre, afin que cette corporation puisse témoigner de la régularité de l’opération électorale? Il est heureux que le ministre de l’Intérieur envisage des mesures pratiques susceptibles de dissiper tous les sujets de plaintes de la part et des can-didats et des électeurs. Il importe, à présent, que la machine administrative soit minutieusement préparée pour atteindre cet objectif, sans se laisser influencer par quoi que ce soit. Cela dit, on ne le répètera pas assez: les municipales peuvent aider le citoyen à exercer son droit à choisir ses édiles et, en même temps, à exercer ce droit que lui reconnaît la Constitution, pour la première fois depuis une quarantaine d’années. |