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“Les rencontres
de Londres, évoluent dans un cercle vicieux” - Perspectives incertaines”
- “Une nouvelle comédie de plus, parmi celles qui se jouent depuis
plus d’un an” - “Nous continuons à perdre aux plans diplomatique
et militaire” - Israël responsable de l’échec de l’opération
de paix: pourquoi l’Amérique ne dit-elle pas la vérité?”
Ces manchettes des journaux du Caire, de Doha, d’Amman, de Ryad, de Damas
et de Beyrouth, traduisent le scepticisme, mêlé d’angoisse,
du monde arabe qui désespère de voir instaurer la paix au
P.O. sous le “règne” de Netanyahu.
“Un vent de scepticisme souf-fle sur la conférence de Londres”, avons-nous écrit dans notre dernière livraison, deux jours avant les rencontres ayant réuni, au début de la semaine, Mme Madeleine Albright, secrétaire d’Etat US; Yasser Arafat, chef de l’Autorité palestinienne et Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël. Les résultats des pourparlers se sont avérés tellement négatifs le premier jour, que le chef de la diplomatie américaine a prolon-gé sa présence de vingt-quatre heures sur les bords de la Tami-se, dans une tentative désespérée de réactiver le processus de paix au Proche-Orient. Netanyahu a bien dit, au terme d’un premier tête-à-tête de près de cinq heures avec Mme Albright: “Le moment est venu de relancer l’opération de paix”, vraisemblablement à l’effet de dissiper l’impression, du reste réelle, qu’il entrave cette opération par son intransigeance. Mais son conseiller politique, Bar Ilan, s’empressait de réaffirmer: “Israël ne se prêtera à aucun compromis sur sa sécurité...” Et d’ajouter: “Nous serions prêts à évacuer la Cisjordanie dans la proportion (13%) proposée par les Etats-Unis, si nous étions sûrs que les extrémistes de l’autre bord renon-ceraient à leurs actions terroristes.” Abou-Ammar, lui, a dissipé toute lueur d’espoir: “Aucun résultat positif n’a été enregistré, par la faute de Netanyahu qui refuse d’assouplir sa position.” En fait, deux points essentiels ont constitué la pomme de dis-corde des rencontres de Londres: la proportion du retrait israélien de Cisjordanie et les colonies de peuplement. En ce qui concerne le premier point, “Bibi” s’est montré intrai-table: Washington propose un retrait de l’ordre de 13 pour cent, mais il s’en tient à la proportion de 9 pour cent. De plus, il refuse de renoncer à la construction de nouvelles colonies, ces dernières étant considérées par le “parrain” US lui-même, comme autant de bombes à retardement. Comment, dans ce cas, Mme Albright pouvait-elle sortir de l’impasse le processus de paix bloqué depuis près de quatorze mois? Pour sauver la face, le chef du département d’Etat a dû engager un nouveau round d’entretiens avec les Israéliens et les Palesti-niens, pour essayer de les rap-procher, en comblant la large brèche qui les sépare! D’autant que Washington s’abstient d’exercer sur Tel-Aviv des pres-sions susceptibles de relancer les négociations directes et, aussi, de faire assumer aux uns ou aux autres la responsabilité de leur blocage. Quant à M. Tony Blair qui a pris l’initiative d’arranger les rencontres de Londres, il est resté à l’écart et durant les deux jours qu’ont duré les conciliabules, le Premier ministre britannique n’a pas jugé nécessaire d’intervenir pour les faire aboutir... |