LE FORUM DE L'INNOVATION SCIENTIFIQUE:
UN MOMENT PRIVILEGIE AYANT FAVORISE LA RENCONTRE ET L'ECHANGE

 
Etudiants et professeurs s’informent sur les objectifs de l’université virtuelle francophone. 

 
L’Université de Bretagne-Sud a institué un véritable réseau d’accueil pour étudiants étrangers. 

 
L’Université libanaise, tout comme les autres universités francophones, était présente au Forum. 
 
 

 

Dans le cadre de la XIIème assemblée générale de l’AUPELF-UREF et du colloque sur la mondialisation et la francophonie, un “Forum de l’innovation scientifique francophone” a été organisé simultanément pour la première fois au Liban, du 27 au 30 avril, au palais de l’Unesco. 

Ouvert à un très large public, ce forum a constitué un moment privilégié pour chaque visiteur, en créant un climat propice à l’échange et au dialogue. “La vocation première de cette manifestation a été de valoriser l’innovation et la créativité, en établissant un lieu de rencontre entre savoir et savoir-faire”, confie Tania Eid, directeur général de “La Revue de l’Etudiant”, qui a contribué à l’organisation de ce forum. 
Dans le hall central du palais de l’Unesco, sous le porche d’entrée, dans les halls latéraux A et B et au premier étage, sur une superficie de 1.200 m2, il y avait une soixantaine d’exposants. On notait, à titre d’exemple, les établissements étrangers d’enseignement supérieur et de recherche, les grandes écoles, dont les universités de Laval, Montréal, Paris VI, Bretagne-Sud, de Senghor, l’Ecole nationale supérieure polytechnique... 
Les universités et écoles francophones libanaises étaient toutes présentes à ce forum: l’UL, l’USJ, l’USEK, La Sagesse, l’ESA et Balamand. Place aussi aux éditeurs, aux entreprises et aux médias. 

UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE 
Ils sont donc venus de tous les coins francophones du monde, faisant de ce forum le premier rendez-vous incontournable des professionnels de l’éducation: des lycéens, des universitaires et des chercheurs dans tous les domaines. 
Cette manifestation a permis aux exposants de lancer et de faire découvrir de nouveaux produits; d’initier de nouveaux axes de collaboration; d’informer le public, de manière exhaustive, sur les innovations scientifiques francophones, ainsi que sur les dispositifs mis en place par l’AUPELF-UREF sur le plan de la formation et de la recherche. 
L’animation y était permanente avec des démonstrations de travaux en situation, illustrés et commentés par des scientifiques. Chose qui a été d’une grande utilité et d’un intérêt évident pour les professionnels de l’éducation, autant que pour les étudiants venus nombreux à ce forum, ainsi que pour tous les autres visiteurs. 
Au stand de l’Institut francophone d’informatique, par exemple, dont le siège est à Hanoï, un Français d’origine vietnamienne explique en détail l’importance de cet institut qui a ouvert ses portes en 1995, afin d’être “l’un des moteurs de l’avancée scientifique et technologique d’un Vietnam qui s’est ouvert, désormais, au dialogue international.” 

PLACE AUX EXPOSANTS LIBANAIS 
Sur un tout autre plan, M. Jean-Paul Servant, du Centre de la recherche informatique de Montréal, nous initie au “correcteur 101”, l’outil personnel de correction du français. “Le correcteur 101, explique-t-il, démonstration à l’appui, est capable d’analyser avec précision chaque phrase dans sa globalité, laisse passer moins d’erreurs et fait un minimum de fausses détections...” 
Ailleurs, on fait connaissance avec l’Université de Bretagne-Sud, nouvellement créée, avec différentes branches: sciences et technologies, droit, lettres et sciences humaines. Etablie à Lorient et à Vannes elle est en charge, surtout, de l’accueil et de l’accompagnement des étudiants étrangers. 
Du côté des exposants libanais, l’USJ (université Saint-Joseph) présente les innovations dans le domaine de l’agriculture méditerranéenne et celui de la didactique de l’enseignement de l’arabe. Pour l’Université Libanaise (UL) M. Jarjouhi, de la Faculté des Sciences II, présente un nouveau filtre catalytique pour l’eau potable à usage domestique qui a été mis au point. 
Le Centre d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) exposait, pour sa part, des panneaux explicatifs concernant les buts et les moyens scientifiques utilisés par l’Institut pour conduire la recherche, ainsi que ses publications et ceux de l’IFAPO (Institut français d’archéologie du Proche-Orient). 
Reste à dire un mot sur l’université virtuelle francophone: un concept fédérateur qui doit permettre de réunir les éléments éparpillés des expériences déjà menées en Francophonie en un concept à image unique représentatif des ambitions francophones. 

ENTRE BEYROUTH ET POITIERS: UNE VIDÉO TRANSMISSION 
Un des moments forts du forum a été la vidéo transmission d’un débat qui a eu lieu entre l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) et l’Université de Poitiers. Côté libanais et à partir de l’Unesco, ont pris part à ce débat: le R.P. Antoine Khalifé, recteur de l’USEK; Me Edmond Naïm, MM. Salim Sleiman, professeur à l’USEK; Christian Chène, doyen de la faculté de droit de Poitiers et Maroun Yazbeck, professeur à l’UL, animateur. 
A Poitiers, les intervenants étaient: MM. Pierre Avril, professeur à l’université de Paris II; Dominique Breillat, professeur à l’université de Poitiers; Michel Moreau, directeur général du CNED (Centre national d’enseignement à distance) et le président de l’université de Poitiers, Alain Tranoy; animateur: M. Gerard Roussey. 
L’émission a duré une heure de temps et la vidéo transmission s’est faite via Intelsat, Eutelsat sous la supervision du CNED. Le directeur du service audiovisuel au CNED, Christian Depay, était venu à Beyrouth pour assurer la bonne marche de l’émission qui fut transmise en direct sur Télé-Liban. 
Il y a eu 23 plateaux entre Beyrouth et Poitiers et le débat avait deux thèmes: en premier, la coopération entre les deux universités USEK et Poitiers. Le second a porté sur la saisine du Conseil Constitutionnel en France et au Liban. 
Ce fut une heure de temps fort intéressante ayant permis un dialogue en direct au-delà des frontières et des distances. 

FORMATION DES FORMATEURS 
Dans le cadre du colloque et du forum, on a procédé à la création de la Conférence des chefs d’établissements francophones de formation d’enseignants et de formateurs. Les buts de cette conférence sont les suivants: échanger des informations et induire des réflexions sur les métiers de l’enseignement; aider à la production de ressources pédagogiques médiatisées et favoriser le développement de pratiques d’évaluation universitaire, selon des normes internationales. 
Dès sa constitution, cette conférence a entamé ses réunions en organisant une table ronde à l’université de Balamand sur la formation des formateurs à l’ère de la nouvelle technologie. Elle a de même procédé à l’élection de son bureau exécutif composé de neuf membres représentant les différents milieux. Le professeur Joseph Abou Nohra, doyen de la faculté de Pédagogie à l’UL, fut élu président de cette conférence, dont le siège sera, également, celui de la faculté de Pédagogie. 

 

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