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DE CARDIFF À WASHINGTON
par EDOUARD BASSIL |
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Les dirigeants européens qui ont tenu, cette semaine, à Cardiff, en pays de Galles, un “sommet de réflexion sur l’avenir de la construction européenne”, se sont penchés en marge de leurs débats, sur la crise du Proche-Orient et, notamment sur la résolution 425 exigeant le retrait inconditionnel d’Israël du Liban-Sud. Les “Quinze” en sont arrivés, après délibérations, à conseiller au Liban et à la Syrie, d’examiner d’une manière plus approfondie, la proposition de Netanyahu-Mordehaï, laquelle prévoit le retrait sous conditions de “Tsahal” de notre territoire jusqu’aux frontières. Ces conditions supposent des négociations militaires ou des arrangements de sécurité destinés à protéger les frontières nord de l’Etat hébreu... Le président Hariri a entendu le même “conseil” mardi de Mme Madeleine Albright et M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, en fera de même vendredi, quand il le recevra à New York. La teneur de l’entretien Clinton-Hariri à la Maison-Blanche n’a pas été différent, à quelque variante près. A tous ses interlocuteurs, le chef du gouvernement a tenu le même langage, en réaffirmant les cons-tantes de la position libanaise (et syrienne), à savoir: exiger l’application inconditionnelle et immédiate de la 425. Il va sans dire que les Etats ayant voté en 1987 cette résolution, s’emploient à la modifier, souscrivant ainsi à la volonté de Tel-Aviv... Pourtant, la solution a été rappelée une fois de plus par Ryad et Damas: réunis dans la capitale syrienne, le prince Séoud Al-Fayçal et Farouk el-Chareh, ont demandé instamment aux deux “parrains” de l’opération de paix, d’exercer des pressions sur Israël pour le porter à en favoriser le processus, conformément aux principes définis à Madrid. Washington et Moscou s’exécuteront-ils? |