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Au Brésil, tous ont pris le parti de Marcello Nacimiento, objet de menaces de mort de la part de parties inconnues, pour avoir eu le courage de réclamer une enquête sur l’assassinat de trois personnes tuées arbitrairement. Au Japon, a été dévoilé le drame de Hakamata Iowa qui vit dans le corridor de la mort depuis vingt-neuf ans. Cependant, il n’hésite pas une seconde à proclamer son innocence de l’assassinat de son ancien employeur dans lequel on l’implique. Les aveux qui lui ont été arrachés par la force et dont il s’est rétracté par la suite après avoir été soumis à la torture, privé d’eau, de nourriture et de soins élémentaires, ces aveux sont parvenus aux milieux chargés de l’enquête. Au Cameroun, Théos Najawi a été arrêté au bureau du quotidien “Le Messager” le 24 décembre dernier; puis, condamné à deux ans de prison et à 1.000 dollars d’amende, pour avoir publié un article faisant état de “difficultés” auxquelles le président Pia se trouvait en butte. En Corée du Sud, Kim Song Man a été incarcéré pour avoir exprimé ses opinions politiques d’une manière violente et condamné à la peine capitale en 1985, celle-ci ayant été commuée en vingt ans de prison. Aux Etats-Unis, Henri Le Lucas sera exécuté le 30 courant à Huntsville au Texas, après avoir attendu quatorze ans dans le corridor de la mort, trente-trois personnes ayant subi la peine capitale depuis le début de l’année aux USA. En Croatie, Mariana Galo, présidente de l’organisme pour la défense des droits de l’homme (“Homo”), a aidé les autochtones et les réfugiés en leur donnant des conseils juridiques et des directives. Elle a été agressée dans son bureau à la mi-octobre 1996. Son agresseur a été libéré vingt-quatre heures après son arrestation et réitère sa menace de l’assassiner. En Iran, la police iranienne a appréhendé Morteza Feyrouzi sous l’inculpation d’espionnage. Fondateur du quotidien “Iran News”, ce journaliste a été condamné à mort, mais la peine a été commuée en prison à vie et maintenant il attend un nouveau jugement. Au Nigéria, Bilo Ransoumi Koti a été condamné à la détention perpétuelle, pour avoir pris position en faveur de quarante-trois personnes impliquées dans un attentat, mais la peine a été commuée en quinze ans de prison. Au Mexique, Leatitia Moctezuma Vargas, institutrice s’activant contre l’aménagement de complexes touristiques sur la terre sainte appartenant aux indigènes, a été condamnée et reçoit en permanence des menaces de mort. Lorsque Amnesty International a publié une brochure dénonçant la sauvagerie, l’injustice et la criminalité, elle a paru différente de ses précédents rapports. Cependant, au cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Amnesty International a jugé nécessaire de rappeler à ceux qui ont élaboré cette charge en 1948, d’accomplir leur devoir. La plupart des habitants de la planète considèrent que ces rapports ne sont pas d’habitude réalistes à cent pour cent. Puis, ils n’apportent pas de solutions radicales et comportent de la calomnie pour certains Etats. Ils rapportent des renseignements peu clairs et prodiguent des promesses indéterminées. Parfois, ses renseignements sont “le secret le plus grand du monde”. Sur 185 Etats membres des Nations-Unies, Amnesty International accuse 141 de leurs gouvernements et des groupes militaires, ou les deux à la fois, de violer les droits de l’homme. Dans le tour d’horizon portant sur les Etats contrevenants, Amnesty a condamné 55 régimes pratiquant les exécutions illégales; 87 gouvernants de garder dans leurs geôles des détenus politiques; 107 Etats de pratiquer la torture et 31 autres de faire disparaître des personnes dont les familles ignorent tout de leur sort. Nul n’ayant adopté de tels “exploits”, ni les avoir révendiqués, Amnesty considère que la vérité est immanquablement plus dure et plus amère que ce que l’homme imagine. En d’autres termes, ceux qu’on considère perdus, sont déjà morts, bien qu’il ne soit pas possible de décrire les crimes et les horreurs commis. Amnesty International décerne depuis 1997 la “palme d’or” d’une manière générale au continent africain qui a enregistré, de la région des grands lacs jusqu’à l’Algérie, en passant par le Congo (ex-Zaïre) d’énormes abus et des crimes effroyables. Les trente-cinq pays d’Europe n’échappent pas à la sanction et aux critiques d’Amnesty qui condamne vingt-huit d’entre eux pour des actes préjudiciables, surtout dans l’ex-Union soviétique et l’ex-Yougoslavie. De même que les démocraties authentiques comme le Royaume Uni, l’Italie et l’Espagne. La lutte nécessaire de la commission d’amnistie internationale est appelée à se renouveler en permanence, étant entendu que cette organisation ne dispose entre autre armes que de la condamnation, la dénonciation, la persuasion de l’opinion publique de vérités, le lavage des convictions des séquelles pour les remplacer par des renseignements exacts. Dans l’attente d’un tribunal international permanent chargé de condamner la criminalité mondiale, proposition plus proche de la fiction que de la réalité, qu’on s’emploie aujourd’hui à instituer à Rome, par des tentatives acharnées et opiniâtres en vue de dépasser l’impossible. Ainsi, Amnesty International, comme l’exprime le journal “Le Monde”, aura distribué 29 “cartons rouges”. Mais les régimes condamnés n’ont pas vécu l’angoisse et la peur des condamnés à mort, comme les footballeurs au moment du “penalty”. Le Nigéria, le Mexique, la France, la Norvège, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne sont tous accusés. Le rapport de 405 pages les attaque tous et les condamne sans épargner personne. Ce qui peine le plus Amnesty International, c’est que certans militaires et hommes de la sécurité ayant commis les horreurs, le terrorisme et les crimes ont été acquittés, certains autres ayant été condamnés à des peines de prison symboliques. |
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