IMBROGLIO PRÉSIDENTIEL 

par EDOUARD BASSIL  
 
A quelques semaines de l’éché-ance présidentielle, c’est toujours la confusion par rapport aux présidentiables et même à propos de l’éventuelle reconduction du mandat de l’actuel locataire du palais de Baabda.
Il est de notoriété publique que la personne du premier magistrat de la République n’est connue et ne se détache du lot des candidats en puissance qu’au dernier moment ou quelques jours avant le scrutin.
Cependant, les fois précédentes on pouvait se faire prématuré-ment une idée du futur chef de l’Etat, à travers les spécifications de la personnalité appelée à accé-der à la magistrature suprême.
Aujourd’hui, on se perd en conjectures sur tant de points en rapport avec l’élection présiden-tielle. Les spéculations vont bon train à propos de l’amendement de l’article 49 de la Constitution, pour pouvoir proroger le mandat présidentiel ou si celle-ci est définitivement écartée, permettre aux fonctionnaires de la première catégorie de poser leur candida-ture et, dans ce cas, le général Emile Lahoud, commandant en chef de l’Armée, à le plus de chance de l’emporter.
Toujours est-il qu’on n’est pas encore fixé sur la date à laquelle l’Assemblée serait convoquée en session extraordinaire en vue, justement, d’amender l’article 49. Un courant se dessine en faveur de la convocation de la Chambre vers la mi-septembre ou à la fin de ce mois. Ainsi, l’élection présiden-tielle interviendrait dans la première quinzaine d’octobre.
Le parlement aurait la possibi-lité d’entamer l’étude du projet de budget 99 dès l’ouverture de sa session ordinaire, soit à partir du premier mardi suivant le 15 octobre.
Le prochain sommet libano-syrien, dont la date n’est toujours pas fixée, permettra de démêler cet imbroglio qui embrouille les esprits, accentue la tension, tout en faisant persister le marasme économique. 

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