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Chacun
peut le constater en circulant dans les rues de Beyrouth: les espaces verts
et les parkings disparaissent à un rythme accéléré.
Ce qui accroît le risque de voir la capitale étouffer sous
l’invasion du béton. Un mouvement écologique regroupant plusieurs
associations civiles vient de lancer un SOS, appelant nos édiles
à sauver la ville du danger de l’asphyxie. Notre photo: le dernier
terrain vague menacé de disparaître au rond-point Sassine.
Ainsi qu’on peut le lire ail-leurs dans cette livraison, Bey-routh étouffe faute d’espaces verts et ses rues envahies par le béton, deviendront, à plus ou moins brève échéance, encom-brées au point qu’il sera difficile, voire impossible, d’y garer les voitures, dont le nombre ne cesse de croître - et d’y circuler. L’administrateur prétend avoir fait aménager deux-cents nouveaux parkings - pas un de moins - dans la capitale, en particulier à Achrafieh. Nous les avons cherchés à la loupe sans pouvoir en localiser aucun. Le dernier carré de ce quar-tier, sis au rond-point Sassine, jouxtant le restaurant “Broasted Chicken”, va à son tour servir d’emplacement à un complexe commercial (ou résidentiel), à l’instar de deux autres éloignés de quelques mètres (à l’est et au nord du même restaurant) où deux grands blocs poussent aussi vite qu’un champignon... Paraphrasant le mot du Fabu-liste, nous écrirons: “Adieu espa-ces verts et parkings!” A Bey-routh-ouest, réalisant la gravité d’un tel danger; un comité de soutien à l’action municipale a décidé, au cours d’une réunion tenue vendredi dernier sur le thème: “Rencontre pour la préser-vation des espaces verts”, de lancer une campagne pour la sauve-garde et la création de tels espaces, en coopération avec le Conseil municipal. Il s’agit d’une heureuse initiative à laquelle se sont ralliées plusieurs associations civiles,celles-ci préconisant l’aménage-ment d’un jardin botanique, d’un zoo, d’un théâtre en plein air et de terrains de sport, dont bénéficieraient tous les citadins. Ce mouvement vient à point pour mettre en garde contre l’invasion de la ville par le béton; puisse-t-il s’étendre à toute la capitale, avant qu’il ne soit trop tard! Si Dame municipalité ne devait pas réagir dans le plus bref délai, on ne verrait plus aucun espace libre pour créer un jardin botanique, un zoo, un théâtre en plein air ou un terrain de sport, comme le suggèrent les associations mentionnées. Déjà, il est de plus en plus dif-ficile de garer sa voiture au cœur d’Achrafieh - en dépit des assu-rances données par le Mohafez - au point que, même les familles résidant dans les immeubles placés sous le régime de la co-propriété, sont contraints de re-courir à la juridiction compéten-te, pour pouvoir utiliser le garage. Un exemple typique, entre tant d’autres est donné par l’ex-immeuble Mrad, sis à la place Sassine, où deux des treize co-propriétaires (dont un notaire) ont proclamé “domaine privé”, le garage arguant qu’ils l’ont acquis au prix fort... Fait plus étrange: Dame mu-nicipalité a permis à ces deux ex-torqueurs d’installer une clôture et de placer le garage “sous clé”, uniquement accessible aux membres de leurs familles... L’affaire fait, actuellement, l’objet d’un procès! Il faut espérer que le nouveau Conseil municipal de Beyrouth, formé d’éléments consciencieux et probes, mettra de l’ordre dans tout cela; le plus tôt serait le mieux. |