LE 11 ET 12 SEPTEMBRE, AU PALAIS DE L'UNESCO
LE LIBAN ACCUEILLE LA PREMIERE CONFERENCE DE L'ASSOCIATION DES COURS CONSTITUTIONNELLES AYANT EN PARTAGE L'USAGE DU FRANCAIS (A.C.C.P.U.F.)
LE PRESIDENT AMINE NASSAR: "CET EVENEMENT TRES IMPORTANT OFFRE A NOTRE PAYS LE GRAND PRIVILEGE D'INAUGURER LE FONCTIONNEMENT D'UNE NOUVELLE ASSOCIATION FONDEE L'AN DERNIER A PARIS"

Une fois de plus, le Liban affirme sa présence et remplit son rôle au sein de la grande famille de la francophonie et des pays ayant en partage l’usage du français.
Après la rencontre, ici, des maires francophones, le printemps dernier et avant le prochain sommet des chefs d’Etat de la francophonie prévu dans notre pays en 2001, Beyrouth vivra de nouveau au cœur de cette francophonie rayonnante et si fraternelle, en accueillant du 10 au 13 septembre la premìère conférence des Cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (A.C.C.P.U.F.) qui groupe une quarantaine d’institutions des quatre coins du monde. Une importante conférence, placée sous le patronage du président de la République, M. Elias Hraoui, réunira une centaine d’éminents juristes internationaux.
Toute jeune association, puisqu’elle a été portée sur les fonts baptismaux l’an dernier à Paris, l’A.C.C.P.U.F. - dont le Liban est membre fondateur - est présidée par M. Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel français et ancien ministre. “Notre association, explique M. Dumas, représente maintenant une quarantaine de pays, enfin, de Cours, d’institutions ayant compétence en matière constitutionnelle. Je dis “institutions” puisqu’il s’agit tantôt de Cours, tantôt de Conseils, tantôt de Chambres spécialisées appartenant à d’autres instances judiciaires, mais ce rassemblement d’une quarantaine d’institutions a pour vocation de regrouper des spécialistes de très haut niveau exerçant leurs talents dans la pratique des Cours constitutionnelles et donc l’examen des normes législatives par rapport à la loi suprême qu’est la Constitution  et qui est donc notre référence à tous”.

UNE MOBILISATION GÉNÉRALE
Afin d’assurer la réussite de cette conférence hautement spécialisée, la mobilisation est générale au siège du Conseil constitutionnel, à Hamra. Un branle-bas de combat règne dans tous les bureaux et, principalement, dans celui du président Amine Nassar qui abrite des réunions successives de magistrats, professeurs et constitutionnalistes réputés. Des commissions ont été constituées pour l’accueil, l’hébergement, les transports, etc...
Mais dans cette ruche bourdonnante, le président du Conseil constitutionnel donne ses directives, tout en gardant la tête froide et un calme olympien. Il nous indique que les derniers préparatifs vont pour le mieux et met l’accent sur l’importance de l’événement que constitue cette “première conférence internationale des chefs d’institutions constitutionnelles dont l’organisation a été confiée au Liban sur proposition du président Jacques Chirac qui, une fois de plus, marque un intérêt tout particulier à notre pays et à la récupération de son rôle dans le concert des nations.”
Questionné sur les buts de cette nouvelle association dont la première manifestation depuis sa création aura lieu dans notre pays, le président Nassar répond: “D’après ses statuts, l’Association a pour but de favoriser l’approfondissement de l’Etat de droit par un développement des relations entre toutes les institutions qui, dans les pays ayant en partage l’usage du français, quelles que soient leurs appellations, ont dans leurs attributions, compétence de régler en dernier ressort avec l’autorité de la chose jugée, les litiges de conformité à la Constitution. A cet effet, elle recourt aux moyens suivants:
- Elle développe entre les institutions membres les échanges d’idées et d’expériences sur les questions qui leur sont soumises ou intéressent leur organisation et leur fonctionnement.
- Elle organise entre les institutions membres une étroite coopération en matière de formation et d’assistance technique, soit sous sa propre responsabilité, soit dans le cadre d’autres associations regroupant des juridictions suprêmes auxquelles adhèrent les institutions membres, en lien avec les coopérations existantes dans le cadre multilatéral francophone.
- Elle organise des congrès thématiques qui favorisent le contact entre les membres des institutions et l’échange d’information.
“La création de cette association répond aux objectifs fixés par la Déclaration du Caire des ministres de la Justice des pays ayant le français en partage, du 1er novembre 1995, notamment à la nécessaire mise en place de mécanismes de coopération dans l’espace juridique francophone, espace d’affirmation des libertés et des droits de l’Homme.”


Au siège du Conseil constitutionnel, échanges de points de vue
entre le président Nassar et notre collaborateur Jean Diab.
UNE VICE-PRÉSIDENCE AU LIBAN
Tout en nous annonçant, ensuite, que le Liban occupe le poste de troisième vice-président au sein du Bureau de l’A.C.C.P.U.F., le président Nassar nous donne des détails sur le déroulement du scrutin pour la composition de ce bureau lors de l’assemblée constitutive de l’Association, à Paris, le 9 avril 1997. “Notre pays était représenté par le président Antoine Khair et le professeur Pierre Gannagé. L’assemblée avait été saisie de quatre candidatures. Par acclamation, celle du président Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel, au poste de président est acceptée. Est élu trésorier, le président de la Cour suprême du Canada, M. Antonio Lamer, candidat à ce poste. Il est, ensuite, proposé que les trois vice-présidences soient réparties entre l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Est et l’Afrique occidentale. Sont admises, alors, comme représentant des deux premières zones, les candidatures du Gabon au poste de premier vice-président et de l’Ile Maurice au poste de deuxième vice-président.”

UNE VICTOIRE ÉCLATANTE
La discussion s’engage, ensuite, sur le troisième poste. Le Sénégal proposé par le Togo décline l’offre et recommande que ce poste ne soit précisément pas confié à un Africain. Le Bénin propose sa candidature. Le Burkina, intéressé par la fonction, se rallie à celle du Bénin. La Guinée Conakry, soutenant le Sénégal et rappelant l’inspiration qui avait présidé à la création d’un poste de troisième vice-président insiste pour une représentation de l’Asie au Bureau. Le Togo soutient la candidature du Bénin. Le Congo souhaite que l’Asie soit représentée. Le Canada fait remarquer que deux autres zones sont sous-représentées, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est et propose que le poste de troisième vice-président soit attribué au Liban. Le Mali insiste pour que ce poste soit confié à un Africain, l’Ile Maurice se rattachant, en fait, à l’Océan Indien. La Guinée Conakry retient la candidature suggérée du Liban. C’est alors qu’à la surprise générale, l’Egypte se porte candidate. On passe au vote et le Liban l’emporte par 19 voix sur le Bénin et l’Egypte qui obtiennent sept voix chacun. Ainsi, le poste de troisième vice-président est confié au Liban. Il est assumé initialement par le professeur Pierre Gannagé et aujourd’hui par le président Amine Nassar.
Tout cela dénote combien est grande la réputation du Liban qui, sans se porter candidat, a été élu au Bureau exécutif par une écrasante majorité. Aujourd’hui, notre pays se voit confier la lourde responsabilité d’organiser la première conférence des présidents des Cours constitutionnelles dans le monde, ayant en partage l’usage du français.
Un capital-confiance que le président Amine Nassar saura sûrement renforcer par une organisation qu’il veut exemplaire.
 

LE PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE

JEUDI 10 SEPTEMBRE 1998
Entre 17 et 19 heures:
• Accueil des participants dans le hall de l’hôtel Carlton
• Remise des badges et des dossiers
• Confirmation de la participation aux réceptions officielles et aux excursions
19h - 22 heures: Buffet froid offert par le Conseil constitutionnel du Liban, autour de la piscine et ouvert aux délégations au fur et à mesure de leur arrivée.
22h - 22h30: Première réunion de Bureau dans la salle de conférence de l’hôtel ou au palais Unesco.
Ouverture

VENDREDI 11 SEPTEMBRE 1998
9 heures: Départ par car de l’hôtel de tous les délégués pour le palais Unesco.
9h - 9h30: Arrivée et installation des autorités invitées aux cérémonies d’ouverture de la conférence en présence du président de la République du Liban.
9h30 - 9h45: Accueil du président Amine Nassar, président du Conseil constitutionnel de la République du Liban, troisième vice-président de l’A.C.C.P.U.F.
9h45 - 10 heures: Discours d’introduction du président Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel français et président de l’A.C.C.P.U.F.
10h - 10h15: Allocution solennelle d’ouverture de la conférence par M. le président Elias Hraoui, président de la République du Liban.

Première session
10h15 - 10h45:
• Départ des invités à la cérémonie d’ouverture.
•Pause-café, rafraîchissements dans la cafeteria du palais Unesco.
10h45 - 11h15: Compte-rendu du secrétaire général sur l’activité de l’Association depuis avril 1997.
11h15 - 11h30: Commentaires.
11h30 - 12 heures: Présentation par le secrétaire général des questions relatives à la publication des bulletins de l’Association.
12h - 12h45: Discussion et vote.
13h - 14h30: Déjeuner.

Deuxième session
14h30 - 16 heures: Choix du thème du deuxième Congrès:
• Synthèse des propositions transmises au bureau présentée par le secrétaire général.
• Discussion et vote.

Troisième session
16h - 16h30: Pause-café et rafraîchissements.
16h30 - 18h30:
• Présentation du CD.-Rom et de la maquette du site Internet.
• Présentation par Patricia Herdt et Jérôme Rabenou, collaborateurs du Conseil constitutionnel français.
• Discussion et adoption de la maquette.
20 heures: Dîner officiel offert par M. le président de la République au palais de Baabda.

SAMEDI 12 SEPTEMBRE 1998
10h - 11 heures: Deuxième réunion de bureau au palais Unesco.
10h30 - 11 heures: Café et rafraîchissements à la cafeteria du palais Unesco.
11h - 12 heures: Synthèse des besoins en équipement et formation des membres de l’Association dans la perspective de la mise en place du site et dans le cadre du programme de soutien de l’agence pour la francophonie.
12h - 12h45:
• Assemblée générale extraordinaire.
• Approbation des demandes d’adhésion (article 4.1 des statuts).
13h - 14h30: Déjeuner-buffet à la résidence de l’ambassadeur de France.
15 heures: Départ en car pour la visite:
• Des grottes de Jeita.
• Du site de Byblos.
20 heures: Dîner officiel offert par le Barreau de Beyrouth à la terrasse du Casino du Liban.

DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1998
10h - 18 heures (environ): Excursion offerte par le président de la Chambre des députés, S.E. M. Nabih Berri, au Liban-Sud.
• Visite du site de Cana
• Visite du site archéologique de Tyr
• Déjeuner sur le site ou au palais de Mousaileh

JEAN DIAB

Home
Home