
“Diana-land”, “Diana-business”, “Diana-mania”: le souvenir sera décliné
longtemps dans l’espoir - sincère ou mercantile - de recréer
l’immense ferveur qui a saisi le royaume en septembre dernier.
La gestion de l’héritage est au moins aussi controversée
que l’existence de la jeune femme, qui aurait fêté ses 37
ans. Même si l’establishment et la famille royale s’emploient à
gommer les aspérités. Notamment celles qui ont trait à
la vie amoureuse de Diana, morte au côté de son ultime compagnon,
Dodi al-Fayed, ou à ses démêlés avec les Windsor.
Près de 2.500 privilégiés ont passé les
grilles de la demeure ancestrale des Spencer, à 120 km de Londres,
pour visiter le musée aménagé à grands frais
par le frère de la défunte. Au nombre des “reliques” exposées,
un uniforme d’écolière, une couronne, des robes princières...
152.000 visiteurs au total sont attendus, moyennant un droit d’entrée
de 9,50 livres (15,20 dollars).
La presse populaire entretient des relations pour le moins tendues
avec Charles Spencer, qui l’a accusée, elle et ses paparazzi, d’avoir
“du sang sur les mains”. Elle s’interroge, aujourd’hui, sur le profit du
“Diana-land”, alors que le comte s’est engagé à reverser
à des œuvres charitables “un minimum de 10%” des recettes.
Cette même presse n’a pas ménagé ses critiques
au Fonds Diana, qui a recueilli quelque 70 millions de livres en dix mois
et n’en a guère reversé que 14 à ce jour, au profit
de causes chères à la défunte. Il vient d’annoncer
une nouvelle contribution de 500.000 livres à 10 œuvres caritatives.
Son nouveau président, Andrew Purkis, déplore que le
Fonds “ait provoqué de trop nombreuses polémiques” et promet
de faire preuve de plus de discernement à l’avenir dans le choix
des produits “labelisés”.
La signature de la princesse sur des barquettes de margarine et des
cartes à gratter, a défrayé la chronique, au printemps.
Mais si une marque de déodorant et un fournisseur de compost ont
été récemment éconduits, l’autorisation d’un
ourson en peluche pourpre a été diversement appréciée.
