“LIVRE D’HORREURS” 

par EDOUARD BASSIL
Les réunions du secrétariat général de l’Union des journalistes arabes (UJA) et de la commission des libertés ayant tenu leurs assises, la semaine dernière, au Caire ont coïncidé avec le publication du bilan annuel de l’Institut international de la Presse, dont le siège est à Vienne.
Ce bilan est déprimant et a été qualifié de “livre d’horreurs” par le directeur de l’IIP qui y relève des faits donnant une idée morose de la situation dans laquelle se débat la profession journalistique.
Selon le rapport de cet organisme, cinquante journalistes ont été tués en 1998 en divers coins du globe et une centaine d’autres sont actuellement en prison.
Autre constatation: les deux tiers de la population mondiale vivent dans des pays où la liberté d’expression n’est pas respectée, “la palme revenant à l’Amérique latine”. De plus, les violentes attaques contre les médias se sont poursuivies en toute impunité, “de la part d’officiels corrompus, de trafiquants de drogue et de membres du crime organisé voulant empêcher les moyens d’information de couvrir leurs activités”.
“Dans les pays d’Asie, précise le rapport, les médias ne jouissent que de la liberté de raconter des mensonges pour induire en erreur l’opinion publique” (sic). Puis, la liberté de presse est encore un espoir, les journalistes y faisant l’objet d’une répression impitoyable.
Enfin, on relève ce passage significatif: “Les atteintes à la liberté de la presse sont peu rapportées au Proche-Orient, tout simplement parce qu’elle est rare”... 
L’UJA a-t-elle pris connais-sance de ce triste bilan et la commission des libertés qui en relève, envisage-t-elle d’entre-prendre une action salvatrice, en  coopération avec les organi-sations professionnelles pour améliorer le sort des hommes de presse sous tous les cieux? 

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