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Ce
fut, peut-on dire, une tempête dans un verre d’eau... ayant ravivé
certains espoirs qui n’ont pas tardé à s’estomper. La déclaration
virulente du président Hoss, ne ressemblant en rien à son
tempérament, a donné des résultats différents
de ceux qu’en attendaient ses détracteurs. Fort du soutien (renouvelé)
des chefs de l’Etat et du Législatif, le Premier ministre passera
le week-end au Caire, seconde capitale après Ryad, figurant sur
l’itinéraire de son périple arabe.
A quelque chose, malheur est bon! Il aura fallu la déclaration virulente du président Hoss, ne ressemblant nullement à son tempérament - la “bombe” comme certains l’ont appelée - pour sortir les alliés du Premier ministre et ses amis de leur somnolence. De fait, ceux-ci laissaient la néo-opposition s’attaquer au “Cabinet des 16” et s’employer à le discréditer sans lui accorder le délai de grâce (d’un semestre), l’un deux, en l’occurrence M. Omar Karamé, ayant même pris à partie le président du Conseil, son ancien partenaire de la Rencontre parlementaire nationale. Puis, un membre du gouvernement et le responsable d’un organisme de sécurité proche du chef de l’Etat, se sont rendus à Koraytem sans prévenir M. Hoss. Fait encore plus inquiétant: le président de la République aurait affirmé “qu’il se tenait à égale distance des loyalistes et des opposants”, ce qui avait laissé croire qu’il avait lâché l’équipe gouvernementale... Autre fait pouvant avoir mis fin à la lune de miel entre les présidents Lahoud et Hoss: l’intention prêtée au Général-Président de ménager le président Nabih Berri, en ne prenant pas de nouvelles mesures d’assainissement administratives qui pourraient affecter des proches du chef du Législatif. Alors que le président du Conseil est contre les demi-mesures, celles-ci risquant, à son avis, de torpiller la réforme. Quoi qu’il en soit, l’initiative de M. Hoss a été accueillie favorablement par les milieux politiques et parlementaires qui ont renouvelé leur soutien au Cabinet et à son chef, dont ils ont vanté “le courage et la sincérité avec laquelle il a fait son auto-critique”, tout en proclamant sa détermination à poursuivre la réforme jusqu’à sa finalité. Fait curieux: même M. Rafic Hariri qui est à l’origine de la cabale entretenue contre son digne successeur, admet “qu’il faut donner sa chance au gouvernement actuel.” Il a ajouté “qu’il aurait accordé la confiance à M. Hoss, si celui-ci n’avait pas critiqué sa gestion dans la déclaration ministérielle”... Il est possible que l’ex-Premier ministre ait changé le fusil d’épaule suite à quelque conseil qui lui serait parvenu de qui l’on sait... Bref, le président Hoss, passé le choc provoqué par sa “bombe”, a réaffirmé qu’il continuait à assumer ses responsabilités et qu’il n’était question pour lui ni de démissionner, ni de bouder le Grand Sérail, comme son prédécesseur avait l’habitude de le faire... De plus, le chef de l’Etat lui a réitéré son appui et M. Berri affirme: “Ce gouvernement est une chance rare accordée au pays et il jouit de la confiance de l’Assemblée nationale.” Fort de ce soutien renouvelé, le président du Conseil se rendra en week-end au Caire, seconde capitale après Ryad, figurant sur l’itinéraire de son périple arabe. |