Evénements de la semaine
À QUAND LE RENFLOUEMENT DE L’ULCM?
Que devient l’ULCM: se serait-elle disloquée à cause de ses dissensions internes ou serait-elle moribonde et peut-on encore la ressusciter, bien que son renflouement s’avère difficile? Une initiative drastique s’impose pour remettre sur pied cette association devant rassembler plusieurs millions de Libanais d’outre-mer qui, bien orientés et guidés, ont la possibilité de venir en aide à la mère-patrie.
Qu’est-il advenu de l’Union libanaise culturelle mondiale? Et du conseil chargé de gérer les dossiers qui en relèvent?
Puis, où est passé le ministère des Emigrés: a-t-il été supprimé, purement et simplement, ou rattaché au palais Bustros, ce qui nous paraît normal et logi-que, chacun de ces départe-ments ministériels ayant mar-ché sur les plates-bandes de l’autre, en raison de l’enchevê-trement de leurs attributions respectives... Ceci a paralysé l’action en faveur des Libanais d’outre-mer qui ont été lâchés, pratiquement, par la mère-patrie.
L’ULCM est allée à la dérive, désintégrée comme elle l’est par ses dissensions internes. En effet, le conseil mondial tiraillé par des courants contradic-toires, s’est écartelé en deux fractions dissidentes, chacune combattant l’autre et cherchant à rassembler autour d’elle le plus grand nombre d’adhé-rents.
Les Libanais de l’Expansion sont donc perplexes, ne sachant à quel courant adhérer et igno-rant tout de ce qui se passe au niveau de la direction collégiale. De plus, les “Africains” ont coupé les ponts avec les “Latino-américains”, les uns et les autres s’arrogeant le droit de représenter la Diaspora et de parler en son nom.
Ainsi, celle-ci vit dans le même climat que le Liban résident où des groupes antagonistes s’emploient à tirer la couverture de leur côté, au grand dam de la nation, partant du slogan connu; Après moi le déluge.
Au moment où on parle de réforme à tous les niveaux et dans tous les domaines, le moment n’est-il pas venu de se pencher sur ce dossier combien important et délicat qu’est celui de l’ULCM que les régimes successifs ont négligé pour divers motifs.
Les membres du conseil mon-dial se sont toujours querellés pour des questions futiles, telles celles de la représentativité et de la préséance.
Jusqu’ici, on a placé à la tête de l’Union des éléments infatués de leur personne, choisis pour leur fortune, qui se sont souciés, surtout, de se mettre en avant et de faire prévaloir leur point de vue, sans se préoccuper de l’intérêt supérieur de la mère-patrie.
Or, au lieu de figurer en tête de leurs préoccupations, celle-ci a servi de tremplin à des objectifs personnels on inavoués et, partant, a affaibli chaque jour davantage une association dont la cohésion est la raison de sa survie. Puis, le pouvoir a fragmenté le ministère des Affaires étrangères et des Emigrés, au lieu de le renforcer en personnel humain et en moyens financiers, pour lui permettre de s’acquitter de la mission qui lui incombe à l’égard de dizaines de milliers de nos compatriotes épars sous tous les cieux, maintenant coupés de leur lien ombilical.
Enfin, il nous faut dénoncer le comportement illogique de bien de nos ambassades vis-à-vis des émigrés dont ils ont accentué les divisions, en  prenant le parti des uns contre les autres. Nous pouvons en témoigner en connaissance de cause... 

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