Saturnale

ParMARY YAZBECK AZOURY
SURVIE ET SAINT VALENTIN
Vendredi 14 février, la Saint Valentin, patron des amoureux!
On a essayé de la célébrer au Liban, mais vu l’état des finances, des jeunes surtout, cela a été un peu difficile!
Il est intéressant de savoir qu’à l’heure où nous luttons pour notre survie, notre existence minimum, il existe sur notre planète des pays où la question essentielle demeure l’amour.
Carnaval, amour, le plaisir de vivre éclatent un peu partout, non seulement dans les pays les plus développés. Malheureusement au Liban, nous cumulons les défauts des pays riches et des pays pauvres en ignorant leurs qualités. Nul ne demande à l’Etat d’être l’Etat-Providence, mais on lui demande de s’abstenir d’être l’Etat-Calamité.
Or, ne serait-ce que par son système fiscal plus que défectueux, le Liban ne peut même prétendre à être un véritable Etat moderne. Il se rapproche par sa manière de traiter le citoyen, d’un pays “bâtard”; ni dictature, ni démocratie! où tout est fait en demi-mesures ou en demi- teintes.
Or, Dieu vomit les tièdes!
Plusieurs de nos gouvernants parlent de garantir notre liberté, mais ils oublient toujours de nous expliquer comment ils vont garantir notre existence!

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PLUTÔT QUE DE TAXER LE PEUPLE!
Qui ploie sous la faix des taxes indirectes: eau, téléphone, électricité, taxes municipales, etc...
Pourquoi ne pas imposer la taxe directe sur le revenu, une taxe progressive... En commençant par les responsables eux-mêmes?
Il est normal de payer des taxes, mais non celles dont sont exonérés les dirigeants.
En Suède, les ministres et même le Premier ministre qui occupent des logements de fonction, paient leurs loyers, même s’ils ont des propriétés privées. Non seulement ils n’habitent pas ces dernières, mais paient des taxes pour habiter leur logement officiel. C’est cela l’égalité: que celui qui reçoit plus et gagne plus, contribue davantage au bien-être général.
Mais au Liban, un système absurde veut que les députés, dirigeants et une autre classe de citoyens ne paient même pas les taxes douanières sur leurs voitures importées. Ils ne paient pas, non plus, de nombreuses factures pour lesquelles ils reçoivent une somme faramineuse d’indemnités. Pourquoi croit-on que ces gens veulent devenir députés ou occuper une haute fonction? Evidemment, pour l’argent!
Pourquoi le simple citoyen doit-il payer des millions pour une voiture importée (le Liban ne fabriquant pas de voitures), alors que le député en est exonéré? Il reçoit des frais de représentation pour l’essence, son secrétariat etc... Nous sommes tous égaux dans les textes... Mais il y a toutes sortes d’inégalités dans l’application.
Que le gouvernement Hoss commence par réviser la fiscalité... C’est la priorité des priorités!

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À QUAND LE PAIEMENT DE LA NOUVELLE ÉCHELLE DES SALAIRES?
Il semble que certaines institutions aient été payées selon la nouvelle échelle des salaires.
La plupart des autres citoyens attendent...
Qu’est-ce qu’ils attendent, puisque cette échelle a été publiée au Journal Officiel?
Au lieu de commencer par payer les députés et les ministres qui, eux, ont des réserves et peuvent attendre, il faudrait commencer par payer les pensions de retraite.
Où trouver de l’argent....?
Justement en récupérant tout ce qui a été volé! et en attendant de récupérer ou de retarder le paiement de tous les officiels, de leurs indemnités, de leurs allocations, de leurs subventions.
Eux peuvent attendre. Le peuple ne le peut plus!
Il faut pour que l’économie redémarre, que le citoyen gagne suffisamment, non pas pour faire des folies, mais pour assurer sa subsistance. C’est en augmentant le pouvoir d’achat du citoyen que l’économie pourra redémarrer. Tant que les citoyens n’ont pas d’argent, même pour subvenir à leurs premières nécessités, la stagnation persistera. Ce ne sont pas les quelques touristes de passage qui compenseront le manque à gagner d’une société dite de consommation... et qui ne consomme plus rien.
Le Liban a une croissance de 2%... C’est peu, très très peu pour un pays en voie de développement!

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OTAGES DIPLOMATIQUES
Encore une fois, les diplomates paient pour leur gouvernement.
Suite à l’arrestation du leader kurde, Abdullah Ocalan par les Turcs, les représentations diplomatiques grecques et d’autres pays ont été prises pour cibles dans le monde.
Une fois de plus, ce sont des innocents, dont des femmes et des enfants, qui paient pour les responsables!
On doit se rappeler la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran en 1979 qui a duré presque deux ans...
On doit, aussi, se rappeler la prise d’otages pour la plupart des diplomates à l’ambassade japonaise à Lima (Pérou), en 1996...
On pourrait se rappeler de nombreux otages, sans parler de ceux du Liban.
Des diplomates paient et sont des boucs émissaires.

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DEPUIS L’ANTIQUITÉ
Dans l’Antiquité et au Moyen Age, les otages garantissaient l’exécution des traités.
Si cette pratique a été peu à peu abandonnée par les Etats modernes, ceux-ci y ont encore recouru pour empêcher, notamment, la population de se livrer à des actes hostiles contre les occupants.
Lorsque cette mesure ne remplissait pas son objet, les otages étaient exécutés à titre de représailles.
Les conventions signées à Genève en 1949, ont interdit la prise d’otages, comme contraire aux droits de l’homme, non seulement dans les conflits internationaux mais, aussi, dans les guerres civiles.
Il faut croire que nous sommes revenus au Moyen Age, puisque la prise d’otages est de nouveau à la mode.
Parmi leurs proies favorites, les diplomates.
Qui a jamais dit que la diplomatie est une carrière de tout repos?


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