Evénements de la semaine
DÉBAT BUDGÉTAIRE: LOYALISTES ET OPPOSANTS
FOURBISSENT LEURS ARMES
“Le débat budgétaire sera démocratique à cent pour cent”, a assuré le président Nabih Berri. Une quarantaine de députés se sont  inscrits jusqu’ici pour intervenir lors de l’examen par la Chambre de la loi de finances. On doit s’attendre à des critiques virulentes de la part de la néo-opposition contre la politique économique, financière et fiscale du “Cabinet des 16”

Loyalistes et opposants fourbissent leurs armes en prévision du débat sur le budget qui sera institué, à partir de la semaine prochaine à la Chambre des députés.
Alors que le Cabinet procède à un relevé des prises de position que chaque bloc pourrait adopter sous l’hémicycle, celui dont le chef de file est M. Rafic Hariri répartit les rôles parmi ses membres et s’apprête à déclencher une forte offensive contre la politique économique, financière et fiscale du gouvernement.
Cependant, le chef du Législatif qui a déjà conféré, à ce propos, avec le Premier ministre, à l’issue de sa rencontre hebdomadaire avec le chef de l’Etat, s’emploiera à calmer le jeu, partant du fait que “la discussion de la loi de finances est une chose et l’attitude à l’égard du Cabinet en est une autre”.
Il va sans dire que les membres de l’Assemblée sont acquis à l’idée que le “Cabinet des 16” ne peut être critiqué pour avoir mis sur pied un projet de budget “le meilleur possible” et, surtout, pour avoir tardé à le soumettre au parlement, dépassant de loin le délai constitutionnel, soit au cours de la session parlementaire d’octobre.
C’est que le précédent gouvernement, se contentant d’expédier les affaires courantes, avait laissé à l’équipe ministérielle du président Hoss le soin d’élaborer le projet de budget, alors que plusieurs mois de l’année courante s’étaient écoulés.
Dans le camp de l’opposition, seul le bloc haririen paraît avoir pris la décision de passer à l’attaque.
Du côté du Front de la lutte nationale (bloc joumblattiste), on en est encore à l’étude du projet gouvernemental; en fin de semaine, le FLN décidera de la conduite à suivre lors du débat.
Selon certains recoupements, ses membres sont répartis en deux groupes: l’un préconise une “opposition ouverte” sur base de griefs à formuler contre les prévisions budgétaire; l’autre serait enclin vers une prise de position plutôt souple,  les membres du bloc devant avoir la liberté du vote.
Quoi qu’il en soit, la loi de finances sera approuvée sans accroc. Et une fois celle-ci ratifiée, le Cabinet Hoss s’attèlera de nouveau à la réforme administrative dont les dossiers et études y relatifs, déjà mis au point, n’attendent plus que leur examen par le Conseil des ministres et son feu vert.
Dans le même temps et pour pouvoir déposer le projet de budget de l’an 2.000 sur le bureau de la Chambre dans le délai constitutionnel, le ministère des Finances entamera aussitôt son élaboration, sur la base des prévisions que lui communiqueront les différents départements ministériels.
Au préalable, le Conseil des ministres se sera prononcé sur le point de savoir si la politique d’austérité sera pratiquée avec autant de rigueur ou si, au contraire, les ministères dits de services auront la latitude d’augmenter les crédits nécessaires pour répondre aux besoins des citoyens et satisfaire leurs doléances. 


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