LE MINISTRE FRANÇAIS DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES:
Le ministre
français de l’Economie et des Finances, M. Dominique Strauss-Kahn,
a salué la “réussite” de la Tunisie dans son œuvre de développement,
notamment les efforts remarquables qu’elle déploie en matière
d’éducation et de formation.
Strauss-Kahn qui vient d’effectuer une visite de 24 heures à
Tunis, au cours de laquelle il a assisté à la signature d’une
deuxième ligne de crédit d’un montant de 100 millions de
francs français octroyée par l’Agence française de
développement (AFD) pour appuyer la modernisation des entreprises
tunisiennes, a réaffirmé la volonté et la disposition
de son pays à poursuivre son soutien à la Tunisie pour qu’elle
puisse relever les défis de la prochaine étape et s’intégrer
dans l’espace euro-méditerranéen avec succès.
A sa sortie d’une audience que lui a accordée le président
tunisien Zein El-Abidine Ben Ali, le ministre français a mis en
relief les relations extrêmement étroites qu’entretiennent
la Tunisie et la France qui, a-t-il dit, ont été constamment
très proches l’une de l’autre.
“Quand on constate que la Tunisie est le pays qui a le mieux réussi
son association avec l’Union européenne, on a envie de revenir dans
ce pays pour régler les derniers problèmes, même s’il
n’y en a pas beaucoup, car tout marche bien et évolue à un
rythme satisfaisant”, a souligné M. Strauss-Kahn qui considère
que la Tunisie, grâce aux progrès qu’elle réalise,
“a pris plusieurs longueurs d’avance” sur ce plan.
Le président Ben Ali recevant le ministre
français de l’Economie et des Finances.
“LA TUNISIE EST LE PAYS QUI A LE
MIEUX RÉUSSI SON ASSOCIATION
AVEC L’UNION EUROPÉENNE”
LIONEL JOSPIN, PROCHAINEMENT EN TUNISIE
Par ailleurs, il a annoncé lors d’une conférence de presse
tenue avant son départ de Tunis, que le Premier ministre français,
Lionel Jospin, effectuera une visite en Tunisie au début de l’année
prochaine, notant avoir transmis un message à ce sujet au président
Ben Ali.
Cette visite sera la première qu’entreprendra M. Jospin en tant
que chef du gouvernement français, relève-t-on.
Il a indiqué que le voyage de M. Jospin en Tunisie sera “l’occasion
de discuter des projets futurs entre la Tunisie et la France et, éventuellement,
de projets de grande ampleur, notamment dans le domaine de la formation,
à l’instar de l’Institut national des sciences appliquées
et de technologie (INSAT)”, établissement supérieur qui forme
des cadres techniques pour le secteur privé, financé par
la Coopération française.
La France, rappelle-t-on encore, est le premier partenaire de la Tunisie
dont elle est le premier fournisseur et le premier client, avec des échanges
se situant à près de 27 pour cent dans le commerce extérieur
tunisien, contre 20,6% avec l’Italie et 13,5% avec l’Allemagne. Les exportations
françaises vers la Tunisie ont progressé de 22% en 1997 (11,7
milliards de FF) et de 11% en 1997 (13 milliards de FF), tandis que les
ventes de la Tunisie à la France se sont élevées à
8,6 milliards de FF en 1997, marquant une progression de 11,2% par rapport
à 1996, pour approcher les 10 milliards de FF en 1998 (+14%).
Parlant de sa “longue” entrevue avec le président Ben Ali, le
ministre français de l’Economie a qualifié le chef de l’Etat
tunisien d’“homme très ouvert, fier de son pays et très désireux
de voir le partenariat entre la France et la Tunisie se renforcer encore.
Nous avons discuté entre Tunisiens puisque ma mère est tunisienne
et avons abordé aussi des sujets régionaux”, a encore dit
M. Strauss-Kahn, notant que cette rencontre “a été très
enrichissante et chaleureuse”.
350 MILLIONS DE DOLLARS POUR REMÉDIER AUX EFFETS DE LA SÉCHERESSE
Le ministre
marocain de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche,
M. Habib El-Malki, a annoncé à Rabat, que le gouvernement
consacrera un montant de 3,5 milliards de dirhams (350 millions de dollars)
pour la réalisation d’un programme de lutte contre les effets de
la sécheresse pour l’été et l’automne 1999.
Ce programme exposé par M. El-Malki lors d’une réunion
interministérielle, s’articule autour de quatre principaux axes
se rapportant à l’approvisionnement en eau potable des zones souffrant
de pénurie en la matière, à la sauvegarde et la protection
du cheptel, au traitement du problème de l’endettement des agriculteurs
et à l’ouverture de chantiers à caractère socio-économique.
Le ministre de l’Economie et des Finances, M. Fathallah Oualalou, qui
a pris part à cette rencontre, a affirmé que l’équilibre
du pays dépend de celui socio-économique du monde rural,
soulignant que le gouvernement marocain suit avec un intérêt
particulier la situation actuelle en milieu rural et s’emploiera à
dépasser les effets de la sécheresse à caractère
structurel.
Le secteur céréalier a énormément pâti
des effets de la sécheresse contrairement à celui du cheptel
et des cultures printanières, a ajouté le ministre, estimant
que l’opération de distribution de fourrages, le forage de 250 puits
et la mobilisation de 200 camions pour l’approvisionnement en eau potable
des zones sinistrées, permettront d’atténuer les conséquences
de la sécheresse.
Pour sa part, le ministre de l’Equipement, M. Bouamour Taghouane, a
affirmé que les retenues en eau des grands barrages assureront l’approvisionnement
de l’ensemble des villes, relevant que les subventions allouées
au programme de ravitaillement du monde rural en eau potable “PAGER” ont
enregistré une augmentation de l’ordre de 150 pour cent dans le
budget 1999/2000. Selon le ministre, quelque 290 “douars” (villages) souffrant
de pénurie en eau potable ont été recensés.
Ils se trouvent soit éloignés des grandes rivières
ou des canaux d’approvisionnement ou ne disposent pas de nappes phréatiques.
Ils seront approvisionnés en eau potable par des camions-citernes,
en attendant de trouver une solution définitive à ce problème.
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MAROC
LE PLUS GRAND PLAT DE POISSON
AU MONDE |
| MAURITANIE
5 MILLIONS DE DOLLARS POUR LE PROGRAMME AGRICOLE Le gouvernement
mauritanien va mobiliser près d’un milliard d’ouguiyas, soit environ
cinq millions de dollars, pour son programme agricole de l’année
en cours, ont indiqué, à Nouakchott, des responsables du
ministère du Développement rural.
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TUNISIE
Station balnéaire
située sur le littoral du nord-ouest de la Tunisie, la ville de
Tabarka a acquis une notoriété mondiale avec son célèbre
slogan: “Je ne veux pas bronzer, idiot”. Entre autres manifestations qu’elle
abrite dans ce cadre, le festival international de jazz qu’elle organise
chaque année avec la participation de grands noms de cette musique
de complainte des Noirs Américains du sud des Etats-Unis qui, depuis
sa naissance dans les années 1890 à la Nouvelle-Orléans,
connaît désormais un rayonnement universel.
A l’occasion de la présente session, la 4ème du genre
(du 2 au 10 juillet), les férus de jazz ont vu des artistes afro-américains
de renom, tels “la reine du jazz”, Dee Dee Bridgewater; “le maître
du saxophone” d’origine camerounaise, Manu Di Bango, en passant par la
mélodieuse Carmen Bradford, le groupe “The Temptations” jusqu’au
“prince du blues” Lucky Peterson.
Avec un programme aussi riche que varié où, en plus de
grandes vedettes qui se produisaient dans l’enceinte de “La Basilique”,
un monument antique datant du VIème siècle, dont Dee Dee
Bridgewater dira que c’est “un lieu magique”, une animation de rue était
assurée par des groupes de diverses nationalités (tunisiens,
marocains, américains et latino-américains), le cœur de Tabarka
bat au rythme du jazz, du blues et de la salsa.
D’année en année, grâce à une organisation
de plus en plus sophistiquée gérée par l’Office national
tunisien du tourisme (ONTT), ce festival connaît une affluence grandissante,
favorisée par une infrastructure de haut standing mise en place
par l’Etat, notamment un port de plaisance, un parcours de golf et un aéroport
international. Ces atouts viennent s’ajouter aux belles plages de Tabarka,
à ses ressources naturelles dont une forêt “paradisiaque”
et aux vestiges historiques dont se distingue cette région.
La jazzwoman Carmen Bradford sur la scène du festival de Tabarka.
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Manu Di Bango en pleine action. |
LA REINE DU JAZZ
Lors de la soirée inaugurale, la “reine du jazz” a tout simplement
subjugué les milliers de spectateurs accourus de tous bords pour
apprécier la virtuosité de De Dee Bridgewater au scat. Grâce,
notamment, à ce chant de voix sans parole articulé et très
prisé par les fans du jazz, l’ancienne épouse de l’influent
new-yorkais, Cécile Bridgewater, a pu refaire surface après
son installation en France et reconquérir sa place dans les premières
loges du jazz mondial. Après des interprétations d’Ella Fitzgerald
en témoignage d’“amour à cette grande dame du jazz” et de
Duke Ellington, dont le festival de Tabarka fête cette année
le 100ème anniversaire, Dee Dee Bridgewater a eu droit à
une ovation particulièrement chaleureuse lorsqu’elle a interprété
“Nights in Tunisien” que d’aucuns qualifient comme étant “l’un des
plus grands classiques du jazz”, composé par Dizzy Gillespie lors
d’un passage dans ce “lieu mythique”. Tabarka dont le festival est “plus
humain que celui de Montreux (France) qui est devenu une machine”, jugera
“la reine du jazz” lors d’une rencontre avec la presse après son
récital.
SHOW DE MANU DI BANGO
C’est à un show plein de rythme fait de métissage de
jazz américain et de musiques africaines, que le public assistera
à la fin de la soirée avec Manu Di Bango et son groupe: “The
soul makossa gang”.
Autre figure marquante du jazz, le pianiste Ahmed Jamal, surnommé
“l’architecte du jazz”, a été la vedette de la deuxième
soirée où, pendant près de deux heures, il a accaparé
les milliers de spectateurs venus découvrir et apprécier
celui qui a défrayé la chronique des années durant
aux Etats-Unis, avec son toucher “révolutionnaire” et son air mystique
à la Ghandi.
| ALGÉRIE - MAROC
Depuis
l’élection du président Abdelaziz Bouteflika à la
présidence de la République algérienne, les relations
algéro-marocaines connaissent un réchauffement manifeste.
Ces dernières semaines, les déclarations et les initiatives
multipliées de part et d’autre, tendant vers la normalisation des
rapports entre les deux pays maghrébins voisins après une
assez longue période de froid, ponctuée parfois de tension,
du fait essentiellement du différend qui les opposait au sujet du
Sahara occidental.
MÊME VOLONTÉ
INSTRUCTIONS POUR DENSIFIER RAPIDEMENT LES
RELATIONS
|
Le roi Abdallah
II de Jordanie a effectué une visite en Mauritanie, quatrième
et dernière étape d’une tournée arabe qui l’a conduit
auparavant au Yémen, au Soudan et au Maroc.
Au cours de son bref séjour à Nouakchott, le souverain
hachémite a eu des entretiens avec le président Mouaouia
Ould Sid’Ahmed Tayaâ au sujet des relations bilatérales, des
questions arabes et internationales d’intérêt commun, notamment
le processus de paix au Proche-Orient.
A son départ, le roi Abdallah a indiqué dans un message
adressé à son hôte, avoir été très
satisfait des discussions “consacrées à un échange
de vues sur la situation présente et sur la coordination entre frères
arabes pour redynamiser la solidarité” entre eux.
Avant de quitter la capitale mauritanienne, le roi Abdallah a invité
le président Ould Tayaâ à effectuer une visite en Jordanie
et s’est “engagé à consolider” la coopération entre
les deux pays.
Une délégation
représentant l’Organisation des Nations Unies pour l’enfance (Unicef)
et la direction centrale de British Airways s’est rendue, dernièrement,
au Maroc pour donner le coup d’envoi de l’opération “Change for
good”.
Cette opération, en vigueur dans plusieurs pays du monde, vise
à collecter des fonds qui seront utilisés par l’Unicef pour
financer des programmes destinés, essentiellement, à réhabiliter
les enfants de la rue au Maroc, indique l’Agence marocaine de presse (MAP).
Les membres de la délégation se sont rendus dans un centre
de rééducation de jeunes filles de la région de Casablanca
et ont visité un autre centre pour enfants de la rue “Bayti” qui
bénéficie du soutien de l’Unicef.
L’opération “Change for good”, lancée dans les vols de
British Airways depuis avril 1994, a pu générer une somme
de 7 millions de livres sterling. Selon l’Unicef, les fonds collectés
ont permis de financer des programmes en faveur de l’enfance dans 40 pays
à travers le monde.