Sur des psaumes en fond sonore, les mannequins passaient et repassaient sur le podium, offrant aux personnes présentes des tenues assez passéistes dans leur ensemble. De quel horizon lointain, de quels espaces viennent ces créatures? Des robes inachevées exprès, font de chaque imperfection un effet d’art... Van Notten a éloigné l’hiver et ses frimas pour laisser place à des femmes qui ne craignent nullement le froid avec des jupes ultra-courtes, des hauts transparents ou ces autres tenues sombres, longues et monacales. Le styliste aime le débraillé et ne s’en cache pas: à preuve, ces ensembles gris à porter froissés et ces espèces de châles enroulés sur la poitrine. Pour le soir, aussi, le couturier ne fait pas de concessions et ne sombre à aucun moment dans l’opulence, dans le choix des matériaux et des lignes. Van Notten donne à voir une femme déambulant sous des cieux lourds de nuées et rappelant Jane Eyre...
Un haut transparent éloignant l’hiver.
Robe du soir jouant la sobriété. |
Seule concession au froid de l’hiver: le châle. |
Un deux-pièces au look débraillé.