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L’EXACTITUDE EST LA POLITESSE DES ROIS
Tant au concert “Pavarotti”, qu’à l’Opéra “Aïda”,
les spectateurs ont dû attendre de 45 à 60 minutes le début
du spectacle, en raison du retard des invités officiels.
Seule personne arrivée à l’heure, Mme Andrée Lahoud
au concert de Pavarotti.
A l’avenir, il faudra éviter ces délais. Ministres, députés,
VIP’s, il leur incombe d’arriver à l’heure. Un délai de grâce
de cinq minutes est, généralement, accordé, mais pas
une seconde de plus.
Au “Metropolitan”, de New York, à “la Scala”, de Milan, au “Covent
Garden”, de Londres, à “l’Opéra de Paris”, un tel retard
aurait provoqué le chahut et les protestations des personnes présentes
qui ont payé leurs places. D’ailleurs, l’idée en elle-même
est inacceptable et aucun des responsables de ces prestigieux locaux n’aurait
pensé à remettre de quelques minutes le spectacle, la reine
elle-même fut-elle en retard... Ce qui ne lui arrive jamais.
Il faut que le Liban sorte du sous-développement, en s’imaginant
que le titre de ministre-député, etc... accorde le droit
aux titulaires de s’arroger des privilèges auxquels ils n’ont pas
le droit de prétendre!
Les organisateurs devraient s’en souvenir. Sinon, ils perdraient toute
crédibilité.
Un autre point auquel il faudrait songer à l’avenir: des places
pour étudiants à des prix accessibles. Où sont les
“Jeunesses Musicales”? Elles devraient réserver des places pour
jeunes mélomanes.
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“LE MARIAGE SECRET”
L’empereur d’Autriche-Hongrie, Léopold II qui assistait à
la première de l’Opéra “Il Matrimonio segreto”, de Cimarosa
à Vienne en 1792, a fait rejouer entièrement l’œuvre en rappel.
Aucune des personnes présentes ne quitta la salle. Ce fut l’ovation
la plus longue de l’histoire de l’Opéra.
Léopold II sut “remercier”, royalement, les interprètes.
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LARRY KING EST ROI
Ce n’est pas un jeu de mots provenant de la traduction du mot king
en roi. Mais la qualité du spectacle qu’il offre, qu’on apprécie
ou non le personnage, est de toute première qualité. Il est
enlevé de la manière la plus brillante et la plus naturelle
possibles.
Le temps c’est de l’argent. Et Larry King le prouve bien en exploitant
les soixante minutes de son programme, au maximum. Pas une minute de retard,
pas une miniute de prolongement. Commencé à l’heure, terminé
à la minute, les sujets étant souvent passionnants.
La semaine dernière, les spectateurs étaient invités
à poser des questions à quatre personnes choisies par King.
Hugo Vickers, biographe de la famille royale de Grande-Bretagne; Peter
Brown, ami intime du Prince Edward qui avait assisté et participé
à toutes les célébrations depuis les fiançailles
Edward-Sophie; Robert Lacey, auteur de “The Queen Mother’s Century” (le
siècle de la reine-mère Elisabeth) et Kitty Kelley, une Américaine
auteur de “The Royals”.
Pendant 60 minutes, cela a été un feu d’artifice ayant
prouvé que “démocratie” n’est pas un vain mot, tant au Royaume-Uni,
qu’aux USA.
Toutes les questions possibles et inimaginables au sujet de la famille
royale britannique ont été posées.
Entre autres: pourquoi a-t-on banni les chapeaux de la cérémonie?
Réponse très simple: pour le plus grand confort des invités,
qui tous devaient se rendre à la réception et à la
soirée organisées après la cérémonie
religieuse. Le fait d’avoir des chapeaux aurait obligé ces
dames à se recoiffer, donc à rentrer chez elles...
Le plus simple était de les supprimer, afin d’avoir la même
tenue au mariage; puis, au dîner. Seule exception la reine-mère
Elisabeth qui célèbre en août ses 99 printemps: elle
s’est permis de rentrer chez elle, de changer de tenue, de se recoiffer
et d’arriver fraîche et pimpante au dîner.