BACHIR GEMAYEL, 18 ANS DÉJÀ!
LA MESSE DE COMMÉMORATION GALVANISE ACHRAFIEH

Dix-huit ans après sa mort, Bachir Gemayel aura permis à une certaine composante du peuple libanais d’exprimer sa colère, sa frustration, son espoir aussi de réintégrer un jour la classe dirigeante, d’avoir son mot à dire dans la politique nationale.
 

Les représentants des trois présidents.

La foule brandissant drapeaux, 
banderoles et croix rassemblée devant 
l’église de l’Icône Miraculeuse.

Jamais messe de commémoration n’aura connu une telle affluence. Jamais non plus, la messe en mémoire du président-martyr et de 22 de ses camarades et collaborateurs le 14 septembre 1982 n’aura pris le cachet d’une véritable manifestation populaire et partisane.
En effet, des milliers de jeunes partisans des Kataëb et des Forces libanaises brandissant les photos de leur leader et les drapeaux des deux partis libanais ont formé une marée humaine depuis la place Sassine et jusqu’à l’église de l’Icône Miraculeuse des lazaristes où est célébrée, tous les ans, à 16 heures, la messe commémorative. Sans compter les nombreuses personnalités politiques dont des députés et des représentants des chefs de l’Etat, du Législatif et du président du Conseil respectivement représentés par MM. Joseph Chaoul, Antoine Haddad et Sleimane Traboulsi. En présence, bien sûr, des membres de la famille Gemayel dont l’ancien président de la République, cheikh Amine récemment rentré de son exil, qui soutenait sa mère Mme Geneviève Gemayel, courageuse Pièta contemporaine à la hauteur de toutes les épreuves. A ses côtés, également, le nouveau député Pierre Amine Gemayel, Mme Solange Gemayel, veuve du président-martyr et ses deux enfants, Youmna et Nadim.


Le président Amine Gemayel.

Très tôt dans l’après-midi, les jeunes en effervescence sillonnaient les rues d’Achrafieh (et même de Aïn el-Remmaneh) en longs convois de voitures ornées des photos du leader défunt et du Dr Samir Geagea, entonnant chants et hymnes patriotiques, scandant plus tard, aux portes de l’église, des slogans tels que: “Dieu, Bachir, Hakim wou bass”, réclamant par les phrases écrites sur des banderoles: “Pour que l’âme de Bachir repose en paix, libérez Samir”.


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