![]() avec les Sisters Sledge lors d’un dîner de gala pour levée de fonds. |
![]() à Vienne décidant de l’augmentation de la production pétrolière. |
Pratiquement dopé à l’issue du choix de son colistier,
Joe Lieberman, sénateur du Connecticut, le premier juif à
entrer dans l’histoire des Etats-Unis à ce titre, le vice-président
Al Gore qui était distancé de 14 à 17 points par son
challenger George W. Bush, gouverneur du Texas, dont la cote de popularité
avait joui d’une extraordinaire embellie à l’issue de la Convention
républicaine (31 juillet - 3 août, Philadelphie), a redressé
radicalement son image et n’a cessé depuis la Convention démocrate
(14 - 17 août, Los Angeles) de gagner du terrain. Tous les instituts
de sondage lui donnent désormais une avance de 14 à 3 points.
Seul un site Internet accordent à Bush une avance de 3 points.
D’ores et déjà, on s’interroge sur le rapport de forces
que traduiront les débats télévisés qui opposeront
les deux candidats. La forme de ces débats qualifiée d’“historique”
a été âprement négociée pendant trois
jours avec les deux camps par la commission des débats présidentiels
qui permettront “davantage d’échanges que par le passé”.
Si le premier débat qui se tiendra à l’université
de Massachusetts à Boston, le 3 octobre prochain, conservera son
style conventionnel avec pour modérateur Jim Lehrer, journaliste-vedette
de PBS et du programme “News Hour”, les débats du 11 octobre qui
se déroulera à Wake-Forest University à Winston-Salem
en Californie du Nord et celui du 17 octobre à l’Université
de Washington à Saint Louis, prendront l’allure de talk-show avec
le même modérateur et permettront à l’audience de poser
des questions aux candidats. Les trois débats auront une durée
limitée de 90 minutes et commenceront à 21 heures. Ils seront
suivis d’un face-à-face entre les deux candidats à la vice-présidence:
Dich Cheney et Joe Lieberman.
Etant donné les piètres connaissances de George W. Bush
en matière de politique étrangère et les nombreuses
bourdes qui l’ont déjà compromis aux yeux de la presse, les
républicains qui ont investi 99,3 millions de dollars dans sa campagne,
ont à juste titre la main sur le cœur. Mais ils ne désespèrent
pas toutefois de le voir remonter la pente avec son “conservatisme de cœur”
prôné à la convention et qui lui a valu une remontée
en flèche dans les sondages. D’autant qu’Al Gore qui est parvenu
à se détacher de son mentor Bill Clinton tout en utilisant
l’héritage des huit années de croissance qui ont vu la création
de 22 millions de nouveaux emplois, n’a pas encore réussi (en dépit
d’une campagne démocrate chiffrée à 74,4 millions
de dollars) à sortir de son glacis et imposer l’image charismatique
qui a fait le succès de l’actuel président.
Al Gore autant que Bush s’emploient à séduire actuellement
les 5 millions d’indécis sur 148 millions d’inscrits. La Californie,
New York et le Nord-Est sont pratiquement acquis aux démocrates,
le Sud et les Etats des Rocheuses le sont aux républicains. Il reste
le Midwest et la Floride que les deux candidats se disputent âprement
et qui feront la différence.
Parallèlement à la campagne de Bush et de Gore, une autre
campagne séduit les Américains, celle de la First Lady Hillary
Clinton qui brigue le poste de sénateur de l’Etat de New York et
où la bataille s’annonce féroce. Un premier face-à-face
télévisé avec son challenger républicain Rick
Lazio, ayant remplacé au pied levé le puissant maire de New
York, Rudy Giuliani, lui a déjà donné des sueurs froides.
Rien n’est joué en dépit de l’appui formidable que lui donne
son cher époux.