H. NASRALLAH: “LE DÉPLOIEMENT DE L’ARMÉE AU SUD,
REFLÈTE UNE REQUÊTE ISRAÉLIENNE”
Le déploiement de l’Armée libanaise au Sud et le désarmement de la Résistance reflètent une revendication de l’Etat hébreu”, a déclaré Sayed Hassan Nasrallah, secrétaire général du “Hezbollah”, en recevant M. Melhem Karam, président de l’Ordre des journalistes, à la tête du conseil de cette corporation.


Le secrétaire général du “Hezbollah” entouré du président
et du conseil exécutif de l’Ordre des journalistes.

"Tant que nous n’aurons pas récupéré les terres encore occupées par Israël, a-t-il ajouté et tant que nous n’aurons pas libéré les Libanais détenus dans les geôles de l’ennemi, le déploiement de nos forces régulières dans la région méridionale et le désarmement des résistants ne pourront pas être réalisés.
“Cela signifierait que nous tenons un langage sectaire et confessionnel, s’inscrivant dans le cadre de calculs confessionnels et sectaires”.
Evoquant le cas des anciens membres de l’Armée du Liban-Sud poursuivis pour collaboration avec l’ennemi, le chef des “Hezbollahis” juge la Justice libanaise “trop clémente” à leur égard. “De tels verdicts rendus à leur encontre sont inadmissibles”, a dit cheikh Nasrallah, en se prononçant contre toute amnistie, dont les “collaborateurs” pourraient bénéficier.
Cette amnistie réclamée par le président Amine Gemayel, est jugée “illogique” par cheikh Nasrallah qui ajoute: “Le président Gemayel propose un dialogue à l’échelle nationale, mais il aurait dû différer ses suggestions dans l’attente de l’amorce d’un tel dialogue. Il faut établir une distinction entre l’amnistie générale faisant suite à des guerres internes et s’inscrivant dans le cadre d’une réconciliation nationale et le cas de ceux qui ont combattu aux côtés de l’ennemi contre leur peuple et leur patrie”.
En ce qui concerne les incidents qui se produisent fréquemment à la “porte de Fatma” entre des civils libanais et des soldats israéliens, le secrétaire général du “Hezbollah”, précise qu’il ne s’agit pas d’une décision du parti.
“Les personnes qui se rendent à la frontière et à la “porte de Fatma” ne sont pas commanditées par notre parti et ceux qui lapident les soldats israéliens n’en sont pas membres. Ils expriment en fait, leur sentiment à l’égard de l’ennemi qui les a assujettis durant vingt-deux ans”.
Et d’ajouter: “Nous tenons à faire perpétuer un tel phénomène - les jets de pierre et d’huile bouillante sur les soldats israéliens, car il est utile au niveau culturel et moral. Les jets de pierre ne nous permettront pas de récupérer les fermes de Chébaa, mais entretiendront l’esprit de lutte jusqu’à la libération de la moindre portion du territoire national”.


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