La Revue du Liban consacre régulièrement des pages illustrées aux pays du maghreb arabe. Cette rubrique hebdomadaire couvre les événements politiques, économiques, sociaux et culturels de la tunisie, du maroc, de l’algérie, de la libye et de la mauritanie.
TUNISIE

JEUX MÉDITERRANÉENS - “TUNIS 2001”
DES PRÉPARATIFS À LA MESURE DE L’ÉVÉNEMENT

La Tunisie se prépare de façon minutieuse et méthodique aux XIVèmes Jeux Méditerranéens “J.M. - Tunis 2001” qui revêtiront une importance particulière à plusieurs égards.
C’est que cette manifestation sportive méditerranéenne sera la première du IIIème millénaire et marquera en même temps le cinquantenaire de ces Jeux dont la première édition avait eu lieu à Alexandrie en 1951.
Soucieux de donner l’éclat qu’il mérite à cet événement que la Tunisie est le premier pays du bassin méditerranéen à abriter pour la deuxième fois, après avoir accueilli l’édition de 1967, le président Zein El-Abidine Ben Ali porte un intérêt constant aux différentes étapes de la préparation de ces J.M. et en assure un suivi régulier, aussi bien au niveau de l’organisation dans tous ses volets, qu’en ce qui concerne l’avancement des travaux de l’infrastructure grandiose en cours d’édification.
 

La mascotte 
des “JM - Tunis 2001”.

Le président tunisien Zein El-Abidine 
Ben Ali assure un suivi minutieux aux 
préparatifs des “J.M.-Tunis 2001”. On 
le voit recevant M. Habib Ammar, 
président du COJM.

BEN ALI: FAIRE DES “J.M. - TUNIS 2001”,
LE RENDEZ-VOUS DE L’EXCELLENCE
Recevant récemment le président du comité d’organisation des Jeux Méditerranéens (COJM), M. Habib Ammar, le chef de l’Etat tunisien a réaffirmé sa volonté de faire de ce grand rassemblement sportif, celui de l’excellence sur tous les plans et d’en assurer une réussite qui reflète le degré d’évolution atteint par la Tunisie, et qui soit à la hauteur du prestige et du rayonnement qu’elle a acquis sur le plan international.
Les moyens matériels mobilisés par la Tunisie en prévision de cette échéance, les sites aménagés ou nouvellement créés, les ressources humaines mises à contribution, toute l’énergie canalisée à cet effet, sont garants d’un succès annoncé, à même de conférer à ce rendez-vous sportif une dimension jamais atteinte auparavant.
 

Le président Ben Ali inspectant les 
travaux de construction du stade 7 novembre…

… Et prenant connaissance de la maquette 
de l’ensemble de la cité qui abritera les 
prochains Jeux Méditerranéens de Tunis.

À TUNIS, LA MÉDITERRANÉE EN FÊTE
Le slogan choisi pour les “J.M. – Tunis 2001” est à lui seul significatif: “A Tunis, la Méditerranée en fête”. Pays à la civilisation plus que trois fois millénaire, réputé à la fois pour son ouverture sur le monde extérieur et son attachement à son authenticité, terre d’accueil, de tolérance et d’hospitalité légendaire, la Tunisie tient à ce que les prochains Jeux Méditerranéens soient, en plus de la saine émulation qu’elle donnera lieu entre athlètes des divers pays du bassin méditerranéen, la rencontre de la fraternité et de l’amitié aux plans sportif, culturel et, surtout, humain.
C’est dans cet esprit, au demeurant, qu’une nouvelle “cité du 7 novembre” a été construite à Radès, banlieue sud de Tunis, à 15 km de la capitale, qui hébergera, pour la première fois dans l’histoire des J.M., tous les athlètes et les accompagnateurs, “ce qui est conforme à l’esprit des Jeux”, dira le président du Comité international des Jeux Méditerranéens (CIJM), M. Claude Collard qui a, par ailleurs, déclaré, après avoir visité les chantiers de construction des sites, “qu’il n’y a aucun souci à se faire concernant le respect des délais d’achèvement” des travaux. Outre cette cité, un stade de football – où aura lieu la cérémonie d’ouverture – d’une capacité de 60.000 places et doté des équipements les plus modernes, est en voie d’achèvement. Il sera l’un des meilleurs du bassin méditerranéen, affirment des observateurs avertis.
Lors d’une conférence de presse tenue dernièrement à Tunis, le président du COJM a annoncé la date officielle des “J.M. - Tunis 2001” du 2 au 15 septembre prochain qui enregistreront un record au niveau des athlètes qui prendront part à cette manifestation, soit 3.800 athlètes, contre 3.500 ayant participé aux précédents J.M. de Bari, en Italie. Ces athlètes appartenant à vingt-trois pays, concourront dans 23 disciplines, avec l’introduction, pour la première fois, de trois disciplines féminines: lutte, aviron et haltérophilie.
Outre les vingt-et-un pays membres du CIJM, à savoir: l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie, Chypre, la Croatie, l’Egypte, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Liban, la Libye, Malte, le Maroc, Monaco, Saint Marin, la Slovénie, la Syrie, la Turquie, la Tunisie et la Yougoslavie, deux pays seront présents en tant qu’invités: Andorre et la Jordanie.
Parlant du “village méditerranéen” de Radès, M. Habib Ammar a relevé que, pour la première fois, un même espace est aménagé pour rassembler tous les participants, “ceci est de nature à favoriser le rapprochement entre les athlètes de tous ces pays et à leur permettre de nouer entre eux des liens d’amitié et de fraternité”.
Le président du COJM qui a présenté par la même occasion, la mascotte des Jeux de Tunis a, d’un autre côté, annoncé qu’un laboratoire antidopage, le premier dans le monde arabe et le deuxième en Afrique après celui implanté en Afrique du Sud, sera opérationnel lors des “J.M. – Tunis 2001”.


MAROC

BÉNÉFICE EN HAUSSE DE 48%

Maroc-Télécom, l’opérateur public national marocain de téléphonie, a annoncé avoir enregistré une hausse de 48% de son bénéfice net au premier semestre 2000.
Cette entreprise dont la procédure de privatisation internationale partielle sera lancée le 3 octobre, affiche un bénéfice net de 1,26 milliard de dirhams (840 millions de FF) et un chiffre d’affaires de 5,42 milliards de dirhams (3,6 milliards de FF) sur les six premiers mois de l’année.
“La publication de ces résultats exceptionnels est un message adressé aux candidats à un partenariat stratégique avec Maroc-Télécom”, a déclaré Abdeslem Ahizoune, PDG de l’opérateur public, lors d’une conférence de presse. “Toutes les prévisions ont été dépassées”, a-t-il affirmé.
Ce succès est notamment imputable à l’explosion de la téléphonie mobile au Maroc dont le parc d’abonnés au GSM, évalué à deux millions (avec la seconde licence accordée à l’opérateur espagnol Telefonica), dépasse désormais celui des utilisateurs de postes fixes (1,471 million).
D’une valeur globale estimée entre 50 et 70 milliards de dirhams (33 et 46 milliards de FF), Maroc-Télécom doit faire l’objet, à partir du 3 octobre, d’un appel d’offres international pour vendre 35% de son capital à un “partenaire stratégique”. Parmi les candidats pressentis dont le choix sera connu début 2001, figurent notamment France-Télécom et Télécom-Italia.


LA TUNISIE RÉALISE UNE PREMIÈRE FINANCIÈRE MONDIALE:
ÉMISSION D’UN EMPRUNT OBLIGATAIRE
“GLOBAL SAMOURAÏ” DE 50 MILLIARDS DE YENS

La Tunisie a émis un nouvel emprunt obligataire sur le marché japonais d’un montant de 50 milliards de yens (environ 460 millions de dollars), à un taux global de 3,6%.
Cette opération, la neuvième du genre, a été concrétisée par un accord signé le 11 septembre à Tunis, par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), M. Mohamed Béji Hamda et le vice-président de Merrill Lynch–Europe, M. Reginald Bartholomew, partenaire de la BCT.
Le nouvel emprunt dénommé “Global Samouraï”, a permis à la Tunisie de lever 35 milliards de yens remboursables sur dix ans et 15 milliards de yens sur trente ans.
Y ont participé des investisseurs japonais pour 48%, américains et européens pour un même pourcentage, tandis que d’autres investisseurs asiatiques et moyen-orientaux ont pris des parts pour les 4% restants.
Selon M. Hamda, la Tunisie “a profité des circonstances favorables caractérisant le marché japonais, notamment des taux de change élevés et des taux d’intérêt bas, pour lancer cet emprunt”.
Quant à M. Bartholomew, il a relevé que “l’innovation” introduite à travers cette opération réside dans l’élimination du compartimentage du marché obligataire japonais (Samouraï pour les investisseurs locaux et Global pour les investisseurs internationaux) et, partant, l’élargissement de la base des investisseurs, ce qui, a-t-il dit, constitue “une première” dans le marché mondial des capitaux, voire une action innovatrice qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur les marchés internationaux privés. Selon M. Bartholomew, la Tunisie, avec le concours de Merrill Lynch, “aura ainsi fait école en la matière”.
Le gouverneur de la BCT a indiqué, par ailleurs, que depuis sa première sortie en 1994 sur le marché des capitaux internationaux, la Tunisie a pu lever jusqu’à ce jour 3 milliards de dinars (environ 2,4 milliards de dollars) “contribuant de ce fait à améliorer la structure de sa dette”.
Il a fait remarquer que le fait que la Tunisie ait remboursé en février – mars derniers 500 millions de dinars (près de 385 millions de dollars) d’emprunts Samouraï qui venaient à échéance, a constitué “un signe fort” ayant encouragé les investisseurs à s’impliquer dans le nouvel emprunt.
M. Hamda considère que “la réussite de ces opérations est due à trois facteurs déterminants, à savoir: le choix du partenaire (Merrill Lynch) qui a aidé la Tunisie à s’introduire sur les marchés internationaux des capitaux, la compétence du personnel bancaire tunisien et une solide croissance économique confortée par une démographie maîtrisée”.


TUNISIE

COOPÉRATION EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ

La coopération entre la Tunisie et la Libye en matière de sécurité a été au centre des travaux de la commission sectorielle mixte chargée de ce volet, lors de sa réunion tenue dernièrement à Tunis.
Dans le procès-verbal signé au terme des travaux, par le ministre tunisien de l’Intérieur, M. Abdallah Kallel et le secrétaire du comité populaire général libyen de la Justice et de la Sécurité publique, M. Mohamed Belkacem Ezzoui, les deux parties soulignent leur volonté de poursuivre les efforts, en vue de contribuer à la mise en œuvre des directives du président Zein El-Abidine Ben Ali et du colonel Mouammar Kadhafi visant à hisser la coopération fructueuse entre les deux pays voisins aux plus hauts niveaux.
Au cours de la cérémonie de clôture, les deux chefs de délégation se sont félicités des progrès enregistrés par la coopération entre le ministère de l’Intérieur et le comité populaire général libyen de la Justice et de la Sécurité publique, à la faveur des travaux de la commission sectorielle, des sous-commissions et des groupes de travail qui en sont issus. Ils ont fait part de leur volonté de promouvoir cette coopération et de la diversifier en vue d’assurer la sécurité commune des deux pays frères.
Lors de sa réunion de Tunis, la commission sectorielle a examiné une série de questions portant sur l’évaluation de la coopération en matière de sécurité depuis la session précédente, le développement de la coopération durant la prochaine étape à la lumière de l’accord conclu par les deux parties, ainsi que sur l’amélioration des prestations fournies aux ressortissants des deux pays.
A l’ouverture des travaux de la commission, M. Kallel a souligné l’intérêt qu’il y a à mettre en œuvre, ce dont il a été convenu entre les deux parties, s’agissant notamment de l’échange d’expériences et d’expertises dans les domaines sécuritaires, tels que la protection civile, la lutte contre le crime et les secteurs afférents à l’organisation des méthodes de travail et de la formation.
De son côté, M. Ezzoui a exprimé sa considération à l’endroit de la Tunisie de l’ère nouvelle qui, a-t-il dit, accorde tout l’intérêt requis au renforcement des relations de fraternité et de coopération avec la Jamahirya libyenne et à l’impulsion de l’action efficiente et fructueuse au bénéfice des deux peuples.
“La présente réunion, a-t-il ajouté, vient illustrer les perspectives prometteuses qui s’ouvrent devant les relations unissant les deux pays frères, ainsi que la volonté commune des dirigeants des deux pays d’œuvrer à développer encore davantage la coopération bilatérale et à aplanir toutes les difficultés, afin de favoriser le rapprochement entre les peuples tunisien et libyen, servir leurs intérêts et réaliser leurs aspirations”.



TUNISIE

VERS LE RENFORCEMENT DE LA
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ET COMMERCIALE

La Tunisie et le Maroc ont signé, récemment, à Rabat un projet d’accord élaboré par un comité conjoint qui doit être soumis à la haute commission mixte des deux pays maghrébins, lors de sa réunion prévue fin septembre à Tunis.
Le projet d’accord, signé par le secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères, Tahar Sioud et son homologue marocain, Taïeb Fassi, porte sur la révision du cadre juridique de la coopération économique et commerciale et l’instauration d’une zone de libre-échange. Le texte du projet insiste, notamment, sur l’élargissement de la liste des marchandises devant bénéficier d’exonération douanière et la réduction des produits à traitement préférentiel, tout en respectant les certificats d’origine des produits.
Le document met l’accent sur le renforcement de la coopération entre les Chambres de commerce et d’artisanat des deux pays, en coordination avec les hommes d’affaires, ainsi que sur l’encouragement et la protection des investissements et la non double imposition.
Il souligne la nécessité de dynamiser l’union des sociétés de transport maritime, de relancer la ligne maritime commune reliant la Tunisie et le Maroc aux pays du Moyen-Orient et de lancer une ligne maritime commune reliant les deux pays aux Etats d’Afrique occidentale.
Aux plans régional et international, le comité appelle au renforcement de la coordination en ce qui concerne la coopération avec l’Union européenne et à unifier la position de négociation avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), s’agissant de l’initiative américaine de partenariat avec les pays d’Afrique du Nord (plus connue sous le nom d’ “Initiative Eizenstat”).
Dans une déclaration à la presse, M. Fassi a indiqué que le comité tuniso-marocain a présenté différentes approches pratiques dans les domaines financier, économique et technologique, ajoutant que les résultats positifs obtenus sont de nature à favoriser un climat de partenariat entre administrations, hommes d’affaires et intellectuels. La haute commission mixte doit se pencher sur le volet humain de la coopération de manière à favoriser davantage le rapprochement entre les deux peuples maghrébins.


MAURITANIE

IMPORTANTS PROGRÈS DANS L’ÉRADICATION DE L’ANALPHABÉTISME

La Mauritanie a accompli des progrès importants et palpables dans le sens de l’éradication de l’analphabétisme, a déclaré le secrétaire d’Etat à l’alphabétisation et à l’enseignement originel, M. Mohamed El-Amine Ould Mohamed Fall.
Dans un discours prononcé à l’occasion de la célébration dernièrement de la journée mondiale de l’alphabétisation, le responsable mauritanien a indiqué que depuis plus d’une décennie, les campagnes éducatives, pédagogiques et de communication se poursuivent en plus de la formation d’un cadre humain préparé et apte à remplir sa mission.
Depuis 1986, date à laquelle le gouvernement mauritanien s’était engagé dans le combat pour l’alphabétisation, les organisations non gouvernementales mauritaniennes ont été invitées pour la première fois à participer aux efforts conjugués pour l’éradication de ce fléau. Il faut ajouter à cela, a noté le secrétaire d’Etat, la publication et la distribution du matériel didactique et pédagogique, ainsi que la préparation des écoles coraniques à jouer le rôle qui leur incombe dans cette action.
Le concours de tous ces efforts a permis de libérer des centaines de milliers de citoyens des ténèbres de l’ignorance et de l’analphabétisme, a dit Ould Mohamed Fall qui n’a pas toutefois donné de chiffres sur l’état de ce fléau dans son pays.
Officiellement, la Mauritanie a enregistré en 1998 un taux d’alphabétisation avoisinant 57 pour cent contre 20% en 1986.


LE PRÉSIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA:
LE SYSTÈME ÉCONOMIQUE ET FINANCIER
INTERNATIONAL EST “IMMORAL” ET “INJUSTE”

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a dénoncé avec vigueur le système économique et financier international actuel dont les règles pèsent lourdement sur les pays du Sud.
Selon le chef de l’Etat algérien, ce système contribue, de par son fonctionnement, à “appauvrir les pauvres et à enrichir les riches”, a-t-il déploré dans une interview à l’hebdomadaire français “Le Figaro Magazine”.
“C’est immoral, injuste et inacceptable”, a souligné M. Bouteflika qui, pendant son mandat à la tête de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a placé parmi les priorités de son action la réforme du système économique et financier international et de l’annulation de la dette des pays du Sud.
Le dernier sommet de l’OUA, tenu en juillet à Lomé (Togo), avait demandé au président algérien et à ses homologues sud-africain et nigérian de poursuivre cette action auprès des pays industrialisés. Les trois chefs d’Etat avaient participé à ce titre au sommet du G8 à Okinawa (Japon).
“Les relations Nord-Sud sont loin d’être satisfaisantes”, selon le président Bouteflika qui plaide, entre autres remèdes à la crise économique qui frappe le Sud, pour un changement des règles du système des relations économiques mondiales.
Le premier sommet Afrique-Europe, tenu en avril dernier au Caire, sous l’égide de l’OUA et de l’Union européenne, a déblayé le terrain dans cette direction.
Aux yeux du chef de l’Etat algérien, ce rendez-vous, organisé pendant la présidence algérienne de l’OUA, a ouvert des “perspectives prometteuses dans le sens d’un partenariat et d’une coopération sortant du cadre néo-colonial”.



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