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GUVDER: UN TALENT QUI EXPRIME LA VIE
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Lire en Français et en Musique 2000
UNE NEUVIÈME ÉDITION TANT ATTENDUE
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GUVDER: UN TALENT QUI EXPRIME LA VIE

L’approche de l’œuvre de Guvder se fait sans heurt. Son langage est réaliste, mais ce réalisme sait donner du caractère et du style au moindre trait.

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Un art contrôlé en contradiction avec tout ce qui est spontané.

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Le trait est ferme et plus ou moins appuyé selon le profil exprimé.

Cet artiste exposant à la galerie Alice Moghabghab, trouve toujours le moyen d’ennoblir ses modèles par la précision de la ligne et la discrète simplicité des grands plans. Il imprime aux silhouettes un caractère d’impossibilité qui rend mystérieux l’état d’âme des personnages et fait impression. Il note dans une figure le trait qui contribue à lui donner son caractère. Peu de dessinateurs contemporains ont manié le crayon, la plume ou le pinceau avec autant d’adresse que cet artiste. Avec une patience et une justesse exceptionnelles, il a rendu, au moyen de ces divers instruments et avec beaucoup d’émotion des genres très différents: scènes religieuses ou bibliques, portraits, paysages, etc...

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Des personnages qui se meuvent dans l’espace et respirent.

L’intérêt de ses compositions aux multiples personnages, qu’elles soient de dimension murale ou réduites à des miniatures, réside dans le charme étrange et saisissant d’une mise en scène obtenue par un enchevêtrement de lignes de valeurs et parfois de couleurs. Le trait de Guvder est ferme et plus ou moins appuyé selon le profil exprimé. Les accents sont bien à leur place et sous les plis des vêtements, on sent un corps et des membres qui vivent et agissent. Son effort constant consiste à diviniser l’atmosphère, comme avaient tenté de le faire “les primitifs”, mais dans une atmosphère à lui, dans laquelle se meuvent et respirent des personnages, non pas comme des fantômes inconsistants, mais comme des êtres en chair et en os autour desquels on tourne. Il accomplit ce miracle de baigner les silhouettes d’une lumière générale, de les en faire émerger. Grâce, esprit, distinction, le dessin de Guvder contient toutes ces qualités, mais ces vertus plastiques qui risqueraient, chez un autre, de tomber dans la mièvrerie et de se désagréger, sont soutenues chez lui, par une ossature, dont la force maintient toujours vivantes toutes les figures.

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L’artiste

En plus de son charme, un dessin de cet artiste a, donc, des qualités de construction, mais cette rigueur n’empêche pas ce dessin d’être aussi celui d’un coloriste et les couleurs sont, à la surface, l’expression de cette force interne. Pour lui, la couleur n’a donc rien de complémentaire; elle fait partie intégrante de l’organisation de l’œuvre. Guvder est un isolé parmi les peintres de sa génération. A une époque où la peinture a tendance à devenir décorative, il est réconfortant de voir un artiste donner à ses compositions de l’équilibre, du style et montrer à ce point la puissance de la ligne. Peintre de talent, Guvder est dans tout ce qu’il fait et démontre à travers sa production, ce que peut devenir une conception non révolutionnaire de l’art, rajeunie par de nouvelles tendances.

Lire en Français et en Musique 2000
UNE NEUVIÈME ÉDITION TANT ATTENDUE

A l’heure où sont publiées ces lignes, le salon “Lire en Français et en Musique - 2000” en est à son neuvième jour. Mais comme chaque année, l’événement, tant par son inauguration que par son déroulement, fait couler beaucoup d’encre.

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Mme Andrée Lahoud coupant le ruban et entourée de MM. Melhem Karam, Ghassan Salamé, Philippe Lecourtier et Maroun Haïmari.

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MM. Karam Karam, Melhem Karam, Mme Christianne Kammermann, Mme Catherine Lecourtier, MM. Mansour Moubarak, Saër Karam et Mme Nicole Malhamé Harfouche.

Ouvert, le jeudi 2 courant par la Première Libanaise Mme Andrée Lahoud, par MM. Ghassan Salamé, nouveau ministre de la Culture et Philippe Lecourtier, ambassadeur de France au Liban, le salon dans sa neuvième édition ouvre ses portes tous les jours jusqu’au dimanche 12 octobre de 15 à 21 heures (samedi et dimanche de 10 à 22 heures). Mais contrairement aux autres fois, l’inauguration s’est passée dans une atmosphère calme, compte tenu de l’affluence peu nombreuse des visiteurs, venus au rendez-vous ce soir-là. Affluence accrue, heureusement, à partir du lendemain, le salon étant ouvert au grand public. Dans son discours d’inauguration, M. Philippe Lecourtier a remercié Mme Andrée Lahoud d’avoir patronné le Salon, ainsi que les divers exposants, éditeurs libanais et étrangers. Il a, également, salué les efforts de tous ceux qui allaient animer le Salon, devenu un événement tant attendu à Beyrouth, qui allait dans un an accueillir le Sommet des chefs d’Etat et gouvernement francophones.

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MM. Melhem Karam, Charles Abou Adal, Antoine Habib et Mme Mona Béchara.

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Mme Andrée Lahoud entourée de l’équipe de “La Revue du Liban”

M. Salamé a, de son côté, exprimé “son bonheur de ce pays qui continue à lire en dépit de la récession économique et de toutes les difficultés”. Il a, par ailleurs, affirmé son intention de multiplier les bibliothèques municipales, d’œuvrer pour le développement du Conservatoire national et d’amplifier l’influence de l’Orchestre symphonique libanais. Mme Lahoud accompagnée de MM. Salamé et Lecourtier a, ensuite, visité le salon et ses divers stands, s’arrêtant pour échanger quelques mots avec les exposants ou pour prendre des photos-souvenir, notamment au stand de “La Revue du Liban” qui, comme toutes les années, a suscité l’admiration des visiteurs, qui ne repartent pas sans poser quelques questions sur les nouvelles versions de la RDL en ligne, Palm et Wap, annoncées en ce moment par une campagne d’affichage nationale.

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M. Saër Karam expliquant à Mme Catherine Lecourtier les nouveaux services de “La Revue du Liban” sur Palm et Wap. À droite, M. Mansour Moubarak.

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MM. Michel Misk, directeur de “La Revue du Liban”, Jürg Streuli, ambassadeur de Suisse et Dimitri Kourkoulas, ambassadeur de l’Union européenne.

Pour parler chiffres, le salon organisé par la Mission culturelle française, les éditeurs, libraires et disquaires francophones, accueille 58 exposants libanais, français, suisses, belges et canadiens, dont près de 25 éditeurs, 20 libraires, 4 disquaires, des représentants de la presse libanaise audiovisuelle ou écrite et divers autres exposants.

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