Nature recomposée.
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A loccasion de la tenue de ce Sommet
qui a pour thème le dialogue des cultures, la vie artistique
libanaise, au cours des trois premiers trimestres de lannée
2001, a été des plus intenses. Tout était
prétexte, à tort ou à raison, pour intégrer
lart au quotidien. Vernissages et expositions
se sont succédé, à un rythme effréné,
proposant un grand nombre de manifestations ayant souvent
peu de relation avec la créativité. En effet,
la grande majorité des artistes plasticiens veulent
être à la mode et les aînés ainsi
que les plus jeunes se glissent dans les pas des maîtres
contemporains connus, alors quune minorité sinscrivent
dans une démarche authentique où règne
lesprit de création.

Paysage libanais.
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Aussi, peut-on regretter que la sélection
nait pas été plus rigoureuse pour mettre
en valeur et en lumière une diversité de démarches
plastiques répondant au thème du dialogue des
cultures. Lart nest pas le fait des troupeaux
qui marchent dun même pas ou peignent du même
pinceau.
Que relever dans cette accumulation de manifestations artistiques?
On y retrouve les talents confirmés (si peu nombreux)
- qui se promènent dune collective à lautre,
des artistes de toutes les générations, les
aînés, les jeunes, les nouveau-nés qui,
par leurs démarches, soulèvent polémiques,
appuis ou condamnations.
Un langage symbolique.
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Bref, il aurait fallu valoriser la variété
des approches et des accents, la dissemblance des sollicitations
profondes et des options majeures. A la condition, bien entendu,
que les arts plastiques: peinture, sculpture, installations,
vidéo art..., soient le lieu de quelque événement,
quun minimum de créativité sy décèle.
Une toile intitulée Lumière.
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Avant de conclure, notons que le grief, à
légard des institutions officielles et privées,
des salons, des galeries, des promoteurs de manifestations
darts plastiques dont la sanction économique
et sociale, autant questhétique, est ce que nous
nommons le marché de lart local,
cest quils ne favorisent, la plupart du temps,
que des tendances artistiques dûment estampillées,
reconnues, promues, vendues, stockées, que lart
pour la consommation, lart produit source
de revenus, plus ou moins substantiel sur le plan financier.
Il est bien entendu évident que les rares galeries
et individualités, celles qui nuvrent pas
exclusivement, ou partiellement, dans un but financier, sont
rares.
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