À l'occasion du IXème Sommet de la Francophonie
UNE AVALANCHE DE MANIFESTATIONS D'ARTS PLASTIQUES

Dans un mois, se tiendra à Beyrouth le “IXème Sommet de la Francophonie” qui revêt une importance capitale, puisque c’est pour la première fois qu’il se tient au Liban et au Proche-Orient.

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Nature recomposée.

A l’occasion de la tenue de ce Sommet qui a pour thème le dialogue des cultures, la vie artistique libanaise, au cours des trois premiers trimestres de l’année 2001, a été des plus intenses. Tout était prétexte, à tort ou à raison, pour intégrer “l’art” au quotidien. Vernissages et expositions se sont succédé, à un rythme effréné, proposant un grand nombre de manifestations ayant souvent peu de relation avec la créativité. En effet, la grande majorité des artistes plasticiens veulent être à la mode et les aînés ainsi que les plus jeunes se glissent dans les pas des maîtres contemporains connus, alors qu’une minorité s’inscrivent dans une démarche authentique où règne l’esprit de création.

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Paysage libanais.

Aussi, peut-on regretter que la sélection n’ait pas été plus rigoureuse pour mettre en valeur et en lumière une diversité de démarches plastiques répondant au thème du dialogue des cultures. L’art n’est pas le fait des troupeaux qui marchent d’un même pas ou peignent du même pinceau.
Que relever dans cette accumulation de manifestations artistiques? On y retrouve les talents confirmés (si peu nombreux) - qui se promènent d’une collective à l’autre, des artistes de toutes les générations, les aînés, les jeunes, les nouveau-nés qui, par leurs démarches, soulèvent polémiques, appuis ou condamnations.

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Un langage symbolique.

Bref, il aurait fallu valoriser la variété des approches et des accents, la dissemblance des sollicitations profondes et des options majeures. A la condition, bien entendu, que les arts plastiques: peinture, sculpture, installations, vidéo art..., soient le lieu de quelque événement, qu’un minimum de créativité s’y décèle.

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Une toile intitulée “Lumière”.

Avant de conclure, notons que le grief, à l’égard des institutions officielles et privées, des salons, des galeries, des promoteurs de manifestations d’arts plastiques dont la sanction économique et sociale, autant qu’esthétique, est ce que nous nommons le “marché de l’art local”, c’est qu’ils ne favorisent, la plupart du temps, que des tendances artistiques dûment estampillées, reconnues, promues, vendues, stockées, que l’art pour la consommation, l’art “produit” source de revenus, plus ou moins substantiel sur le plan financier.
Il est bien entendu évident que les rares galeries et individualités, celles qui n’œuvrent pas exclusivement, ou partiellement, dans un but financier, sont rares.

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