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EN MARGE DU SOMMET FRANCOPHONE:
LE DIALOGUE PLUS EFFICACE QUE LES ARMES |
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ETUDIANTS ARABES ET PÉTRODOLLARS
VONT-ILS REFLUER AU LIBAN? |
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LE LIBAN A ÉTÉ LE MOINS AFFECTÉ
PAR LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE |
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| CE NE SONT PAS DES TROUBLE-FÊTE... |
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EN
MARGE DU SOMMET FRANCOPHONE:
LE DIALOGUE PLUS EFFICACE QUE LES ARMES |
Le IXème sommet de la francophonie
évoquera la question du terrorisme, a annoncé
M. Boutros Ghali, secrétaire général de lOIF,
à lissue de son entrevue avec le chef de lEtat
(notre photo). Le Liban officiel, rappelons-le, se préoccupe
déviter lamalgame entre terrorisme et résistance.
En général, lopinion publique craint que lancien
affrontement Est-Ouest soit remplacé par un affrontement
Nord-Sud.
Le IXème sommet de la Francophonie évoquera
sans doute la question du terrorisme. M. Boutros Ghali, secrétaire
général de lOrganisation internationale de la
francophonie, la affirmé au cours de la brève
visite quil a effectuée à Beyrouth la semaine
dernière. Il a ajouté que la représentation
au sommet se fera au plus haut niveau.
Mais la conférence se tiendra-t-elle, comme prévu,
fin octobre? Jusquà présent, la réponse
à cette question que les Libanais se posent non sans inquiétude,
est affirmative, preuve en est les préparatifs de ces assises
qui se poursuivent avec le même entrain. M. Ghali les a qualifiés
dexcellents et il a félicité léquipe
chargée de les entreprendre.
Devant intervenir à la suite des attentats inqualifiables
de New York et de Washington, ce sommet francophone dont le dialogue
des cultures sera le thème central, est tout indiqué
pour débattre de la question du terrorisme, car il aura à
traiter des moyens à mettre en uvre pour faire face
aux nouveaux problèmes auxquels le monde est actuellement
confronté.
Comment régler ces problèmes par un moyen plus adéquat
que le dialogue des cultures, des religions et des civilisations?
En effet, cinquante-cinq chefs dEtat et de gouvernement discuteront
dans nos murs, du 26 au 28 octobre dun tel dialogue qui intéresse
près de cinq cents millions de personnes de par le monde.
S.S. Jean-Paul II a déjà donné le ton lors
de sa visite durant le dernier week-end au Kazakhstan où
il a appelé, chrétiens et musulmans à
rester unis malgré les événements internationaux.
Ne laissons pas ces événements tragiques nous
diviser davantage, car la religion ne doit jamais être utilisée
pour attiser les conflits, a dit le Souverain Pontife. Aussi,
a-t-il lancé un vibrant appel aux fidèles de toutes
les religions, les invitant à travailler ensemble pour
édifier un monde sans violence qui se développe dans
la solidarité et la justice. Et dajouter: Puisse
chaque peuple travailler pour la civilisation de lamour où
toute forme de haine, de discrimination et de violence serait bannie.
De son côté et dans sa dernière homélie
dominicale, S.Em. le cardinal Nasrallah Sfeir a exprimé sa
crainte de ce que la lutte contre le terrorisme mène
à une confrontation où la moitié de la population
mondiale entrerait en conflit avec lautre moitié...
Le dialogue préconisé par le Saint-Père reste
plus efficace que toutes les armes.
Lintelligence des hommes et non les bombes, anéantira
le terrorisme. Il faut empêcher cette guerre contre
ce fléau, de se transformer en guerre de religion, ou entre
les riches et les pauvres et pour reprendre lexpression employée
par le président Bush, entre le bien et le mal...
Dans des moments pareils à ceux où nous a plongés
la catastrophe du 11 septembre, une chaîne de solidarité
doit rapprocher tous les peuples, pour se prémunir contre
les drames et malheurs que veulent leur infliger les terroristes...
Ces fous qui se servent dAllah pour détruire lHumanité!
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ETUDIANTS
ARABES ET PÉTRODOLLARS
VONT-ILS REFLUER AU LIBAN? |
A en croire le chef du gouvernement, des étudiants
arabes inscrits dans les universités des Etats-Unis, envisageraient
de poursuivre leurs études dans nos institutions universitaires,
à la suite des attentats terroristes de New York et Washington.
Daprès certains milieux, les pétrodollars pourraient
également refluer au Liban redevenu, pour le moment, le pays-refuge
par excellence, du moins dans le monde arabe.
Avant son départ pour lArabie saoudite, le président
Rafic Hariri a fait état lundi de renseignements, dont il
ressort que beaucoup détudiants arabes et de pétrodollars
vont refluer au Liban.
La réaction sceptique du Libanais moyen, de lhomme
de la rue, a été traduite par un caricaturiste du
petit écran qui a fait dire au citoyen incrédule:
Remercions Dieu de ce que le président Hariri peut
encore rêver...
Le ministre de lInformation a réaffirmé la nouvelle
annoncée par le chef du gouvernement en déclarant,
à lissue du Conseil des ministres de lundi, ayant remplacé
celui (ajourné de jeudi dernier): Nous avons constaté
quà la suite des événements qui se sont
produits aux Etats-Unis, un grand nombre détudiants
arabes veulent venir au Liban afin dy poursuivre leurs études...
En conséquence, le Premier ministre a demandé au ministre
de lEducation nationale et de lEnseignement supérieur,
ainsi quaux universités de faciliter linscription
de ces étudiants dans leurs établissements.
Cest, naturellement, une marque de confiance dans nos institutions
universitaires et leur corps professoral, de même que dans
le climat de sécurité prévalant en dépit
de tout, sous notre ciel. Cela ne peut que nous réjouir.
Il importe donc que notre pays élimine tout ce qui peut le
rendre vulnérable à tous les niveaux et dans tous
les domaines dans cette phase particulièrement délicate.
Il lui faut préserver, en la raffermissant, son unité,
autant que sa stabilité, ce qui présentera le Liban
aux yeux des investisseurs, comme le pays-refuge par excellence,
du moins dans le monde arabe. Ses lois, strictement appliquées,
son système libéral protégé par le secret
bancaire et ses banques qui ont fourni la preuve de leur solidité,
même durant et après une guerre longue et destructrice,
sont autant de causes dencouragement, en plus de son respect
des libertés et de la démocratie.
Il faut durgence relancer le processus dentente déjà
amorcé par le chef de lEtat qui se dit disposé
à le poursuivre, les portes du palais de Baabda étant
ouvertes à tous.
Le Liban doit prouver, une fois de plus, quil est le pays
du dialogue et de la coexistence intercommu-nautaire, ainsi que
le confirment les récentes déclarations, les sermons
et prêches de ses chefs spirituels. Tout en insistant sur
la nécessité de dissiper les causes qui engendrent
le terrorisme et les groupuscules extrémistes prêts
à tout pour létendre en surface et en profondeur.
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LE
LIBAN A ÉTÉ LE MOINS AFFECTÉ
PAR LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE |
Le président Rafic Hariri qui a été
reçu longuement par le président Jacques Chirac au
palais de lElysée (notre photo) fonde toujours de grands
espoirs sur la conférence des Etats donateurs (Paris II)
dont les préparatifs se poursuivent normalement. Le Premier
ministre soutient que notre pays a été le moins affecté
par les dramatiques événements dAmérique;
dautant quil sest nullement concerné par
le terrorisme.
Le Liban nest pas concerné par le terrorisme
dont notre pays a souffert durant les douloureux événements
(de 75-90) et des Libanais ont trouvé la mort dans les attentats
perpétrés à New York et Washington. Il est
donc normal que nous fassions partie de la campagne internationale
contre ce fleau qui menace la planète, a déclaré
le chef du gouvernement, à lissue de son long entretien
avec le président Chirac au palais de lElysée.
Ceci rassure notre pays qui serait la cible déventuelles
frappes américaines, daprès des informations
alarmistes (propagées par des milieux suspects) rapportées
par des organes de presse arabes...
Autre nouvelle réjouissante: le communiqué publié
vendredi à Bruxelles, à lissue du sommet européen
annonçant les efforts que déploiera lUnion européenne,
en coopération avec les Etats Unis et la Russie co-parrains
de la paix - pour rechercher une solution globale et durable à
la crise du Proche-Orient, basée sur les résolutions
des Nations Unies.
Ceci traduit la conviction des Etats membres de lU.E. quant
à la nécessité de règler le conflit
israélo-arabe, tout en constituant une coalition internationale
contre le terrorisme.
Tout compte fait, le Liban na rien à craindre déventuelles
représailles de la part des Etats Unis, dautant quil
a été le troisième Etat, après la France
et la Grande-Bretagne, à condamner les attentats du 11 septembre.
Cela dit, il y a lieu de faire état dune déclaration
du président Hosni Moubarak, dont il ressort que la participation
de nimporte quel pays arabe à une coalition internationale
contre le terrorisme, nécessite une décision à
prendre dans le cadre de la Ligue.
La position officielle libanaise, à ce sujet, a été
explicitée par M. Hariri. Aucun Etat arabe, a-t-il
affirmé, ne peut sabstenir de se joindre à cette
coalition, car le terrorisme est contre lislam, larabité,
contre nos principes, notre morale, nos croyances et notre passé.
Enfin, deux faits à inscrire à lavantage de
nos finances et de notre économie: le Liban a été
le moins affecté par ce qui sest passé aux Etats-Unis.
Des capitaux qui transitaient par Beyrouth pour être investis
au Proche-Orient, en Europe ou aux USA, sont protégés
et en lieu sûr. Il est donc possible quils y soient
maintenus, en attendant de voir comment évoluera la conjoncture
internationale.
Quant à la conférence des pays donateurs (Paris II),
ses préparatifs se poursuivent et rien nempêche
sa tenue, a assuré le président du Conseil qui sest
rendu mardi en Arabie saoudite, dans le cadre dune tournée
layant déjà mené à Paris et Damas.
Ses entretiens ont porté sur les développements survenus
depuis le 11 septembre, la participation à la lutte contre
le terrorisme et ses éventuelles retombées sur le
monde arabe.
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| CE
NE SONT PAS DES TROUBLE-FÊTE... |
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La manifestation que le CGTL devait organiser hier jeudi, en signe
de protestation contre la politique socio-économique du gouvernement
et, aussi, contre la surtaxe (de 3.000 livres) sur l'essence, a
indisposé sans nul doute les gouvernants qui croignent, à
juste raison d'ailleurs, que de tels mouvements protestataires compromettent
la sécurité et la stabilité intérieures.
Mais ne doivent-ils pas s'en prendre à eux-mêmes et
se demander si les mesures impopulaires, de leur propre aveu, ne
sont pas mal venues et inopportunes, alors que la rentrée
d'octobre s'annonce difficile?
Comment n'ont-ils pas imaginé que la hausse du prix de l'essence
entraînera, indubitablement, celle des prix des produits de
consommation courante et provoquera, dans le même temps, un
surenchérissement du coût de la vie sous lequel ploie
déjà le citoyen de condition modeste et à revenu
limité?
Les responsables manquent-ils à ce point d'imagination, pour
avoir eu recours à une mesure de pis-aller et n'auraient-ils
trouvé rien de plus inadéquat par ce temps de misère
et de marasme?
N'en déplaise aux gouvernants qui ne vibrent pas ou si peu
avec le peuple, les manifestants ne sont pas des trouble-fête.
La classe ouvrière qui gagne son pain à la sueur de
son front, mérite d'être traitée avec plus d'humanisme
et de cur.
Puissent les efforts déployés, comme d'habitude au
dernier moment, convaincre la centrale syndicale de reporter sa
marche pacifique et même de l'annuler, avec la promesse que
ses revendications seront satisfaites, dans l'intérêt
du monde du travail et du Liban.
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